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Fondeur

GRUET

Informations :

  • Nationalité: Française
  • Activité: Fondeur

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Fiche créée ou mise à jour par : le 22 mai 2014

Description:

1) GRUET jeune (Charles-Adolphe) – 1825-1890

Activité : vers 1865-1890

Adresses :

– 58 four Saint-Germain (actuelle rue du Four), Paris Vie (quartier Saint-Germain-des-Prés), vers 1865-1867

– 41 rue Vavin, Paris Vie (quartier Notre-Dame-des-Champs), 1867-1877

– 181 chaussée du Maine (actuelle avenue du Maine) Paris XIVe (quartier Petit-Montrouge), vers 1876

– 195 avenue du Maine, Paris XIVe (quartier Petit-Montrouge), vers 1877-1879/1890

Signatures :

– GRUET JNE Fondeur

– GRUET JNE FONDEUR PARIS

Sable – Cire perdue

 

Charles-Adolphe est né à Marquion (Pas-de-Calais), en 1825. Il se rend en Angleterre en 1855 comme journeyman metal. Son premier fils, Adolphe Léon nait à Birmingham en 1855. Charles revient à Paris en 1856 et se déclare « monteur en bronze » à la naissance d’un deuxième fils, Joseph-Antoine, en 1857 qui deviendra mouleur à la fonderie de l’avenue du Maine. Un troisième fils, Edmond-Paul nait en 1863.

En 1865 au plus tard, année de ses premières annonces au bottin commercial (où il ptécise qu’il produit aussi des fontes d’argent), Charles ouvre une fonderie de cuivre et bronze pour objets de petites dimensions sous la dénomination « Gruet jeune ».

(À partir de 1874, le bottin du commerce signale à Paris, 3 place de la Halle aux veaux, futur quai de l’Hôtel de Ville, puis de 1876 à 1880, 3 rue Cochin, un « A. Gruet, fondeur en métaux » qui semble plus spécialisé dans la fonte de fer. Il pourrait s’agir d’un frère de Charles, de deux ans son aîné : Juste-Achille, d’où l’épithète Jeune que Charles accole à sa raison sociale).

Charles n’est pas propriétaire de modèles. Il s’installe rue du Four.

Puis il déménage dans le quartier du Petit-Montrouge. Son atelier de la rue du Four sera repris par François Rudier en 1877.

À partir de 1880, Gruet fond pour Rodin. Les 13 bronzes (notamment la première version de son Saint Jean Baptiste) livrés à Rodin entre 1880 et 1883 ne portent pas de signature. L’en-tête d’une facture de 1881 précise « Fonderie d’Argent et de bronze d’art de toutes dimensions ».

Charles meurt en décembre 1890. Une bataille s’engage probablement entre ses fils Adolphe et Edmond pour sa succession.

 

2) GRUET aîné (Adolphe-Léon) – 1855 – Décédé en ???

Activité : 1891-1892/1895-1896

Adresses :

– 195 avenue du Maine, Paris XIVe (quartier Petit-Montrouge), vers 1877-1879/1890

– 89 rue du Mont Cenis, Paris XVIIIe

Signatures :

– GRUET. aîné. Fondeur PARIS

– AD. GRUET Ainé. Fondeur

Cire Perdue ??? – Sable

 

Fils aîné de Charles Gruet, Adolphe garde les locaux de l’Avenue du Maine. Il crée en mai 1891 une société en commandite simple avec Charles Duffour, propriétaire et Georges Guyon, architecte, propriétaire avec lui par moitié du fonds de commerce de fondeur d’objets d’art. Les bronzes sont signés « Gruet aîné ». Les factures portent « Adolphe Gruet Fils Aîné, seul successeur de son père, fondeur de bronzes d’art de toutes dimensions ».

Il travaille régulièrement pour Rodin entre 1892 et 1895.

Les affaires marchent mal. Il arrête son activité, quitte l’avenue du Maine en 1896 et part ouvrir un bazar à Bizerte, en Tunisie. En 1898, par l’entremise de Victor Prouvé, il tente de se reconvertir et fait demander à Rodin, un soutien pour devenir dépositaire de bronzes. On ne sait s’il réussit à monter ce commerce. En janvier 1902, il est sollicité par Hébrard pour devenir son patineur attitré. Ses cartes portent alors « A. Gruet – Auteur des patines éditées par A. A. Hébrard – 89 rue du Mont-Cenis ». Le malheur continue à s‘abattre sur A. Gruet qui engage un procès contre Hébrard, procès dont on ignore l’issue, de même que les circonstances de la mort d’A. Gruet.

