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Fondeur

SALIN

Informations :

  • Activité: Fondeur

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Fiche créée ou mise à jour par : le 22 mai 2014

Description:

Entre 1142 et 1147, Geoffroy III, premier sire de Joinville, fonda une abbaye cistercienne en l’honneur de la Vierge Marie, au lieu d’Écurey. La première mention d’une activité métallurgique sur le site actuel d’Écurey, ou à proximité immédiate, remonte à 1188. À cette époque le seigneur de Commercy, Simon de Broye, descendant de Geoffroy III, détacha de son domaine de Morley la terre de Froillet qu’il donna à l’abbaye d’Écurey avec droit de l’essarter, d’y tirer de la mine et d’y établir des forges. C’est le premier acte relatif à une activité métallurgique dans le Barrois.

En 1545, la forge d’Écurey est au lieu-dit Grandpré, près de la Grange-Allard.

On trouve encore mention d’une forge et d’« un fourneau à fondre le fer » en 1625, mais toute activité est cessée en 1649, lors de son transfert à 3km en amont, à l’emplacement de l’actuelle ferme du Fourneau.

Jean-Baptiste Vivaux acquit l’abbaye en 1796 et transforma les bâtiments en exploitation agricole.

La fonderie d’Écurey fut créée en 1842 sur le site de cette ancienne abbaye. Les fondateurs de la fonderie, Eloi et Louis-Alexandre Vivaux, fils de Jean-Baptiste, s’étaient spécialisés dans la fabrication de fontes de première et seconde fusion pour le bâtiment et les articles culinaires.

Un haut-fourneau fut construit en 1842. Un bocard à minerai fut établi en 1845 dans l’ancien moulin de l’abbaye. L’usine fut agrandie en 1855 avec la construction d’une halle à couler et de deux halles à charbon, ultérieurement transformées en logements d’ouvriers. À la suite d’affaires difficiles, les frères Vivaux vendirent Écurey en 1876 à Auguste Salin (1848-1919), déjà acquéreur en 1875 de la fonderie de Dammarie-sur-Saulx. (Le fourneau de Dammarie-sur-Saulx avait été créé par des chaudronniers auvergnats en 1590. Son expansion est liée à l’arrivée des frères Vivaux en 1840 qui introduisirent des techniques de productions modernes). Salin spécialisera Ecurey dans les petites pièces et fontes décoratives et de bâtiment.

Au même moment, 1877, la fonderie Colas de Montiers-sur-Saulx connaissait ses premières difficultés qui aboutirent à la liquidation de l’établissement qui est mis en vente le 20 juin 1881. Rachetée par Arsène Turquet, gendre de Marcel Colas (1813-1895), la fonderie Colas fera faillite en 1888. L’usine, le matériel et les modèles sont également rachetés par Auguste Salin qui fait procéder en 1892 à la démolition du haut-fourneau de Montiers et revend les bâtiments en 1894, en y attachant une clause de non-concurrence qui interdit, pendant 99 ans, toute activité industrielle liée à la métallurgie.

En 1882, la fonderie d’Écurey commence sa modernisation : 1882, une nouvelle halle ; entre 1892 et 1895, des magasins industriels et la conciergerie ; en 1896, des logements ouvriers supplémentaires ; en 1897, l’école ; en 1901, la chapelle.

En 1897, la société Salin rachète tout ou partie des modèles de fontes d’art et d’ornement de la fonderie Denonvilliers, de Sermaize-les-Bains qui avait cessé sa production l’année précédente.

Auguste Salin (1848-1918) avait des associés et le 31 Janvier 1894, une société à commandite simple fut formée sous la raison sociale « A. Salin et Cie ».

Les familles Salin et Capitain-Gény étaient unies  par des liens de parenté et d’affaires

Auguste Salin et Edmond Capitain fondèrent en association le Comptoir général des fontes de bâtiment dont le siège était 78 quai de Jemmapes, à Paris Xe, ancienne adresse de la maison Colas Frères de Montiers-sur-Saulx. Ce comptoir existe encore, son siège est aujourd’hui à Noisy-le-Sec.

