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Fondeur

RAFFL

Informations :

  • Nationalité: Française
  • Activité: Fondeur

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Fiche créée ou mise à jour par : le 16 août 2015

Description:

Fabricant de statues religieuses et de mobilier d’église.

 

Adresses :

En 1906 :

– magasin de vente : 64 rue Bonaparte, Paris Vie

– ateliers de fabrication, moulage et menuiserie : 51 rue Mathurin Régnier, Paris XVe.

Après 1907 :

– le magasin de vente devient : Maison Raffl (Pacheu, Lecaron et Peaucelle), Paris, 64 rue Bonaparte ;

– atelier de fabrication, 13 rue Pierre Leroux, Paris, VIIe et à Chatillon. Auguste Peaucelle, Yvonick Pacheu et Lecaron seront directeurs de la maison Raffl

 

Marque :

Le catalogue de 1906, p. 258, indique une marque : dans un carré Raffl et Cie, cœur enflammé et rayonnant surmonté d’une croix.

 

Production : la notice de 1906 rappelle que « le Carton romain est la spécialité de la maison, il remplace avantageusement le carton pierre » (cette substance se compose de plâtre fin tamis, d’étoupes ayant subi une préparation, de dextrine et de produits chimiques, recette secrète).

Il assure : « Légèreté, solidité, réfractaire à l’humidité à la différence du plâtre ».

D’après les catalogues, à partir de la réunion en 1907, la production se répartit de la façon suivante :

1) – Statues religieuses : groupes, crèches, consoles, dais, etc. en carton romain comprimé, plastique, simili-marbre, plâtre-stuc de Paris, bois sculpté, pierre, marbre, ivoire, fonte de fer, zinc d’art, bronze d’art, etc.

2) – Chemins de croix : bas-reliefs, hauts-reliefs et ronde bosse, de toutes dimensions et de tous styles, matières cf. plus haut et en véritable émail et peinture sur tôle et toile, etc.

3) – Ameublement d’églises : autels, chaires à prêcher, confessionnaux, stalles, bancs d’œuvres, bancs d’églises, tables de communion, chaises et prie-Dieu, fauteuils de célébrants et tabourets, lutrins, fonts pour statuettes, consoles, troncs, bénitiers, chandeliers, crédences pour burettes, ciborium, jubés, meubles de sacristie, piédestaux, etc. en bois, pierre, marbre, etc.

 

Commanditaires /Acheteurs :

Fournisseurs de N.S.P. le Pape, de la Nonciature, des Missions étrangères, des RR. PP. Franciscains, des RR. PP. de Lourdes, des Filles de la Charité, etc.

 

Biographie :

Ce sont les Toscans qui sont à l’origine et surtout antérieurs à l’art “saint-sulpicien”. Raffl est sans doute Ignaz Raffl (1828-1895) né à Meyran (peut-être Merano, Italie tyrolienne), sculpteur sur bois, établi à Paris en 1857, sans doute boulevard Saint-Jacques, puis rue Bonaparte. Il sera un des papes de la statuaire religieuse.

Le développement de la statuaire religieuse remonterait au Concordat avec son apogée sous le Second Empire. Stefanucci, (Storia del Presepio, p.330) cite un certain Freddiani aux lendemains de la Terreur. Le nom est malheureusement trop courant et le personnage est presque impossible à identifier. Cependant, Raffl, qui reprend progressivement, au début du XXe siècle, les principaux fabricants de statues religieuses, revendique l’héritage de la maison Frediani, fondée en 1796. Sa société est essentiellement connue sous l’appellation Maison Raffl ou La Statue Religieuse. Les statues étaient proposées en plâtre-stuc de Paris, en carton romain comprimé, en plastique vieil ivoire et en fonte de fer ciselée. Ces dernières étaient réalisées par des fondeurs comme le Val d’Osne (Vierges) ou Tusey (Christ mort). On doit à la maison RAFFL le chemin de croix monumental en fonte dorée (« dans la montagne ») de Lourdes ; fondeur ?

De nombreux ateliers de fabrication de statuaires virent le jour dans la seconde moitié du XIXe siècle, mettant en pratique les principes de la révolution industrielle : fabrication en série et coût raisonnable. La production très abondante est illustrée par un récapitulatif des articles vendus entre 1871 et décembre 1877 : 62 547 statues et statuettes expédiées dans le monde entier (cf. archives du Sanctuaire Notre Dame à Lourdes – Thérèse Franque).

