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Sculpteur

VILLIERS

Informations :

  • Prénom: Roger
  • Nationalité: Française
  • Activité: Sculpteur
  • Date et lieu de naissance et de décès: Né à Châtillon-sur-Seine en 1887 - Décédé en 1958

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Fiche créée ou mise à jour par : le 22 mai 2014

Description:

Roger de Villiers est l’élève des sculpteurs Mercier et Peter. Il commence à exposer ses sculptures à Paris à 23 ans en 1910, au Salon des artistes français. Il reçoit au Salon des artistes français en 1920 une médaille de bronze, en 1922 une médaille d’argent, en 1927 une médaille d’or. Il est ensuite hors-concours, membre du jury. Grand prix en 1937 (Exposition universelle).

En 1925, il aide Maxime Real del Sarte, partiellement amputé, à réaliser pour la ville de Rouen le Monument de la Victoire, ainsi qu’une une statue de Jeanne d’Arc intitulée Jeanne au bûcher. Il participe aussi aux monuments aux morts de Mende, de La Grand-Combe, de Dijon.

Roger de Villiers se consacre ensuite essentiellement à la statuaire religieuse. Il est jugé être plutôt un « modeleur » qu’un « tailleur » de matériau. Il est un des premiers artistes à participer aux Ateliers d’art sacré à leur création en 1919. Il prend ensuite la direction de la “partie sculpture” de ces Ateliers.

Il sculpte sainte Jeanne d’Arc pour la façade de l’église Saint Joan of Arc de Farnham (Surrey), sainte Thérèse de Lisieux pour l’église Sainte-Cécile de Graville. Il est l’auteur en 1931 de Notre-Dame des missions, grande Vierge à l’Enfant pour la chapelle du pavillon des missions catholiques à l’exposition coloniale ; cette chapelle est ensuite déplacée et reconstruite en béton, c’est l’actuelle église Notre-Dame-des-Missions d’Épinay-sur-Seine. Villiers réalise diverses statues pour d’autres églises : Saint-Dominique à Paris en 1926, Saint-Nicolas de Coullemelle, Saint-Just et Saint-Pasteur de Loudenvielle, Saint-Hippolyte de Crosmières, et le chemin de croix de Sainte-Marie-Madeleine de Cizancourt. Pour l’Église du Sacré-Cœur de Dijon, il sculpte vers 1932 les tympans extérieurs, dont un avec les principaux saints de Bourgogne.

Au salon de 1933 à Paris, il expose un Père de Foucauld. L’année suivante, il présente une sainte Geneviève à l’exposition internationale de sculpture de Rome.

Une des œuvres majeures de Roger de Villiers est la grande statue de la Sainte Vierge qu’il sculpte pour le pavillon du Vatican à l’Exposition de 1937. La statue fait 7,20 mètres de haut et culmine en haut du pavillon. Elle est appelée Notre-Dame de France et surnommée la « Vierge du campanile ». Œuvre de Roger de Villiers, elle est réalisée par le ferronnier d’art Raymond Subes. Villiers obtient le « Grand Prix » à cette exposition. En 1938, le cardinal Verdier souhaite que la statue soit élevée sur une des collines environnant Paris. Le projet est ajourné à cause de la Seconde Guerre mondiale ; jusqu’en 1982, la statue surplombe une église d’Amiens. Cette statue est réinstallée à Baillet-en-France en 1988, sous le vocable originel de Notre-Dame de France.

Villiers sculpte aussi quelques œuvres profanes comme Les eaux thermales pour le pavillon du thermalisme à la même Exposition de 1937.

Il réalise une grande partie de la statuaire de l’église Saint-Nicaise à Reims, le Sacré-Cœur extérieur de l’église Notre-Dame-des-Otages à Paris en 1936, la statue de saint Jacques le Majeur à côté de l’église Saint-Jacques de Neuilly-sur-Seine. En style gothique, il sculpte en haut-relief une Vierge à l’Enfant dans un médaillon avec mandorle, au-dessus du portail de Notre-Dame du Mont-Carmel, à Haïfa.

À partir de 1955 jusqu’à sa mort, Roger de Villiers réalise un grand chemin de croix, grandeur nature, installé autour de la nef de la basilique de l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal. Enthousiaste, il écrit : « C’est le plus admirable programme qu’un sculpteur puisse souhaiter ». Quatre premières stations sont envoyées par bateau et installées en 1957. Il termine six autres stations en 1957 et 1958, et donne les consignes à son fils pour terminer son œuvre. Il meurt en juin 1958. Le chemin de croix complet est installé en 1960 ; il est jugé « superbe, de belle venue chrétienne, moderne sans exagération », et il « suscite beaucoup d’enthousiasme de la part des visiteurs et des pèlerins ».

Complément

Roger de VILLIERS

Sources et liens externes

Sources : Dictionnaire Bénézit, dictionnaire Lamy, Les bronzes du XIXe siècle, dictionnaire des sculpteurs (Kjellbert Pierre, les Éditions de l’amateur, Paris, 1996), L’univers des bronzes (Devaux Yves, Éditions Pygmalion, Paris, 1978), L’âge de la fonte (Renard Jean-Claude, Les éditions de l’amateur, Paris, 1985), Wikipédia.
Numéro d'identification de la fiche : N/A

 

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