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Fondeur

GODARD

Informations :

  • Activité: Fondeur

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Fiche créée ou mise à jour par : le 22 mai 2014

Description:

Famille GODARD

GODARD (Désiré et Émile)

SABLE – CIRE PERDUE

 

Désiré GODARD (Né en 1886, (1918) – Décède en 1956)

Signature :

D. Godard. Fondeur. Paris : ce cachet est assez rare car il ne signe que très rarement ses pièces

 

Émile GODARD (Né en 1911 (vers 1956 ?) – (1971) – fonderie en activité

 

Signatures :

– E. GODARD – Fondr

– E.Godard – Fondr Paris

– E. GODARD – Fondr Paris

– E.GODARD Fondeur PARIS

 

Cachets :

– E. GODARD – CIRE PERDUE

– E. GODARD – CIRE PERDUE – MALAKOFF

 

Adresses :

– 3 rue Saint-Fargeau, Paris 20e (quartier Saint-Fargeau) ; 1918-1928

– 43 rue de Pixérécourt et 18, puis 18 et 20, puis 12-14-18 et 20, rue Charles Friedel (les 2 rues font un angle) Paris 20e (quartier Belleville), 1928-vers 1974 ?

 

Adresse actuelle :

19 rue Perrot, 92240, Malakoff, depuis 1962 / Bagneux (Hauts-de-Seine)

Atelier de ciselure : 99 avenue du Général de Gaulle, Clamart (Hauts de Seine)

Bagneux dans le département des Hauts-de-Seine

 

Désiré GODARD

Né en 1886, Désiré Francis Godard est fils et petit-fils de mouleurs (son père Gaspard se déclare « mouleur en bronze » ; son grand-père, Edouard François Godard est mouleur en cuivre).

Il s’associe début mars 1918 à un certain André Grand pour créer une société en nom collectif, les « Établissements Désiré Godard et Cie ». Grand apporte la moitié des fonds, il est plus particulièrement chargé de l’administration et de la comptabilité. Godard apporte l’équivalent de l’autre moitié des fonds en clientèle, achalandage, matériel, marchandises, connaissances techniques, le local de la rue Saint-Fargeau et surtout l’exploitation d’un brevet pour un procédé de « moulage rapide » déposé en 1917, et qui constitue « le but essentiel de la société ». Il s’agit d’employer des moules réutilisables. Il se voit confier la direction du personnel et de la fabrication. C’est un établissement à caractère industriel d’importance moyenne.

Le texte du brevet confirme l’intention de Godard de se lancer dans la production industrielle de bronzes d’art. Son invention sert à simplifier la production, à en augmenter le rythme grâce donc à des moules métalliques réutilisables, à en réduire le coût et à éviter la qualification des ouvriers (voir schéma dans LEBON, p. 165, et note 5 p.166).

L’entreprise démarre bien, la surface des ateliers triple pratiquement entre 1918 et 1922. Le moment où elle abandonnera le caractère industriel pour se restreindre aux fontes d’art en édition limitée n’a pas pu être déterminé. Il présente ainsi son entreprise en 1933 sur sa carte de visite : « D. Godard – L’art au creuset – Fonderie purement artistique – 18-20 rue Charles Friedel Paris 20e ». Il va recentrer sa production sur la fonte d’art en édition limitée.

Dans le bottin du commerce, ses annonces figurent aux rubriques « Fondeurs en bronze blanc de nickel et bronze phosphoreux » et « Fondeurs d’art » précisent qu’il peut faire des fontes d’un seul jet à la demande.

Deux frères de Désiré furent également fondeurs : un cadet, Louis (1888-1959), installé 15 rue de Pixérécourt, dont on ne connait quasiment rien ; un aîné, Florentin (né en 1877), qui travaille rue de Belleville depuis 1909 au moins, et dont les fontes d’art sont d’une remarquable qualité. Les trois frères ne s’estiment guère et ne se fréquentent pas. La longévité de l’entreprise créée par Désiré a fait que l’activité de ses frères, celle de Florentin notamment qui travailla pour Maillol et Brancusi, s’est généralement à tort confondue avec la sienne.

