Sculpteur
MOREAU Henri Jean
Informations :
- Prénom: Henri Jean
- Nationalité: Française
- Activité: Sculpteur
- Date et lieu de naissance et de décès: Né à Libourne en 1890 - Décédé à Bossugan (Gironde) en 1956

Ajouter à ma sélection Description:
Il suit pendant trois ans les cours de l’école des Beaux-Arts de Paris. Il participe à la Grande Guerre. Il poursuit ses travaux dans les tranchées. En 1915 notamment, il est l’auteur d’une maquette de bas-relief intitulée « l’ange du blessé ». Cette œuvre représente une Victoire ailée assise sur le bord du lit d’un blessé à la tête bandée, dont elle embrasse le front. Dix ans plus tard, ces deux personnages se retrouveront dans son œuvre maîtresse.
Son intérêt pour les bas-reliefs en plâtre lui en fait produire un certain nombre jusque vers 1939. Ils obéissent tous au même canon : le personnage est représenté en buste et de profil, dans un cadre rectangulaire. Celui de l’aviateur Gabriel-Yves Vandet est en bronze (cimetière de Libourne) ; dans le même cimetière, un autre bas-relief en bronze, qui rappelle l’aviateur, Raymond Champly, abattu en combat aérien en 1917. Il ne s’agit pas cette fois d’un portrait, mais d’un biplan piquant vers le sol, sur fond de paysage de champ d’aviation.
Il réalise le monument aux morts de Libourne : groupe de trois personnages en bronze et un bas relief en bronze qui représente avec un luxe de détails une armée en marche. Uniformes, casques, armes et véhicules sont traités sur un mode très réaliste. Ici, pas d’allégorie. Le sculpteur se fait démonstratif. La réalisation technique du monument est confiée à la fonderie bordelaise Dormoy. L’inauguration a lieu le 18 juillet 1926.
Henri Jean Moreau quitte la France en 1928, pour aller s’installer au Maroc. Il sculpte des types indigènes. Variant les matériaux, il travaille aussi bien la pierre que le bois ou la terre cuite. C’est au Maroc que son art trouve sa maturité. Quelques commandes viennent consacrer ce renouveau. Moreau réalise des sculptures pour plusieurs églises, dont celle d’Ifrane (sur commande de l’épouse du général Juin), il se voit également confier la création du monument aux morts du lycée Gouraud de Rabat, ainsi que celle d’un buste du sultan Mohammed V.
Lion sculpté entièrement dans le roc par Henri Jean Moreau en 1930 à Ifrane, Maroc.
Sources et liens externes
Sources : Dictionnaire Bénézit, dictionnaire Lamy, Les bronzes du XIXe siècle, dictionnaire des sculpteurs (Kjellbert Pierre, les Éditions de l’amateur, Paris, 1996), L’univers des bronzes (Devaux Yves, Éditions Pygmalion, Paris, 1978), L’âge de la fonte (Renard Jean-Claude, Les éditions de l’amateur, Paris, 1985), Wikipédia.4155 vues au total, 0 vues aujourd'hui
Ces fiches peuvent aussi vous intéresser :
Autres fiches de la même catégorie :
Retour à la catégorie Sculpteur
Sculpteur
BEAUMONT-CASTRIES (de)
Jeanne Élisabeth Marie de Beaumont-Castries née à Paris en 1843 et morte le 2 mai 1891 est une sculptrice française. Elle est la sœur d'Élisabeth de Mac Maho...
29 septembre 2025194 vues au total, 0 vues aujourd'hui
Sculpteur
BRICHART
Sculpteur, statuaire, peintre, médaillier et céramiste. Formation à l’Académie de Bruxelles et à l’École des Arts décoratifs de Bruxelles, chez Charles Van D...
21 juillet 2025282 vues au total, 0 vues aujourd'hui
Sculpteur
THÉBAULT
Tout jeune, imitant son père qui était menuisier, il sculpte le bois. Il commence son apprentissage à la fin du XIXe siècle, auprès d’Henri Jossant artisan s...
21 juillet 2025353 vues au total, 0 vues aujourd'hui
Vous devez être connecté pour contacter le rédacteur de la fiche.Inscrivez-vous en cliquant sur S'enregistrer
Autres contributions de Patricia
- TU_GAN_1892_PL373_XI – Statues et buste
- TU_GAN_1892_PL373_X – Statues et bustes
- TU_GAN_1892_PL373_VIII – Statues pour fontaines et jardins
- TU_GAN_1892_PL373_VII – Statues lampadaires
- TU_GAN_1892_PL373_VI – Statues lampadaires