 

3) GRUET jeune (Edmond-Paul) – 1863-1904

Activité : vers 1891-1904

Adresses :

– 44bis, avenue de Châtillon (actuelle avenue Jean Moulin, Paris XIVe (quartier du Petit-Montrouge)

– 74 rue des Plantes, Paris XIVe

Signatures (cachet, dans un cercle) :

– Autour : 44bis AVENUE DE CHÂTILLON. PARIS

– Au centre : E GRUET JEUNE FONDEUR

 

Edmond-Paul Gruet s’installe en 1891, après la mort de son père, au 44 bis rue de Châtillon. Il est son troisième fils. Il conserve le nom de Gruet Jeune qu’il précède de son initiale. Dans le bottin commercial, il décrit « une fonderie artistique d’argent, de cuivre et de bronzes monumentaux. Cire perdue, étains artistiques ». Les en-tête de ses factures ajoutent : « fontes de fer pour la gravure en médaille ». Est-ce à la fonderie de son père qu’il a appris la technique de la cire perdue ? Il est en tout cas un des rares fondeurs parisiens de la fin du XIXe siècle à la pratiquer. Il propose d’emblée la fonte de bronzes monumentaux. Il dispose manifestement de moyens bien plus considérables que ceux de son frère Adolphe.

1894 : première trace connue de son activité est une commande de la ville de Paris, exécution en bronze d’une statue intitulée Printemps.

Il apparaît dans les factures de Rodin en octobre 1897. Il semble prendre auprès du sculpteur, la succession de son frère émigré. Il n’y a rien jusqu’en 1902, année au cours de laquelle il travailla beaucoup pour Rodin, et une dernière facture en janvier 1904.

Gardant sa maison principale avenue de Châtillon, Edmond Gruet partage l’atelier de Pierre Bingen, pionnier de la fonte à cire perdue, au 74 rue des Plantes, à deux pas de la rue de Châtillon. Dès l’année suivante, les deux fondeurs quittent cette adresse.

En 1898, Gruet loue le pavillon qui jouxte son atelier rue de Châtillon et 1899, il obtient de son propriétaire l’autorisation de faire construire, à ses frais, un bâtiment de 145 m2, sorte de grand hall de la hauteur d’un étage. Il dispose également d’un autre atelier (adresse inconnue) où 5 ouvriers travaillent à la finition des pièces fondues (détail du matériel dont disposait Gruet dans Lebon, p.178).

La mémoire familiale rapporte que la qualité des bronzes d’Edmond venait de l’ajout d’argent dans son alliage, peut-être en imitation d’un alliage japonais.

Il meurt en novembre 1904. Sa veuve poursuit l’activité de la fonderie jusqu’en 1910.

 

4) Veuve E. GRUET jeune

Activité : 1904-1910

Adresse : 44bis, avenue de Châtillon (actuelle avenue Jean Moulin, Paris XIVe (quartier du Petit-Montrouge)

Sable – Cire perdue – Fonte de fer pour la gravure en médaille

 

Au rôle des patentes de 1910, l’entreprise est encore décrite comme une « fonderie de cuivre et bronze fondant des objets de grandes dimensions » employant 7 ouvriers.

 

Quelques fontes monumentales ont été réalisées par cette maison. On citera le Chatfield Monument, commémorant la guerre civile américaine  (marque : GRUET JNR FONDEUR PARIS – ou – E. Gruet Jeune Fondeur Paris).

Sources et liens externes

Sources : 1) DEVAUX (Yves), L’univers des bronzes…, Paris,1978, p. 277. - 2) HACHET (Jean-Charles), Dictionnaire illustré des sculpteurs animaliers et fondeurs, de l’Antiquité à nos jours, 2 vol., 18000 pages, 2005. Les fondeurs, tome II, p. 850-851. - 3) KJELLBERG (Pierre),Les bronzes du XIXe siècle (dictionnaire des sculpteurs), Paris, les éditions de l’amateur, 1989, p. 661. - 4) LEBON (Elisabeth), Dictionnaire des fondeurs, 2003, p. 176-179.
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  • Publié par : Patricia
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