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Fondeur

UNION ARTISTIQUE DE VAUCOULEURS

Informations :

  • Nationalité: Française
  • Activité: Fondeur, Négociant

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Fiche créée ou mise à jour par : le 16 août 2015

Description:

Martin PIERSON

Dates : Né 21 juin 1836 à Uruffe (54)Décédé à Vaucouleurs en 1900

Charles Pierson, son fils, mort en 1923

Albert, son petit-fils, mort en 1976

Michel et Bernard, ses arrière-petits-fils, liquident l’entreprise en 1967

Adresse : Avenue andré Maginot – 55140 Vaucouleurs

 

Le père de Martin Pierson, Nicolas, carrier, lui apprit à tailler la pierre ; son instituteur lui enseigna le dessin et l’arpentage à l’école du village. À 13 ans, il fut placé chez un architecte à Toul, puis admis à 17 ans dans un atelier de sculpteur à Paris.

En 1860, Martin Pierson s’installa à Vaucouleurs et ouvrit un atelier de statues et monuments funéraires en pierre : la Manufacture d’art religieux Pierson. En 1865, il créa l’Institut catholique de Vaucouleurs (1865-1881) pour produire des statues religieuses en pierre, en plâtre, en terre cuite et en fonte de fer. La guerre de 1870 paralysa l’activité de l’entreprise naissante. Après la guerre, il reprit son affaire avec le sculpteur Demoisson et le peintre Alphonse Bentz et des ouvriers de Metz ayant opté pour la France. Le succès fut considérable. L’entreprise diffuse au plan national ses productions sur catalogue. Il arriva qu’elle travaille avec les fonderies de Tusey qui ne diffusaient que de la statuaire en fonte. Une des réalisations de l’atelier de Vaucouleurs : la statue de la Vierge en haut de la Tour de Sion. Monumentale, elle a 7 m de haut, pèse 8 000 kg et fut coulée en fonte à l’usine de Tusey.

En 1881, elle devint l’Union internationale artistique (1887-1967). En 1883, à la suite d’un différend, le peintre Alphonse Bentz, son beau-frère, quitta l’entreprise avec ses deux frères (ils furent accueillis avec empressement par Léon Moynet, le directeur de la Sainterie de Vendeuvre-sur-Barse, dans l’Aube, seule entreprise concurrente. Pierson se rétablit. L’atelier de peinture prenait de l’ampleur. Vers 1884, Pierson ouvrit une succursale à Paris et créa un atelier de sculpture sur bois pour le mobilier religieux. Un atelier de peinture sur verre fut ouvert en 1887 et la fabrication de vitraux commença à la fin 1887.

La béatification de Jeanne d’Arc venant en Cour de Rome, sa statue est réalisée en plusieurs modèles et plusieurs tailles. Les catalogues présentaient statues, vitraux peints et en grisaille, mobilier d’église. En 1888, de nouveaux bâtiments furent construits, entre l’actuelle avenue André Maginot et l’ancienne route de Joinville pour des ateliers de menuiserie et de serrurerie et on acquit une machine à vapeur.

L’entreprise, favorisée par l’expansion coloniale, exporte dans le monde entier.

Martin Pierson mourut en 1900.

Son fils Charles lui succéda. L’entreprise fut très éprouvée par la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905. Elle s’orienta alors vers les fontes d’art. Après la guerre de 1914-1918, l’activité reprit avec la fabrication des monuments aux morts et la reconstruction d’un grand nombre d’églises. Charles Pierson mourut en 1923, son fils Albert lui succéda. Mais au milieu du XXe siècle, les commissions d’art sacré se constituèrent dans les diocèses, elles recommandèrent d’instaurer un art nouveau et les statues de Vaucouleurs disparurent une à une. La guerre de 1939-1945 vint aggraver les difficultés. Albert Pierson mourut en 1976. Il revint aux arrière-petits-fils du fondateur, Michel et Bernard Pierson, de liquider l’œuvre de leur aïeul. La maison ferma ses portes en 1967. Les bâtiments furent démolis à l’exception de la halle de fonderie, pour faire place à un lotissement appelé Saint-Thiébaut.

Les archives de l’entreprise furent détruites. Quelques documents sont conservés au Musée historique lorrain, à Nancy : dessins et aquarelles de Martin Pierson et de 3 albums de photos de cartons de vitraux et modèles de mobilier d’église.

Sources et liens externes

Source : 1) Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général
Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63. Images du Patrimoine, n° 124, Le canton de Vaucouleurs, 1993, p.114-115 - 2) http://www.plastercastcollection.org/fr/database.php?d=lire&id=302 - 3) http://www.inventaire.culture.gouv.fr/referentiels/UIA_Vaucouleurs.html - 4) http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=AUTR&VALUE_98=Institut%20Catholique%20de%20Vaucouleurs%20&DOM=Tous&REL_SPECIFIC=1 - 5) http://www.moreau-christian.com.fr/histoires-uruffe-index.html
Numéro d'identification de la fiche : 45355d0ba1b64113

   

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