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Monumen

Monument des enfants de l’Aube – Avenue du Maréchal Joffre – Troyes

Informations :

  • Sculpteur 1: BRIDEN
  • Sculpteur 2: BOUCHER Alfred
  • Fondeur: FONDERIES DENONVILLIERS
  • Adresse ou lieu-dit: Avenue du Maréchal Joffre
  • Code postal (en France): 10000
  • Localité: Troyes
  • Département: 10 - Aube
  • Région: Champagne-Ardenne
  • Pays: France
  • Continent: Europe
  • Latitude: 48.296517
  • Longitude: 4.066867
  • Matériau: Bronze
  • Type d'oeuvre: Monument aux morts et commémoratifs
  • Morphologie: haut-relief
  • Année: 1890
  • Titulaire(s) et droits sur les photos:

    Patricia G. - Photos août 2022

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Monument des enfants de l’Aube – Avenue du Maréchal Joffre – Troyes
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Fiche créée ou mise à jour par : le 1 septembre 2022

Description:

Monument aux morts de la guerre de 1870 composé d’une colonne surmontée d’un groupe : une femme et 2 enfants. Sur la colonne, blason de la ville, les noms des morts classés alphabétiquement par arrondissement ; en haut-relief, une scène de combat.
Hauteur : 13,10 m.

Il est réalisé avec le concours de deux artistes : Alfred BOUCHER pour le groupe sculpté à son sommet, et Désiré BRIDEN pour le haut-relief en bronze au pied de la colonne. Ce dernier a été fondu par DENONVILLIERS.
Le piédestal supportant le monument est réalisé par l’architecte Paquin et la colonne par le marbrier Billon L. Jeune.

Le Monument des Enfants de l’Aube est inauguré le 22 juin 1890. Il se trouve avenue du Maréchal Joffre, en face de la gare.

Inscriptions

1) À LA MÉMOIRE DES ENFANTS / DE L'AUBE / MORTS POUR LA PATRIE / EN / 1870-1871

2) MONUMENT ÉLEVÉ / PAR SOUSCRIPTION / DÉPARTEMENTALE / D'APRÈS L'INITIATIVE DE LA SOCIÉTÉ / DES / ANCIENS SOUS-OFFICIERS / PAR LES SOINS DE SON COMITÉ 1890

Description de l'objet

Le fût de ce monument cylindrique en marbre blanc recueille les 937 noms des tués de l’année terrible. À son faîte, une couronne de créneaux signifie que si la ville n’est plus fortifiée, du moins, elle l’a été. Au-dessus, la frise est ponctuée par les blasons du chef-lieu et des 4 sous-préfectures de cette époque. Le tout sert de support au groupe de marbre blanc d’Alfred Boucher, avec la devise héroïque : « Vaincre ou mourir ».

Dominant ce groupe, la Patrie se dresse dans l’attitude farouche de la mère outragée. Elle crispe le poing et soutient son fils blessé à mort, dont le glaive s’est brisé. Un autre fils, encore un éphèbe, s’apprête à prendre la place de son aîné, tandis qu’à l’arrière-plan, un artisan accroupi forge les armes de la revanche. Ces personnages symbolisés se concentrent dans ces attitudes criantes de vérité.

Le fût de ce monument est ceinturé à sa base par une frise en bronze, en haut-relief, frémissant d’ardeur. Représentant une foule de combattants (fantassins, artilleurs, dragons et cuirassiers astucieusement mêlés dans des poses véridiques), elle relate avec une fougue désespérée, la charge de Reischoffen et la mort du comte de Dampierre qui commandait les mobiles de l’Aube au combat de Bagneux, lors du siège de Paris.

Ce monument ne rappelle plus seulement aujourd’hui les malheureuses victimes de 1870, mais aussi celles des deux autres guerres survenues depuis.

Historique

L’érection du Monument des Enfants de l’Aube a suscité de rudes objections. On commence à en parler en 1881, mais il faut une longue adaptation pour que cet hommage, transcrit dans la pierre, soit salué par tous. C’est Charles Baltet, membre influent du Conseil municipal, qui est le premier élu à proposer d’élever un monument en souvenir des soldats aubois tués au feu. Deux emplacements s’offrent : à l’extrémité sud du boulevard du 14 Juillet ou sur le champ de manœuvres militaires. Le général Saussier spécifie que le monument doit rappeler le nom, l’âge, le lieu de naissance des combattants ainsi que l’endroit où ils sont tombés.

Le principe du monument, étudié par la Commission des Beaux-Arts du Conseil, l’emporte de justesse, avec 9 voix contre 7 et 4 abstentions. En 1885, le maire Louis Mony fait voter un crédit de 100 F pour études. Un nouveau délai de 3 ans s’écoule.

Cette fois, ce sont les Anciens Sous-Officiers qui prennent l’affaire en main. Ils lancent une souscription publique, demandant une participation de 1.000 F à la Ville. Un an après, est désignée comme emplacement, l’avenue Doublet enfin percée, comme l’endroit le plus convenable. En effet, il offre une perspective animée sur la Ville et sur le côté, une circulation intense. La masse de verdure des jardins publics l’encadre fort heureusement.

L’inauguration a lieu 22 juin 1890. De savants calculs jouent pour trouver pour ce monument un titre qui ne rappelle ni la défaite, ni le sacrifice. On s’arrête à un nom qui marque seulement l’appartenance au département, ce qui ne peut choquer personne : « Le Monument des Enfants de l’Aube ». Pour cette cérémonie, le Ministre de la Guerre délègue le général Gallimard qui est du pays, et le Ministre des Beaux-Arts. 50.000 personnes assistent à l’inauguration, 446 communes sont représentées.

Une campagne de restauration a été réalisée en 1990, pour graver et peindre les lettres disparues, ainsi qu’en 2009. Le 19 septembre 2017, la communauté d'agglomération fait déplacer ce monument pesant 125 tonnes, de 13,57 mètres vers la rue Général de Gaulle, pour les besoins de requalification de la gare. La Ville de Troyes en profite pour faire un nettoyage complet de ce monument.

Une médaille a été frappée pour commémorer l’inauguration de ce monument. À l’avers, elle représente la République française, rayonnante, avec son abondante chevelure ornée d’épis et de grappes et son chef entouré de feuilles de laurier. Au revers, une couronne de feuilles de chêne mêlées à des feuilles de laurier, ceinture l’inscription : « À la mémoire des enfants de l’Aube morts pour la Patrie en 1870-1871 Troyes 22 juin 1890 ».

Numéro d'identification de la fiche : 12163106535a2284

       

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