Architecte
PERRIN Hyacinthe
Informations :
- Prénom: Hyacinthe Marie Albert
- Nationalité: Française
- Activité: Architecte
- Date et lieu de naissance et de décès: Né à Louvigné-du-Désert (Ille-et-Vilaine) le 9 septembre 1877 - Décédé en 1965

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Admis en 1899, à l’École des Beaux-Arts de Paris, élève d’Edmond Paulin (à l’atelier le 30 juin 1899), il est diplômé le 20 août 1906, architecte DPLG.
Aquarelliste, il expose régulièrement à Paris, aux Salons des indépendants et à ceux de la Société des artistes français.
En 1906, il fonde une agence d’architecte à Paris et rachète une agence à Rennes.
Il débute en construisant des villas balnéaires, fortement teintées de références anglo-saxonnes, à Saint-Malo-Paramé (Ille-et-Vilaine) :
- « Villa Remenber » 1907
- « Villa Ty Goasked » 1908
- « Villa Églantine » 1909
Puis à Rennes, des immeubles, des hôtels particuliers :
- « Hôtel Feuillerat » 1907
- « Hôtel Dalibot » 1912
- « Villa Verheylewegen » 1914
Des maisons modestes, des écoles, des bâtiments commerciaux et industriels :
- Tannerie à Ernée (Mayenne)
- Imprimerie et biscuiterie à Rennes
Son style moderne rationaliste est toujours d’une grande unité, il est légèrement teinté d’art nouveau et de régionalisme. L’esprit de clarté et de lisibilité de son architecture, en accord avec la théorie rationaliste, rend compte sur les façades extérieures, des dispositions intérieures : une volonté d’affirmer une structure expressive et fonctionnelle. Il s’oppose au classicisme et à l’ornementation, au profit de la lecture claire de la fonction, dans la forme d’un bâtiment. Ses compositions architecturales sont constituées de masses simples, juxtaposées, articulées, dans un savant jeu de volumes, souvent pyramidal. Il intègre également une dimension hygiéniste et accorde une attention particulière à la ventilation des bâtiments et à faire rentrer largement la lumière.
Sa propre résidence-agence en 1909-1911, à l’angle de la rue Lesage et de la rue de La Borderie à Rennes est considéré à l’époque comme la plus moderne de la ville.
Mobilisé à Guer (Morbihan), au camp de Coëtquidan, en 1914-1918, comme architecte et urbaniste, il est chargé de réaliser des travaux d’aménagement du camp militaire, pour loger les très nombreuses troupes mobilisées, notamment américaines.
Après la guerre, il fonde avec un associé Henry Le Lanno, des agences annexes, à Saint-Quentin, dans l’Aisne et à Reims, dans la Marne, des départements très sinistrés, où il participe à la reconstruction. En 1920, comme architecte et urbaniste, il est nommé Architecte communal d’Essigny-le-Petit (Aisne), en 1921, il remet à la mairie le plan d’aménagement de la commune.
Son style moderne va évoluer et s’épurer, en adoptant le style art déco.
Il réalise aussi, avec des sculpteurs, des Monuments-aux-morts à :
- Laval (Mayenne), 1923 (1er Prix au concours)
- Louvigné-du-Désert (Ille-et-Vilaine), en 1919.
Il a réalisé beaucoup d’édifices dans le Grand-Ouest de la France, notamment industriels :
- Usine d’équarrissage Saint-Malo-de-Beignon (Morbihan), 1918
- Fabrique de tricots Bougrier, Rennes, 1921
- Cristallerie de Fougères (Ille-et-Vilaine), et sa cité ouvrière 1922
- Usine de confection Brohan, Rennes 1927…
En 1922, il réalise un ensemble de cinq maisons avec commerces au rez-de-chaussée, la façade en brique, pierre blanche et béton, sur rue est teintée d’art-déco, du n° 16 au 22 rue de Paris, à Saint-Quentin (Aisne).