 

La diffusion nationale se faisait sur catalogue, via parfois des magasins spécialisés. À l’Exposition de 1889, la maison est mentionnée comme : « Anciennement Verrebout*, Delin, Costet**, Salvatore Marchi réunis hors concours à l’Exposition universelle de Paris 1889 ».

* (en 1886, Verrebout a fait saisir un certain nombre de statues chez les frères de Bondt)

** (Costet, 72 bis rue Bonaparte et 62 rue Bargue, Paris VIe)

 

Cette maison a connu de nombreux propriétaires : Raffl (1857), Froc-Robert (1903), Pacheu-Lecaron & Peaucelle, Peaucelle-Coquet, Raphaël Casciani, Cachal-Froc (1907), Frédiani, Verrebout, Delon, Costet, Salvatore Marchi, Besand, Solon, Poiret, Blondeau, Senart et Cie, Arnoult, A. Bogino jeune et Cie, Lagarde, Pillet.

 

– La fabrique Marchi Veuve Salvatore et fils, 18, 28 et 30 passage Choisul à Paris IIe a été rachetée par la maison Raffl en 1889.

– Peaucelle-Coquet et fils, maison fondée en 1860, 93 rue de Sèvres, Paris. En 1893 Auguste Peaucelle (1865-1941), rachète la Maison Peaucelle-Coquet exploitée par ses parents. Elle prend alors le nom de Peaucelle. Elle est absorbée en 1898.

– Raffl, avant 1903, rachète les fabriques Raphaël Casciani (137 rue de Rennes, Paris VIe) et Cachal-Froc, et en 1903 Delin-Frères.

Depuis le 1er mars 1907 les Maisons Raffl, Froc-Robert, Peaucelle, Raphaël Casciani et Cachal-Froc, sont réunies sour le nom de MAISON RAFFL.

Le 1er avril 1907, il s’associe avec Yvonick Pacheu et Lecaron afin de créer “La Statue Religieuse”.

– En 1903 la Maison Raffl a acquis la Société Blondeau, Senart et Cie. Maison fondée en 1852  par Besand, architecte et sculpteur, dirigée de 1863 à 1888 par Froc-Robert (Désiré) (Marque : Froc-Robert et fils Paris. Adresse : 38 rue Bonaparte. Ce mouleur sur plâtre possédait également un atelier à Beauvais) qui lui a donné un développement considérable et de 1888 à 1896 par M. Poiret.

– Les anciennes maisons Raffl, Froc-Robert, Peaucelle-Coquet, Raphaël Casciani et Cachal-Froc (30-32 rue Vavin, Paris, Vie) sont réunies sous le nom de Maison Raffl depuis le 1er mars 1907.

– Le catalogue RAFFL n° 52 non daté ajoute à sa liste Bogino A. Jeune et Cie, sculpteurs-éditeurs, 137 rue de Rennes, Paris Vie.

– Le catalogue RAFFL n° 5 non daté ajoute à sa liste Lagarde, Pillet

 

Bibliographie :

– Du 50ème Salon International des Santonniers (2008), à l’église (citation de Michel Vincent de 2008)

http://lousantonejaire.over-blog.com/article-15805694.html

– Archives du Sanctuaire Notre Dame à Lourdes – Thérèse Franque

– Répertoire du mobilier et des objets religieux des XIXe et XXe siècles

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/referentiels/AnalyCritic.html

– Répertoire des catalogues du mobilier et des objets religieux des XIXe et XXe siècles

– Catalogue des bronzes d’art modèles et épreuves composant la collection de M. Salvatore Marchi, sculpteur, élève de Pradier. (Vente Paris, Drouot, 19 décembre 1856).

– Bernard Mugnier – La Statuaire Johannique – Tome second – page 369.

Complément

LA STATUE RELIGIEUSE

Sources et liens externes

Sources : 1) DEVAUX (Yves), L’univers des bronzes…, Paris,1978, p.259-260. - 2) HACHET (Jean-Charles), Dictionnaire illustré des sculpteurs animaliers et fondeurs, de l’Antiquité à nos jours, 2 vol., 18000 pages, 2005. Les fondeurs, tome II, p. 849-850. - 3) KJELLBERG (Pierre), Les bronzes du XIXe siècle (dictionnaire des sculpteurs), Paris, les éditions de l’amateur, 1989, p. 661. - 4) LEBON (Elisabeth), Dictionnaire des fondeurs, 2003, p. 172-174.
Numéro d'identification de la fiche : 74655d0b8bf68200

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