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Fondeur

TURQUET-COLAS

Informations :

  • Nationalité: Française
  • Activité: Fondeur

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Fiche créée ou mise à jour par : le 22 mai 2014

Description:

Le « Fourneau de Montiers » : des forges à la fonderie Colas de Montiers-sur-Saulx

La forge de Montiers est attestée à son emplacement actuel en 1649, date communément admise de l’arrêt de l’activité métallurgique des Cisterciens d’Écurey. Un haut-fourneau est mentionné dès 1516 ; son activité est attestée entre 1545 et 1584. Les deux siècles suivants nous ont laissé le nom de plusieurs maîtres de forges qui se sont succédés à Montiers : Jean Barisien (1545), Michel Patot (1579-1584), Michel Martine (1640), Jean Magister (1643), Jean Berton (1644), Jean Brelin († 1655), Nicolas Cordier († 1672), Nicolas Jeanson (1679), Pierre Molerat (1726), César-Auguste Molerat (1745), Georges Bouchet (1762). La baronnie et le fourneau de Montiers passe du duché de Lorraine dans le domaine royal à la mort de Stanislas en 1766. La même année, l’usine de Montiers (ainsi que les forges de Naix et de Moyeuvre) est affermée à Julien Alaterre. Au 1er janvier 1772, les trois établissements sont affermés au comte et à la comtesse du Hautoy. Le 3 thermidor an V, la forge de Montiers est vendue à Jean-Baptiste Vivaux, fermier des forges sous l’Ancien Régime, dont le régisseur est alors Jean-Louis Colas (1751-1815). La fabrication de la fonte moulée, sous une forme non précisée, y apparait pour la première fois en 1815. L’année 1852 est celle de la première mention de la fabrication de « fontes pour tous objets d’ornement ». Cette date correspond aussi à l’achèvement d’importants travaux de reconstruction entrepris dès 1848-1849, peut-être nécessités par le développement de cette production.

Bureau construit en 1851, logement patronal reconstruit dans le 4e quart 19e siècle avec une orangerie.

 

Jean-Louis Colas

Dates : 1751-1815

Les parents de Jean-Louis Colas (prénommé à tort dans certains actes Jean-François-Nicolas) étaient Claude Colas (originaire de Void – Meuse) et Catherine-Marie Roger (née le 26 septembre 1719 à Ligny). Jean-Louis épousa à Montiers, le 27 janvier 1777, Marguerite-Dorothée Formet. Elle était la fille de Louis Formet (né à Montiers le 8 septembre 1721), qui fut, en 1742, affineur de la forge du lieu. C’est donc probablement par son beau-père que Jean-Louis Colas fut initié au métier des usines à fer.

 

La famille Colas

Régisseur de la forge de Montiers depuis le 21 février 1781, Jean-Louis acquiert en 1791 le château de Montiers et la ferme de la Malmaison (qui deviendra en 1834 le bocard de la forge).

Le couple Colas – Formet eut trois enfants :

– Barbe-Marguerite (née à Montiers le 5 décembre 1777 – décédée vers 1853) ; a épousé le 24 mai 1795, à Montiers, François-Louis Parisot

– Louis-Alexandre (né à Montiers le 13 mars 1779 – décédé à Montiers le 24 novembre 1848) ; a épousé le 24 août 1809 à Bienville, Haute-Marne, Justine Jacquot ;

– Nicolas-Charles (né vers 1789) ; a épousé Marie-Louise Collard.

 

C’est le fils aîné, Louis-Alexandre, dit Alexis (1779-1848), qui aura dans la famille Colas le rôle le plus important dans l’usine de Montiers et ses dépendances. Après 1816, il se rend propriétaire de la forge de Montiers et opère la transformation en fonderie.

À sa mort, ses deux fils, Louis-Alphonse (né à Montiers le 10 avril 1810 – mort célibataire le 21 février 1880) ; il fut Conseiller général et décoré de la Légion d’Honneur) et Marcel-François-Alexandre (1813-1895) exploitent l’entreprise sous la raison sociale de « Colas frères » société en commandite simple à capitaux familiaux (Adresse parisienne : 78 quai de Jemmapes, Paris Xe).

En 1852, première mention de la fabrication de « fontes pour tous objets d’ornement ». Dès 1850 les frères Colas se lancent dans une politique d’acquisition de forges dans le département voisin de la Haute-Marne (Rachecourt 1852 ; Doulaincourt-Saucourt 1855 ; Bayard 1862 ; Donjeux 1867 ; Chevillon 1877), afin de les transformer en fonderies (sauf Rachecourt). Entre 1870 et 1872, période qui correspond à l’apogée de la société, l’activité de « Colas frères » s’exerce dans trois pôles distincts :

1) Fonte d’art et d’ornement (Montiers)

2) Fonte utilitaire et de bâtiment (Bayard)

3) Articles de forge et laminage pour constructions métalliques (Rachecourt), assemblage et rivetage (Montiers).

 

Marcel eut deux filles dont la seconde, Gabrielle-Justine-Hyacinthe épousa le 1er août 1871 à Montiers, Louis Arsène Turquet, d’abord représentant (multicartes ?) des produits « Colas frères » à Paris.  Turquet devint associé (1876), puis propriétaire de la forge. En effet en 1877, la fonderie connait ses premières difficultés, elles aboutissent à la liquidation de l’établissement qui est mis en vente le 20 juin 1881 et racheté par Turquet qui l’exploite sous la raison sociale « Maison Colas frères, A. Turquet-Colas successeur ». La fonderie donne des signes d’une reprise timide en 1886-1887 avant faillite en 1888.

Il est probable que les curieuses méthodes de gestion d’Arsène Turquet ont précipité la chute de la société. La faillite est prononcée le 24 mars 1888, l’adjudication de l’usine la même année, sonnant la fin des établissements Colas.

L’usine, le matériel et les modèles sont rachetés par Auguste Salin, propriétaire d’Écurey, qui fait procéder en 1892 à la démolition du haut-fourneau et revend les bâtiments en 1894, en y attachant une clause de non-concurrence qui interdit, pendant 99 ans, toute activité industrielle liée à la métallurgie.

 

Arbre familial :

1) Jean-Louis Colas – Épouse en 1777 Marguerite Dorothée Formet

Enfants :

Barbe Marguerite (1777-1853)

Louis Alexandre (Alexis) (1779-1848)

Nicolas Charles (vers 1789-?)

 

2) Louis Alexandre (Alexis) Colas                   

Enfants :

Louis Alphonse (1810-1880)

Marcel François (1813-1895)

 

3) Marcel-François Colas

Enfants :

Une fille

Gabrielle Justine Hyacinthe – Épouse en 1871 Louis Arsène Turquet

Sources et liens externes

Thiébaut (P.), Moutaux (A.), Collin-Roset (S.), Aux origines de la fonderie d’Ecurey : la fonderie Colas de Montiers-sur-Saulx (Meuse), dans Lotharingia, t. XIII (2006), p. 91-100.
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