En 1922, il est aussi le lauréat du concours organisé par l’Office d’HBM de la ville de Rennes, pour la réalisation d’une cité-jardin dite « Foyer Rennais » à loyer modéré : 66 maisons, 4 immeubles, projet commencé en 1925 (voirie et fondations), abandonné pour des raisons administratives et financières, au profit de l’architecte de la ville, en 1928.
S’il conçoit encore de belles villas luxueuses : « La Ville-Autin » Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), « La villa Nicoul » Fougères 1921, Villa « La Jouanière » Montsûrs (Mayenne) 1930…, il construit aussi des maisons modestes, au sud de la ville de Rennes.
En 1925, il réalise l’église Saint-Didier de Essigny-le-Petit en brique et pierre blanche.
Il intervient souvent pour restaurer ou compléter des édifices religieux plus anciens :
- Ajout du clocher à l’église de Liffré (Ille-et-Vilaine), de Saint-Didier (?) 1927, de Cancale (Ille-et-Vilaine) 1931
- Église Saint-Pierre de Laillé (Ille-et-Vilaine) 1941
- Restauration de l’église du XIIe siècle du Grand-Fougeray (Ille-et-Vilaine) 1927, de l’église de Landéan (Ille-et-Vilaine), de l’église Saint-Melaine de Pacé (Ille-et-Vilaine) 1932, de l’église de Saint-Jean-sur-Couesnon (Ille-et-Vilaine), de l’église de Campel (Ille-et-Vilaine) 1933
- Agrandissement du couvent, petit séminaire et de la chapelle Sainte-Croix de Châteaugiron (Ille-et-Vilaine) 1934…
Il est l’auteur de charmantes petites chapelles qui s’intègrent parfaitement dans leurs environnements et semblent très familières au paysage :
- Chapelle Saint-Genou, Monterfil (Ille-et-Vilaine) 1926
- Monastère et chapelle du Carmel, Rennes 1934
- Chapelle du Sacré-Cœur, Taillis (Ille-et-Vilaine) 1947
Il est surtout connu en Bretagne, pour être l’architecte de l’Église Sainte-Thérèse de Rennes, chef-d’œuvre de l’art déco, dont il a dirigé la construction entre 1933 et 1936. Pour ce chantier, il a réuni une équipe remarquable d’artisans et d’artistes.
Véritable architecte d’intérieur, il conçoit du mobilier et des décors, aménage des magasins, dessine tout sur ses plans, boiseries, mosaïques, vitraux, ferronnerie…
Il a réalisé en 1932, deux beaux immeubles art déco, très dépouillés, à Rennes, 2 rue de Vincennes et 3 rue de Robien.
En 1933, il conçoit pour l’Hôtel-Restaurant Le Coq-Gadby à Rennes, sa salle des fêtes et son décor intérieur en style art déco.
Il est aussi l’auteur de l’importante Clinique de la Communauté des Augustines de Malestroit (Morbihan).
En 1939, on lui doit aussi la Stèle funéraire de Mgr Mignen, archevêque de Rennes, dans la cathédrale Saint-Pierre de Rennes.
À Rennes, il est aussi l’auteur de l’École Jeanne-d’Arc 1953. Il est surtout à l’origine de la deuxième et importante campagne de travaux de l’église Sainte-Jeanne-d’Arc, achevée en 1955.
On lui doit aussi le foyer d’accueil Saint-Benoît Labre 1957, ainsi que d’importants agrandissements de l’École pensionnat de l’Institution de l’Assomption.
Dans ses constructions, ou restaurations de clochers, il a réhabilité la lanterne des morts, qu’il place souvent au sommet des tourelles d’escaliers.
Les archives professionnelles des agences de Hyacinthe Perrin ont été détruites. On ne connait presque rien de ses œuvres réalisées dans ses agences annexes de Paris, de Reims et de Saint-Quentin.
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