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Fondeur

SIOT

Informations :

  • Activité: Fondeur

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Fiche créée ou mise à jour par : le 16 août 2015

Description:

La maison Siot-Decauville connait une belle réputation à la fin du XIXe siècle. Elle se considère alors comme concurrente directe de Barbedienne dont elle prétend égaler le niveau de qualité.

À l’origine de cette entreprise, on trouve Edmond-Gustave Siot (né en 1841). Il épouse en 1865, Élise Decauville, apparentée à Paul Decauville, propriétaire d’usine ayant ses ateliers à Petit-Bourg en Seine-et-Oise, célèbre pour avoir fabriqué un chemin de fer à voie étroite facilement démontable, utilisé pour le transport de matériaux : la voie Decauville, qui était d’ailleurs utilisé dans les fonderies d’art de type industriel. Le couple Siot va s’investir dans l’édition de bronzes d’art.

 

Siot-Decauville

Dates : 1855-1888

Adresse : 8 et 10 rue Villehardouin, Paris IIIe (quartier Archives)

En 1883, Edmond Siot reprend la fonderie Daget, rue Villehardouin. Il précise dans son annonce du bottin commercial « Fondeur en cuivre » : « Cuivre spécial, bronze d’art, bronze d’ornement ». En 1886, il est choisi par Alfred Boucher pour fondre une commande d’État « Au but ». Travail ardu, résultat très satisfaisant qui lui vaudra d’autres marchés.

Il s’associe au fondeur Perzinka.

 

Siot et Perzinka

Dates : 1888-1891

Adresses :

– 61 rue de Turenne, Paris IIIe (quartier Archives)

– 8 et 10 rue Villehardouin, Paris IIIe (quartier Archives)

Sable

Ils travaillent en tant que fabricants-éditeurs mais fondent aussi des pièces d’art. Ils éditent une œuvre de l’Américain Paul Bartlett, Éleveur d’ours, et obtiennent pour dix ans les droits de fabrication et vente du groupe, avec possibilité d’en faire des réductions. Ils éditent également Orphée endormant Cerbère d’Henri Peinte (Salon 1888) et un Phaeton d’Édouard Houssin (Salon 1889). Leur dernière manifestation commune est une grande Cosette en bronze de Pompon au Salon de 1890.

Perzinka et Siot se séparent rapidement, sans doute en 1891. Siot reprend sa marque première et part vers la fortune. (Voir fiche Perzinka)

 

Siot-Decauville

Dates : 1891-1926 (1935)

Adresses :

Ateliers : 8 et 10 rue Villehardouin, Paris IIIe (quartier Archives), vers 1890 ? – 1929

Salons de vente :

– 61 rue de Turenne, Paris IIIe (quartier Archives), vers 1890 ? – 1891

– 24 boulevard des Italiens, Paris IXe (quartier Chaussée d’Antin), 1891-1925

– 63 avenue Victor-Emmanuel III (actuelle avenue Franklin-Roosevelt), Paris VIIIe (quartier Faubourg-du-Roule), 1926

– 8 et 10 rue Villehardouin, Paris IIIe (quartier Archives), 1926-1928

– 1 rue de Sfax, Paris XVIe (quartier Porte Dauphine), 1929-1934

Salon d’exposition : 24 boulevard des Capucines, Paris IXe (quartier Chaussée d’Antin), 1912-1924.

Cachets :

Rectangulaires :

– CIRE PERDUE – SIOT-DECAUVILLE – FONDR

– CIRE PERDUE – SIOT

Poinçon rond

– SIOT-DECAUVILLE – FONDEUR – PARIS

Poinçon rectangulaire :

– SIOT-PARIS

Sable, Cire perdue (après 1914)

Siot-Decauville ouvre un salon de vente boulevard des Italiens. Il pourrait y avoir une corrélation entre cette ambitieuse ouverture et les essais de numérotation engagés par le fondeur, peut-être décidé à attirer une clientèle plus prestigieuse donc plus exigeante. En effet, précurseur de ce que fera Blot, puis plus radicalement Hébrard, Siot tente alors de produire des éditions à tirage limité.

 

(Eugène Blot (1857-1938) prend seul en 1894 la direction de la maison familiale, qui était active depuis 1855 en association avec Drouard, principalement dans le domaine du zinc d’art. Lui-même grand amateur d’art, et de peinture contemporaine en particulier, il change l’orientation de l’entreprise en privilégiant la qualité artistique et propose un catalogue d’art moderne destiné à une clientèle de collectionneurs plutôt qu’une production industrielle de bas de gamme. Il tente en particulier -sans réelle  réussite économique- de limiter et  numéroter ses séries. Ses goûts et ses choix ne l’empêchent pas d’utiliser exclusivement la fonte au sable, et de sous-traiter sa production à un fondeur resté anonyme, peut-être Nainer. Il reste célèbre pour avoir pris sous contrat Camille Claudel. Il cesse son activité en 1937).