Une nouvelle société vit le jour après les décès d’Auguste Salin (sept. 1918) et de son frère Edmond, sous la raison sociale « Salin P. E. et Cie ». Elle avait comme seuls associés en nom collectif et gérants les deux fils d’Auguste Salin, Pierre et Édouard et leur sœur Marie-Henriette. La raison sociale devint le 7 mars 1929 « Salin P. et Cie » avec comme seul gérant Pierre Salin. Édouard se consacra à l’archéologie et fut le fondateur, avec Albert France-Lanord, du laboratoire de recherche archéologique du Musée lorrain de Nancy, en 1950. Il offrit une partie du parc de son château de Montaigu à Laneuveville-devant-Nancy pour la construction du Musée de l’Histoire du Fer.

À la mort de Pierre Salin (28 février 1942), son fils aîné Jean (né en 1913, prit la direction des deux usines, secondé jusqu’en 1945 par son beau-frère Jean Bommelaer. Il quitta son poste de président-directeur-général le 1er janvier 1980 et mourut deux ans plus tard, en 1982.

À partir de cette date, diverses restructurations eurent lieu afin de faire face à une situation économique peu favorable. La spécialité de l’usine était la fonte d’ornement, acitivité qui cessa progressivement vers 1960 et fut remplacée par le coulage de fonte pour l’industrie. Dans un premier temps, l’établissement d’Écurey fut transféré et rattaché au siège et établissement principal de Dammarie, le 21 décembre 1985, puis le 15 juillet 1987 eut lieu la cessation complète d’activité. Le 20 novembre 1987 intervint la liquidation de la S.A. « Usines de Dammarie et d’Écurey Salin ». La famille Salin se retira de la société.

Dammarie passera aux mains de la famille Durand (Joinville) en 1987, puis dans celle d’un industriel d’origine italienne, avant d’être rachetée par les Fonderies de Brousseval et Montreuil qui poursuivent l’activité de fontes mécaniques et artistiques.

 

Des pièces en bronze seront élaborées entre 1897 et 1914, mais la spécialité de l’usine est la fonte d’ornement, qui cessa progressivement vers 1960 et fut remplacée par le coulage de fontes pour l’industrie. L’usine ferma en 1986 à la suite de la concentration des fabrications dans l’usine de Dammarie-sur-Saulx (toujours en activité à ce jour – 2014 – « Fonderies & ateliers Salin » actuelle propriété de la Société G.H.M. Générale d’hydraulique et de Mécanique).

 

Le magasin à modèles de fontes d’ornement a été heureusement conservé dans son intégralité.

Il est toujours difficile, voire impossible, de définir si une statue rencontrée vient de Montiers, de Sermaize ou d’Écurey, toute marque de fondeur ou de date étant le plus souvent absente. Le fonds de modèles décoratifs est constitué  par des rachats ou des acquisitions nouvelles : rachat en 1888  d’une partie du fonds Turquet (Montiers-sur-Saulx), rachat avec Capitain-Gény (1892) du fonds Thiriot rachat avec Capitain-Gény  (1896) du fonds Denonvilliers. Quant à la liste des statues que l’on trouve en tête des catalogues d’Écurey de 1897 et 1912, sous le titre Liste des principaux monuments exécutés par nous-mêmes et par la Société Denonvilliers de Sermaize, dont nous avons repris la suite, elle ne comporte que des monuments, souvent considérables, exécutés par Denonvilliers. Elle prend fin en 1897 avec les « Quatre grands chevaux reptiles pour la ville de Bordeaux » (monument des Girondins) qui sont mentionnés dans l’inventaire des modèles de Denonvilliers. Il faut noter que la fabrication des fontes d’art à Écurey a réellement pris son essor en 1896, à la suite du rachat des établissements Denonvilliers dont de nombreux modèles sont encore proposés par le catalogue de 1912 (pages 775-780), sont conservés, souvent en mauvais état et ont été acquis par la communauté de communes de la Haute-Saulx.

Écurey (Meuse, arr. Bar-le-Duc, c. et commune Montiers-sur-Saulx)

Sources et liens externes

Sources : 1) Thiébaut (P.), Moutaux (A.), Collin-Roset (S.), Aux origines de la fonderie d’Écurey : la fonderie Colas de Montiers-sur-Saulx (Meuse), dans Lotharingia, t. XIII (2006), p. 91-100. - 2) Collin-Roset (S.) et Durepaire (C.), Montiers-sur-Saulx. L’abbaye et la fonderie d’Écurey (Meuse). Metz, 2001, Itinéraire du Patrimoine n°247. - 3) Collin-Roset (S.) et Thiébaut (P.), Le canton de Montiers-sur-Saulx (Meuse). Metz, 2001, Itinéraire du Patrimoine n°252.
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