Godard ne sera pas sollicité lors de la préparation de l’Exposition internationale de 1937.

 

Émile GODARD (1911-1971)

Émile Godard, fils de Désiré, naît le 7 juin 1911. Il entre dans l’entreprise avant la mort de son père. L’entreprise est fermée entre 1954 et 1959. Désiré n’a que rarement signé son travail, Émile systématiquement. En 1962, Émile rachète les locaux de la fonderie Bisceglia à Malakoff ; il y récupère les machines et des moules (détruits par un incendie en 1976). Il aurait alors employé deux ouvriers de Bisceglia pour débuter les fontes à cire perdue.

Émile Godard meurt le 12 mars 1971. Sa veuve poursuit l’activité.

À partir de 1976 ; la fonderie connait de graves difficultés financières qui incitent Mme Godard à chercher un repreneur. Dina Vierny (1919-2009), ayant droit de Maillol, retire sa clientèle au fondeur Georges Rudier, à la même époque. Elle décide alors de reprendre la fonderie Godard, nommant comme directeur le chef d’atelier de l’époque, Ludovico (dit Nino) de Cristofaro († 2013), un ancien employé de la fonderie Claude Valsuani. Apportant toute la clientèle des fontes Maillol en bronze et en plomb et, à sa suite, celles du Musée Rodin, qui quitte également la fonderie Georges Rudier ; elle sauve l’entreprise. La fonderie est revendue en 2000 à un acheteur français. Cristofaro en reste responsable et la clientèle du musée Maillol lui demeure acquise.

La fonderie Godard pratique la fonte au sable depuis sa création et la fonte à cire perdue depuis la reprise des locaux de Bisceglia en 1962.

On y signe toujours « Émile Godard ». Dina Vierny s’est formellement opposée à ce qu’on y utilise un matériel électrique ou du sable synthétique afin que les fontes posthumes de Maillol soient réalisées à l’identique des techniques que connut le sculpteur.

Les archives sont conservées depuis 1976, tout particulièrement l’œuvre monumental et inédit de Maillol coulé en métal depuis cette date.

 

Informations complémentaires :

Présentation Fonderie Émile Godard : La fonte depuis trois décennies…

La Fonderie Émile Godard est installée à Bagneux dans le département des Hauts-de-Seine.

Elle reste aujourd’hui l’une des dernières maisons à travailler la fonte au sable, selon les antiques traditions du métier. Œuvrant aussi bien pour des artistes de renommée internationale que pour les musées Rodin et Maillol, sa production témoigne d’une excellence depuis trois décennies. 

Reportage chez les derniers seigneurs du bronze.

Émile Godard travaille tous les métaux notamment le plomb, le bronze et utilise la technique du sable, pour la fabrication de sculptures d’art ou encore d’œuvres monumentales.

La fonderie Émile Godard réalise des travaux de fonderies d’art pour les artistes, les musées…

Depuis plusieurs décennies, elle met son savoir-faire au service d’artistes renommés et de particuliers.
Elle fond des œuvres, des objets, des médailles et des créations diverses en petites séries ou à la pièce.

 

  • 2) Eugène Rudier

Eugène Rudier meurt le 18 juin 1952 à Malakoff. Il est inhumé au cimetière du Vésinet. Une sculpture de Rodin, La Grande Ombre, décore sa tombe. Après son décès et selon ses instructions, sa veuve brûla les archives et brisa les moules de la fonderie, afin d’empêcher quiconque de lui succéder.

 

  • 3) Les musées Maillol et Rodin

Les musées Maillol et Rodin, se retrouvant sans fondeur, et ne voulant pas perdre le savoir-faire de l’équipe, incitent Georges Rudier (fils de Victor, il est formé par son cousin Eugène qui ne le garde pas au prétexte qu’il ne travaille pas selon ses souhaits) à reprendre machines et personnels de son cousin dans sa fonderie de Châtillon en lui garantissant leur clientèle. Ce marché cessera en 1976, lorsque Dina Vierny, alertée sur les activités suspectes (?????) de la fonderie, retire sa clientèle pour confier celle-ci à la Fonderie Godard, et dans la foulée le musée Rodin fera de même.