 

C’est le cas pour les épreuves fondues en un seul jet du Voyageur et du Napoléon de Meissonnier, édité après la mort de l’artiste (1891) qui portent un numéro de tirage sur la terrasse. On connait une épreuve du Napoléon portant ciselée l’inscription « Tirage limité à cinquante épreuves ». À la même épreuve, Siot édite le Ratapoil de Daumier, limité à 20 épreuves…

Cette initiative ne paraît pas avoir été étendue ni reprise par le fondeur par la suite. Venait-elle trop tôt, comme le soutiendra Blot, ou manquait-elle de la passion et de l’intransigeance qu’y mettra dix ans plus tard Hébrard ?

Siot-Decauville travaille presque exclusivement avec des sculpteurs contemporains. Un catalogue, postérieur à 1900, donne une liste considérable d’artistes : 69 noms, 175 titres et une seule œuvre d’après l’antique : la Victoire de Samothrace. La spécialité incontestée de la fonderie : des patines offrant toute une gamme de couleurs et sont baptisées : le « vert Barye », la « patine fleurie » etc…

La fonderie se distingue aussi par ses éditions de statuettes en étain (les étains sont aussi affublés de patines très colorées).

Outre les statuettes de bronze ou d’étain, Siot propose divers objets d’ameublement, de bureau ou d’éclairage. Il fond aussi des œuvres en série, des sculptures monumentales.

En 1900, il se dit, dans le bottin commercial : « Fondeur éditeur, artistes modernes, fonte artistique de bronze et d’étain, statues monumentales. Fondeur du ministère des Beaux-Arts et de la ville de Paris. Travaux artistiques. »

La fonderie remporte un grand prix à l’Exposition universelle de 1900. Ce sont encore les patines qui retiennent l’attention, mais on commence à sentir la lassitude gagner.

Edmond Siot meurt en 1908. Il avait eu deux fils, André, mort à la Bataille de la Marne, et Paul, né en 1867 qui prit la succession de son père en 1908. Le 24 novembre, il s’associe à sa mère sous la raison sociale : Siot-Decauville et Fils.

 

Siot-Decauville et Fils

La dénomination reste « Maison Siot-Decauville »

Paul Siot commence à Travailler à cire perdue à partir de 1914. Mais il est semble-t-il trop tard pour se refaire une réputation. Ses patines invraisemblables n’arrangent pas les choses.

Entre 1924 et 1925, il se voit contraint d’abandonner son salon de vente et son salon d’exposition. En 1926, il tente de s’installer au 63 avenue Victor-Emmanuel III (Barbedienne y ouvrira ses salons en 1935, au n° 53). Il démissionne en 1926 pour cessation d’activité. Cette disparition, à laquelle s’ajoute celle de la maison Thiébaut Frères dirigée par Fumière, sonne comme un glas dans le monde de l’édition du bronze d’art en perdition.

Siot-Decauville fait reparaître des annonces dans le bottin professionnel de 1927, toujours avec comme adresse unique celle des ateliers. En 1929, l’entreprise quitte la rue de Villehardouin pour la rue de Sfax, adresse qui correspond à celle de l’appartement privé de Siot-Decauville. Les annonces disparaissent définitivement du bottin professionnel à partir de 1935. Le délai entre l’arrêt de l’activité et la disparition commerciale correspond probablement à un lent écoulement des stocks.

Sources et liens externes

Sources : 1) DEVAUX (Yves), L’univers des bronzes…, Paris,1978, p.287. - 2) HACHET (Jean-Charles), Dictionnaire illustré des sculpteurs animaliers et fondeurs, de l’Antiquité à nos jours, 2 vol., 18000 pages, 2005. Les fondeurs, tome II, p.867 (Perzinka), p. 875 (Siot-Decauville). - 3) KJELLBERG (Pierre),Les bronzes du XIXe siècle (dictionnaire des sculpteurs), Paris, les éditions de l’amateur, 1989, p. 662 (Perzinka), 665 (Siot-Decauville). - 4) LEBON (Elisabeth), Dictionnaire des fondeurs, 2003, p. 209-210 (Perzinka), 232-235 (Siot-Decauville). - 5) http://inha.revues.org/3474#tocto2n283
Numéro d'identification de la fiche : 85455d0b94234e32

   

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