Architecte
VIOLLET-LE-DUC
Informations :
- Prénom: Eugène
- Nationalité: Française
- Activité: Architecte
- Date et lieu de naissance et de décès: Né à Paris le 27 janvier 1814 - Décédé à Lausanne le 17 septembre 1879

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Il est connu auprès du grand public pour ses restaurations de constructions médiévales. On lui doit aussi d’avoir posé les bases de l’architecture moderne, par ses écrits théoriques marqués par le rationalisme (Entretiens sur l’architecture, 1863), et d’avoir directement inspiré de nombreux architectes : Victor Horta, Hector Guimard, Henri Sauvage, Eugène Grasset, Antoni Gaudí, Hendrik Petrus Berlage, Louis Sullivan, Frank Lloyd Wright, etc.
Restaurations
Au début des années 1830, un mouvement de restauration du patrimoine médiéval apparut en France.
Prosper Mérimée devenu inspecteur général des monuments historiques, demanda à Viollet-le-Duc de restaurer la basilique de Vézelay en 1840, le mont Saint-Michel et la collégiale de Clamecy. Ce travail marqua le commencement d’une longue série de restaurations, dont les plus connues sont la cité de Carcassonne, la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1843 avec Jean-Baptiste-Antoine Lassus. Viollet-le-Duc doit beaucoup à cet architecte et historien de l’architecture et des arts décoratifs du Moyen Âge dont l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville est l’œuvre la plus achevée. Viollet-le-Duc travaillera aussi sur les châteaux de Roquetaillade, de Montépilloy, de Coucy et de Pierrefonds.
Parallèlement à ses travaux, il occupera divers postes dont :
- Chef du Bureau des monuments historiques (en 1846)
- Membre de la Commission des arts et édifices religieux (en 1848)
- Membre de la Commission supérieure de perfectionnement des Manufactures nationales de Sèvres, Gobelins et Beauvais (en 1849)
- Inspecteur général des Édifices diocésains (1853) (avec Léon Vaudoyer et Léonce Reynaud)
- Architecte des Édifices diocésains (en 1857)
- Membre de la Commission des monuments historiques (en 1860)
En 1863, il devient professeur d’histoire de l’art et d’esthétique à l’École des beaux-arts.
En 1870, il est responsable des fortifications pendant le siège de Paris lors de la guerre franco-prussienne.
En 1872, il est chargé de la rénovation de la cathédrale de Lausanne en Suisse.
Il préside également le comité d’exposition pour l’Exposition internationale de Lyon.
En 1875, il intervient au château d’Eu.
En 1877, il travaille sur la préparation de l’Exposition universelle de Paris qui doit se dérouler l’année suivante.
Il meurt en 1879 à Lausanne, alors qu’il travaille sur le chantier de restauration de la cathédrale de la ville. Il est inhumé au cimetière du Bois-de-Vaux dans cette ville.
Postérité
Eugène Viollet-le-Duc influença le regard de la société sur l’histoire du patrimoine historique français. C’est ainsi que sera créée en 1884, la Société des amis des monuments parisiens, puis en 1897, la Commission du vieux Paris.
Ses théories n’ont pas seulement inspiré, à l’époque de l’Art nouveau, les initiateurs du mouvement moderne : mises en œuvre durant la défense de Paris pendant la guerre franco-allemande de 1870, elles ont aussi influencé les ingénieurs des fortifications de Verdun avant la Première Guerre mondiale et ceux de la ligne Maginot.
Quelques-unes de ses restaurations :
Édifices religieux
- Cathédrale Saint-Étienne d’Auxerre
- Cathédrale Notre-Dame d’Amiens
- Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay
- Église Notre-Dame de Saint-Père (Yonne)
- Cathédrale Notre-Dame de Paris, avec Jean-Baptiste-Antoine Lassus
- Basilique Saint-Denis
- Sainte-Chapelle (Paris), avec Félix Duban et Jean-Baptiste-Antoine Lassus
- Collégiale Notre-Dame de Poissy
- Église Saint-Nicolas de Munster (Moselle)
- Collégiale Notre-Dame de Semur-en-Auxois (Côte-d’Or)
- Basilique Saint-Nazaire de Carcassonne
- Cathédrale Saint-Michel de Carcassonne
- Basilique Saint-Sernin de Toulouse
- Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
- Cathédrale Notre-Dame de Lausanne
- Ancienne cathédrale Saint-Maurice de Mirepoix (Ariège)
- Chartreuse Notre-Dame-des-Prés de Neuville-sous-Montreuil (Pas-de-Calais)
- Église Saint-Martin de Beaune-la-Rolande (Loiret)
- Église Notre-Dame de Simorre (Gers)
- Chapelle Sainte Catherine de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg
Hôtels de ville
- Saint-Antonin-Noble-Val (Tarn-et-Garonne)
- Narbonne (Aude)
- Compiègne (Oise)
Châteaux
- Cité de Carcassonne (Aude)
- Château de Roquetaillade (Gironde)
- Château de Pierrefonds (Oise)
- Château de Coucy (Aisne)
- Château de Pupetières (Isère)
- Château des Tours (Gironde)
- Château d’Eu (Seine-Maritime)
Quelques-unes de ses réalisations
- Château du Tertre à Ambrières-les-Vallées (Mayenne)
- Château d’Abbadia à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques)
- Château de la Flachère (Rhône)
- Remparts d’Avignon
- Église Saint-Gimer de Carcassonne
- Église écossaise de Lausanne
- Église Saint-Martin d’Aillant-sur-Tholon (Yonne)
- Château de Montdardier (Gard)
- Château Jaquesson à Châlons-en-Champagne, seule maison de ville de cet architecte
- Autel dans la crypte Saint-Léonard de la cathédrale du Wawel à Cracovie
- Église Saint-Denys-de-l’Estrée, dite « l’église neuve » à Saint-Denis
Quelques immeubles construits à Paris
- Immeuble, 28 rue de Liège, en 1846
- Immeuble, 80 boulevard du Montparnasse, en 1859
- Immeuble, 15 rue de Douai, en 1860
- Immeuble construit pour lui-même, 68 rue Condorcet, en 1862. Il y a sculpté son symbole : l’oiseau (le hibou grand-duc)
- Immeuble , 23 rue Chauchat-42 rue Lafayette, en 1954
Son point de vue sur la restauration est remarquable et s’oppose à la simple conservation :
- « Restaurer un édifice, ce n’est pas l’entretenir, le réparer ou le refaire, c’est le rétablir dans un état complet qui peut n’avoir jamais existé à un moment donné. »
- Voir : Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle – Tome 8, « Restauration »
- En application de ces principes, Viollet-le-Duc modifia ainsi par interprétation plusieurs monuments, ce qui explique que son œuvre soit controversée, mais cela permit souvent de les sauver de la ruine. Il incarne en France le symbole d’une restauration arbitraire et traumatisante.
- Il dénonce dès 1851 l’absence de culture de l’entretien du patrimoine bâti en France et surtout ses conséquences financières.
Sources et liens externes
Sources :- Encyclopædia Universalis, Dictionnaire des architectes, 1999, p. 709
- OUDIN (Bernard)
- Dictionnaire des architectes,. 1982n p.490
- Wikipédia
- Exposition de 2014-2015 à la cité de l'architecture et du patrimoine à Paris.
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