 

  • 4) Le sculpteur Pierre-Edouard à la fonderie d’art Godard : la lumière du bronze

Reportage à l’atelier : http://www.canalacademie.com/ida7777-Le-sculpteur-Pierre-Edouard-a-la-fonderie-d-art-Godard-la-lumiere-du-bronze.html

Le sculpteur Pierre Edouard nous ouvre les portes de la fonderie d’art Godard, installée près de Paris à Malakoff, où il fait fondre ses sculptures. On y travaille encore la fonte au sable et à la cire perdue, selon les traditions ancestrales du métier. Dans ce reportage enregistré sur place, le chef d’atelier Djamel Mérabet, également chef de la ciselure et Bernard Touffet, chef de la patine des bronzes, livrent leur savoir-faire, en compagnie de l’artiste Pierre Edouard, habitué du lieu.

Djamel Mérabet chef d’atelier à la Fonderie Godard et le sculpteur Pierre Edouard nous racontent les différentes étapes de la réalisation d’une sculpture en bronze.

L’artiste arrive à l’atelier avec son modèle, une pâte ou une « terre » qu’il a modelée. De cette structure originale naîtra un bronze, des semaines plus tard, selon, le calendrier des coulées et du travail en cours à la fonderie. Empreinte et constitution du moule, constituent les premières étapes. Puis on fabrique un noyau. On pose des tuyaux d’alimentation par lesquels s’écoulera le bronze en fusion et s’échappera l’air. Mais avant la fonte, les deux parties du moulage ont été réunies, dans une chape de plâtre. Celle-ci sera placée et protégée par du sable quand elle sera mise dans le four. Celui-ci n’est allumé que pour fondre plusieurs pièces à la fois. Sa température est portée à 1 240 degrés, pendant une semaine pendant laquelle la cire fond et s’écoule. « La coulée, visuellement impressionnante, réclame la présence de 5 personnes pour 30 pièces et 400 kg de bronze ». 

Les traces des tuyaux, des clous et des évents seront effacées, le bronze sorti du four, une fois refroidi, par le long travail du ciseleur.

Un bronze résulte d’une alchimie mystérieuse. Tous les paramètres de création ne peuvent en être contrôlés. La fonte s’échelonne sur plusieurs jours et correspond, comme le dit Pierre Edouard, au véritable moment de naissance de la sculpture. 

Selon ses mots, « chaque étape a un sens et aucune n’est accessoire. On n’est jamais sûr d’un bronze. Cela ne peut pas être mécanique. Ce n’est pas une science exacte. C’est vivant ».

Un bronze n’est en fait pas plus épais qu’un demi-centimètre. C’est une « peau » que le sculpteur examine très attentivement, sortie du four. « Une fonte parfaite n’existe pas » dit-il. Il y a toujours des petites retouches à faire, des petits trous. Il faut retoucher le modelé. Il y a alors échange entre l’artiste et le ciseleur. « C’est une histoire de compréhension de l’œuvre et de sensibilité, car chaque pièce est unique (Pierre-Edouard) ». Le dialogue entre l’artiste et le ciseleur montre la part de chacun pour rendre la beauté de la pièce, comme le formule Djamel Mérabet. Il effectue pour Pierre Edouard une ciselure adaptée, avec des outils spécifiques qu’il a créés et qui donnent le grain du bronze, attendu par Pierre Edouard. Parfois, il faut refaire une partie de la sculpture, quand (…)

 

 

Florentin GODARD

SABLE

Dates : Né en 1877avant 1909-vers 1935 abandonne le métier – Décéde en 1956, comme Désiré

 

Signatures :

– J. GODARD – FONDEUR PARIS

– FLORENTIN GODARD – FONDEUR A PARIS

– F. GODARD. – FONDEUR A PARIS

 

Adresse : 248, rue de Belleville, Paris 20e (quartier Saint-Fargeau)

 

