Sculpteur
ROUSSEAU Victor
Informations :
- Prénom: Victor
- Nationalité: Belge
- Activité: Sculpteur
- Date et lieu de naissance et de décès: Né à Feluy (Belgique) le 15 décembre 1865 - Décédé à Forest (Belgique) le 17 mars 1954

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Sculpteur wallon de nationalité belge, issu d’une lignée de tailleurs de pierre.
Il commence à tailler la pierre dès 11 ans, avant d’être embauché par les entrepreneurs du palais de justice de Bruxelles dont l’érection – pharaonique – est confiée à l’architecte Joseph Poelaert. Son attachement à ce métier au début de sa vie rappelle Auguste Rodin. Il passera sept ans sur ces échafaudages, tout en suivant, le soir, les cours de dessin du sculpteur ornementiste Georges Houtstont dans ses ateliers de Saint-Josse-ten-Noode et ceux de Charles Van der Stappen à l’Académie des beaux-arts de Bruxelles. C’est alors qu’il découvre le théâtre et l’opéra. C’était l’époque des représentations de Wagner. La Monnaie regorgeait de jeunes musiciens, peintres, sculpteurs, écrivains, bien décidés à lutter contre les formules, les préjugés, pour lesquels Wagner était une sorte « d’apôtre de la liberté ». « Wagner révèle l’art à Rousseau, Beethoven illumine sa vie intérieure. Le premier résultat de la symbiose entre la musique et la sculpture lui valut, en 1890, le prix Godecharle, avec « Tourmente de la pensée », commente Patrick Lancz qui, dans sa galerie du Sablon, rend hommage, en une soixantaine d’œuvres, aux talents de cet artiste. Lequel profita de sa bourse de voyage de trois ans pour partir en France (deux ans à Paris) – où on le retrouve aux expositions Manet et Rodin à Versailles – en Italie (plusieurs mois à Florence) – où il admire le travail du sculpteur baroque qu’est Le Bernin – en Angleterre…
En France, il rencontre l’Art Nouveau dont il relève et se lie à Charles Van der Stappen (1843-1910). Il enseigne et donne ses premières leçons de sculpture à Eugène J. de Bremaecker.
De retour en Belgique en 1893, il participe à la décoration du Jardin botanique de Bruxelles, se lie d’amitié avec Eugène Ysaïe et, en 1900, triomphe au Salon de Bruxelles avec Demeter. L’œuvre lui apporte la gloire et, pour Patrick Lancz, « de ses créations se dégage une sorte de magnétisme qui nous tiendra constamment sous le charme. Il nous donne en même temps que le frisson de la beauté plastique, le sentiment d’une grandeur morale, ce qui est, pour Balzac, le point culminant de l’âme. Aussi bien retrouve-t-on, dans chacune des œuvres de Rousseau, le même caractère d’élévation dans la grâce ». Durant cinquante ans il sculptera une œuvre d’inspiration hellénique. Richard Dupierreux dira de lui qu’il sculpte les âmes.
Victor Rousseau sculptera un remarquable Christ en gloire qui orne la cathédrale d’Oviedo.
Il collabore pour quelques œuvres avec Victor Horta.
Quelques dates :
– 1879-1880 : cours de dessin à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles
– 1884 : avec Georges Hanstout
– 1887-1889 : étude de la statuaire avec Charles Van der Stappen
– 1890 : Prix Godecharle
– 1901-1919 : professeur de sculpture à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles
– 1911 : Grand Prix de Rome. Il fait l’objet d’une conférence à l’Exposition de Charleroi de 1911
– 1914-1919 : expositions à Bruxelles, Londres, Madrid et aux États-Unis
– 1919-1922 et 1931-1935 : il dirige l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles
– 1935 : prix des Amis du Hainaut
– 1935-1953 : il écrit ses souvenirs comme Tableaux champêtres de mon enfance et de nombreux poèmes
Quelques œuvres :
– 1905 : statues du Pont de Fragnée, à Liège
– 1911 : Victoire, située sur la rotonde du Musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles
– 1916 : Buste d’Eugène Ysaÿe, marbre blanc, au Musée des beaux-arts de Liège
– 1922 : La Maturité, Montagne du Parc, à Bruxelles
– Buste de Constantin Meunier (marbre), Souvenir (bronze) au Musée de la ville de Bruxelles
– L’enfant accroupi (marbre), A Beethoven (bronze), au Musée d’Anvers
– Vers la vie dans la cour du château de Mariemont au Musée de Mariemont
– À Bruxelles, le bas-relief à l’angle de la façade de l’Hôtel Hannon (architecte : Jules Brunfaut)
– Le feu et Le vent, deux groupes de grand format qui ornent la Maison des boulangers à la Grand-Place de Bruxelles
– La femme à la coquille et le buste en marbre blanc d’Eugène Ysaïe au Musée des beaux-arts de Liège
– Importante décoration dans l’hôtel Solvay de Victor Horta
– Comme tous les sculpteurs reconnus, une participation à la naissance des différents bâtiments du Cinquantenaire
– Le Mémorial Henry Le Bœuf dans le hall d’entrée du Palais des beaux-arts de Bruxelles
– Bas-relief à l’angle de la façade de l’Hôtel Hannon conçu par l’architecte Jules Brunfaut à Bruxelles
– La Femme de trente ans (Musée royal de Mariemont)
Sources et liens externes
Sources : Dictionnaire Bénézit, dictionnaire Lamy, Les bronzes du XIXe siècle, dictionnaire des sculpteurs (Kjellbert Pierre, les Éditions de l’amateur, Paris, 1996), L’univers des bronzes (Devaux Yves, Éditions Pygmalion, Paris, 1978), L’âge de la fonte (Renard Jean-Claude, Les éditions de l’amateur, Paris, 1985), Wikipédia.2412 vues au total, 0 vues aujourd'hui
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