Bienvenue, visiteur ! [ S'enregistrer | ConnexionFlux RSS  | 

 

Monumen

Monument à Jean sire de Joinville – Joinville

Informations :

  • Sculpteur 1: LESCORNÉ
  • Fondeur: CHARNOD
  • Adresse ou lieu-dit: Croisement rue Aristide Briand et rue Mauclère ; rue du grand pont
  • Code postal (en France): 52300
  • Localité: Joinville
  • Département: 52 - Haute-Marne
  • Région: Champagne-Ardenne
  • Pays: France
  • Continent: Europe
  • Latitude: 48.442756
  • Longitude: 5.141677
  • Matériau: Bronze
  • Type d'oeuvre: Monuments aux grands hommes
  • Morphologie: statue
  • Année: 1861
  • Titulaire(s) et droits sur les photos:

    ROZE Sylvain - Fonds Debuisson (musée d'Orsay)

Envoyer cette fiche par Email

favoriteLoadingAjouter à ma sélection
Monument à Jean sire de Joinville – Joinville
Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image1Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image2Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image3Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image4Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image5Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image6Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image7Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image8Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image9Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image10Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image11Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image12Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image13Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image14Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image15Monument à Jean sire de Joinville - Joinville - Image16
Fiche créée ou mise à jour par : le 6 avril 2011

Description:

Statue de Jean sire de Joinville, en bronze sur un socle dont les 4 côtés sont ornés de plaques en bronze.

Trois bas-reliefs représentent : La Terre Sainte (Le Départ des croisades pour la Palestine) ; L’Égypte (La Bataille de Taillebourg) et Vincennes (Saint Louis rendant la justice sous le chêne).

Cette statue porte une plaque “Vote de conseil général et souscriptions posé en 1861”

Sculpteur : Joseph Lescorne (1799 – 1872)

Fondeurs : CHARNOD pour la statue – FEUQUIÈRES & MARGUERITE pour les bas-reliefs

Inscriptions

Sur les feuillets tenus dans la main droite : Seigneur / Louis Filz du / Roy de France ; sur la plinthe : Fondu par Charnod et son fils / Paris 1860 sur le piédestal : A / JEAN / SIRE DE JOINVILLE / SON PAYS NATAL ; à l’arrière : Vote du Conseil général / du département de la Haute-Marne / Session d’août MDCC [...] et souscriptions diverses / Pose en MDCCCLXI

Historique

Article de Samuel Mourin : La fonte de la statue en bronze du Sire de Joinville (Joinville, Haute-Marne).

La ville de Joinville, en Haute-Marne, est ornée depuis 1861 d’un monument rendant hommage au Sire de Joinville (1224-1317), l’ami et historien du roi saint Louis. Œuvres du statuaire originaire de Langres, Joseph Lescorné (1799-1872), la statue monumentale et les trois bas-reliefs en bronze furent élevés grâce à une souscription publique, lancée en 1853 par le Conseil général de la Haute-Marne. D’après la signature portée sur la plinthe, le nom du fondeur de la statue est connu : il s’agit de Charnod, à Paris (voir photo : marché conclu avec le fondeur). Les comptes des recettes et dépenses ayant été publiés dès 1861, on sait qu’il toucha pour cette opération 7 130 francs. Quant aux trois bas-reliefs, ils furent coulés par les fondeurs J. Feuquières et C. Marguerite, également de la capitale, pour un montant de 1 114,20 francs (1).

Dès le lancement du projet à l’été 1853, la statue est prévue pour être en bronze, selon le rapporteur - et promoteur - François de Lespérut, député de la Haute-Marne (2). Mis entre parenthèse en 1854 et 1855, en raison de l’épidémie de choléra qui sévit alors, le projet est réactivé à l’été 1856. La Commission formée pour le mener à bien confie aux deux députés haut-marnais, le baron de Lespérut et Hippolyte Chauchard, qui sont régulièrement dans la capitale, le soin de se renseigner pour la fonte du monument. À l’été 1858, ils sont en mesure d’annoncer que d’après les renseignements qu’ils ont pris, la fonte de la statue pourra coûter environ 7 500 F, y compris le transport à Joinville et que les inscriptions en bronze pourront coûter également un millier de francs.

La commission les invite alors « à traiter de la fonte de la statue pendant leur séjour à Paris et aux meilleures conditions possibles » (3).

(En l’absence de sources, on ne sait pas pourquoi ils se tournent vers le fondeur Charnod. Peut-être est-il le moins disant… Quoi qu’il en soit, c’est bien parce que ce sont les plus parisiens des membres de la Commission qui s’occupent de cette question, qu’un fondeur de la capitale, sans lien avec la Haute-Marne, réalise la statue du Sire de Joinville…)

Le marché est daté du 12 juillet 1859 et est approuvé au nom de la Commission par les deux députés le 20 juillet. L’entête du document porte l’inscription suivante : « Médaille de bronze, 1849. / Charnod / Fondeur Mouleur d’Objets d’Art / A Montrouge Avenue des Commandeurs 15 ». Charnod s’engage « à couler en bronze la statue de Joinville destinée pour la ville de Joinville, sculptée par M. Lescorné, statuaire rue Éblée N° 6 à Paris, pour la somme de sept mille francs ». Et de poursuivre : « Le transport du model en plâtre, de chez l’artiste à mon atelier, sera à mes frais. Il est bien entendu que je me charge d’aucun autre transport ; la livraison de la statue en bronze devra se faire dans ma fonderie, [mais je me charge du chargement de la statue sur les camions du chemin de fer, ainsi que de donner mes soins au placement sur les wagons de la Cie]. Je m’engage à fournir du bon bronze [Keller avec les épaisseurs convenables et d’usage, y compris la patine qui sera désignée,] composé de 80 parties de cuivre rouge, de 17 parties de zinc, et de 3 parties d’étain. Le paiement devra se faire en deux fois le 1er aura lieu lors de la fonte de la statue, [vers mars,] le second au moment de la livraison. Je m’engage en outre de terminer ce travail pour le mois de mai 1860. Je me réserve le droit de faire les coupes nécessaires, [de manière à n’y rien voir et à ne pas compromettre la solidité,] pour rendre le travail plus facile. Plus pour les bas-reliefs quatre cent francs chaque. » Charnod.