Frère aîné de Désiré Godard. Sans adresse officielle à Paris, absent du bottin professionnel, n’ayant jamais constitué de société, travaillant dans les conditions les plus précaires, Florentin Godard échappa pour une large part à l’administration parisienne. Lors de la grande grève des ouvriers du bronze en 1919, il figure sur la liste des patrons ayant accepté les revendications ouvrières. La Réunion des fabricants de bronze de l’époque le classe alors parmi les maisons « inconnues ». Il fut injustement oublié malgré son travail admirable pour d’éminents artistes. Il faut désormais certainement lui attribuer toutes les fontes « Godard » antérieures à 1918, date de création de l’entreprise de Désiré, ainsi bien entendu que celles qui portent son prénom ou son initiale.

Domicilié en province à Ezy-sur-Eure (Eure, arr. Evreux, c. Saint-André-de-l’Eure), il avait trouvé un pied-à-terre à Paris chez l’un de ses parents, Louis Godard, charretier devenu ouvrier imprimeur, 5 rue des Lilas. Le calepin du cadastre de 1876 (pour 1876 à 1899) mentionne au 248 rue de Belleville, sans qu’il soit précisé de date, un fondeur nommé Gouhier. Florentin Godard n’apparait jamais.

On trouve trace de son activité pour la première fois en 1909 : il fond la monumentale Méditerranée de Maillol. Il ne peut qu’être déjà un fondeur expérimenté pour se voir confier une telle commande, mais il travaille de façon misérable, aidé d’un seul ouvrier. Il a par la suite fondu d’autres œuvres de Maillol : l’Eté et la Flore (1912), le Coureur cycliste…

(Selon Judith Cladel, Maillol tenta d’installer une petite fonderie rue de Belleville au début du siècle. Dina Vierny affirme que le sculpteur la confia à son neveu, Gaspard Maillol.)

Florentin Godard travailla pour Joseph Bernard en 1919. Les biographes de Brancusi signalent trois pièces de ce fondeur, fondues après 1924.

Les fontes « Godard » de Matisse, datées des années 1920-1925 (essentiellement des petits nus) ont pu être confiées aussi bien à Désiré qu’à Florentin, d’autant que ce dernier, au début des années 20, se lance dans une carrière d’industriel plus que de fondeur d’art. L’attribution à « Émile Godard » de ces fontes dans le catalogue des sculptures de l’artiste est un abus dû à l’ignorance du travail de Florentin. Les documents originaux des archives Matisse ne mentionnent que « Godard fondeur » et les bronzes concernés ne portent pas de marque.

Il est probable que la confusion entre le travail de Désiré et celui de Florentin, dont l’idée même révoltait ce dernier, concerne d’autres artistes. Vues ses conditions de travail, Florentin devait fournir des devis modestes.

Florentin est encore actif en 1932, il semble avoir cessé son activité avant 1937 et s’être retiré dans la maison qu’il a toujours considérée comme son domicile principal à Ezy-sur-Eure. Accablé de différents maux, il exerce encore à l’occasion son activité, mettant à chauffer le creuset dans un feu de cheminée, pratiquant aussi bien la ciselure que la patine. Il meurt en 1956, la même année que son frère Désiré

 

Édouard François (mouleur en cuivre)

/

Gaspard (mouleur en bronze)

/

Florentin († 1956)               Désiré  (†1956)                             Louis

                                              /

                                                Émile (†1971)

Sources et liens externes

Sources : 1) HACHET (Jean-Charles), Dictionnaire illustré des sculpteurs animaliers et fondeurs, de l’Antiquité à nos jours, 2 vol., 18000 pages, 2005. Les fondeurs, tome II, p. 847-848. - 2) KJELLBERG (Pierre),Les bronzes du XIXe siècle (dictionnaire des sculpteurs), Paris, les éditions de l’amateur, 1989, p. 660 - 3) LEBON (Elisabeth), Dictionnaire des fondeurs, 2003, p. 163-166 pour Désiré et Emile, p.166-167 pour Florentin
Numéro d'identification de la fiche : N/A

 

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