De son côté, le statuaire, Lescorné, s’était engagé à réaliser un modèle en plâtre « bien étudié et tout préparé pour la fonte », d’une hauteur de 2,60 m (4), que le fondeur vient donc chercher à son atelier.

L’achèvement du travail est fixé au mois de mai 1860 car la Commission imaginait pouvoir inaugurer le monument au cours de l’année. Dans les faits, si l’installation n’a finalement lieu que l’année suivante, c’est en raison du changement d’emplacement, décidé à la rentrée de 1860. En comptant les trois bas-reliefs à 400 francs pièce, 8 200 francs furent provisoirement provisionnés à l’été 1859 pour régler le travail de Charnod (5). Pourtant, dans les faits, bien qu’attribués au fondeur dans le marché, les bas-reliefs lui échappent et sont réalisés par des concurrents, Feuquières et Marguerite.

(Malgré le volumineux ensemble de sources conservé aux Archives départementales de la Haute-Marne, la cause de ce revirement n’est pas connue. À peine peut-on remarquer qu’il ne leur est payé que 1 114,20 francs… et non la somme de 1 200 qu’aurait pris Charnod. Les deux députés firent-ils jouer les prix ?)

Il semble que le marché ne fut pas respecté non plus du point de vue du calendrier de réalisation et de paiement. En effet, Charnod ne touche un premier règlement de 1 000 francs que le 17 juin 1860, « vu l’avancement des travaux pour la fonte de la statue du sire de Joinville » (6).

(Le dossier d’archives ne contient pas d’autres pièces relatives de près ou de loin aux coulées de la statue et des bas-reliefs, preuve indirecte que les prestations de Charnod et de Feuquières et Marguerite sont accomplies sans souci particulier.)

Le monument au Sire de Joinville peut dès lors être inauguré le 23 juin 1861, avec une petite année de retard. Et depuis plus de 160 ans, celui qu’on appelle affectueusement « Jean Sire » fait la fierté des habitants de Joinville.

La statue a subi les affres de la Première Guerre mondiale. Trois bombes allemandes tombent ainsi dans la rue du Grand-Pont - actuelle rue Aristide Briand - dans la nuit du 4 au 5 septembre 1917, dont une dans le dos du Sire de Joinville, égratignant le monument. On peut toujours voir les séquelles du bombardement, puisqu’un trou apparaît dans les plis arrière du manteau de bronze et que le piédestal présente des traces d’impact (7). Par contre, elle a échappé au programme de récupération des métaux non ferreux du Régime de Vichy, sur intervention du Dr Bernard Ménétrel, dont la famille était originaire de Joinville, secrétaire particulier du Maréchal Pétain (8)…

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

(1) « Commission de la souscription pour l’érection d’un monument au sire de Joinville. Compte-rendu des recettes et des dépenses clos et arrêté à la date du 23 juin 1861 », dans Inauguration de la statue du sire de Joinville le 23 juin 1861, Chaumont, Veuve Miot-Dadant, 1861, p. 22.

(2) « Budget départemental de l’exercice 1854 », Procès-verbal des délibérations du Conseil général du département de la Haute-Marne, session de 1853, Chaumont, Cavaniol, 1853, p. 338-342.

(3) ADHM, 172 T 2, procès-verbaux des séances de la Commission départementale, séance du 26 août 1858.

(4) ADHM, 172 T 2, lettre de F. de Lespérut et d’H. Chauchard à J. Lescorné, Paris, 5 juin 1858.

(5) Idem, procès-verbaux des séances de la Commission départementale, séance du 26 août 1859. Mairie de Joinville, registre des délibérations du Conseil municipal, 22 août 1855-1er août 1874, séance du 10 octobre 1860.

(6) ADHM, 172 T 2, lettre de F. de Lespérut et d’H. Chauchard au préfet, Paris, 27 mai 1860.

(7) Christophe Beurton, Joinville et la Grande Guerre, 2 août 1914-9 juillet 1922, Joinville, Amicale Philatélique, Numismatique et Cartophile du Vallage, 2014, p. 75.

(8) Archives du Dr B. Ménétrel, lettre au maire de Joinville, Vichy, 27 août 1943. Nous remercions M. Thierry Ménétrel pour la communication de ce document.

Numéro d'identification de la fiche : M2093

Ces fiches peuvent aussi vous intéresser :


Autres fiches de la même catégorie :

Retour à la catégorie

 

Monumen

Buste Mahé de La Bourdonnais – Pamplemousses – Ile Maurice R...

Le buste se trouve devant l’église Saint-François-d’Assise de Pamplemousses (île Maurice).

6 décembre 2022

18 vues au total, 0 vues aujourd'hui

 

Monumen

Monument à Jules Supervielle – Oloron-Sainte-Marie

Monument élevé à l’entrée du pont sur le gave d’Aspe, avenue Sadi Carnot (N. 134).

6 novembre 2022

82 vues au total, 0 vues aujourd'hui

 

Monumen

Buste de Louis Barthou – Oloron-Sainte-Marie

Buste situé dans le jardin public en bordure de l’allée Louis Ducla.

5 novembre 2022

116 vues au total, 0 vues aujourd'hui

QR CODE