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Architecte

GARNIER Tony

Informations :

  • Prénom: Tony
  • Nationalité: Française
  • Activité: Architecte
  • Date et lieu de naissance et de décès: Né à Lyon le 13 août 1869 - Décédé à Roquefort-la-Bédoule (Bouches-du-Rhône) le 19 janvier 1948

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GARNIER Tony
Fiche créée ou mise à jour par : le 22 mai 2014

Description:

Il fait ses études à l’École technique la Martinière à Lyon (1883), puis à l’École des Beaux Arts de Lyon (1886). Élève de Paul Blondel et de Louis Henri Georges Scellier de Gisors, il obtient après six tentatives malheureuses le Premier Grand Prix de Rome en 1899, en présentant pour l’épreuve finale le sujet « Un hôtel pour le siège central d’une banque d’État ».

Ce prix lui permet de séjourner à l’Académie de France à Rome , du 29 décembre 1899 au 31 décembre 1903. Il y réalise une série d’aquarelles représentant différents sites de la ville. C’est aussi à Rome que Tony Garnier commence à travailler sur son projet de Cité industrielle. Il envoie ses planches à Paris, mais l’Académie les refuse et le somme d’effectuer les travaux qui lui sont demandés : des études architecturales de sites archéologiques antiques dans la région romaine. Les planches du projet de la Cité Industrielle sont actuellement exposées au sein du musée urbain Tony-Garnier à Lyon, dans le « quartier des États-Unis » qu’il a réalisé.

Lors de l’arrivée d’Édouard Herriot à la mairie de Lyon en 1905, de grands travaux lui sont confiés, notamment dans l’est lyonnais, théâtre de la principale extension urbaine de Lyon à cette époque.

Tony Garnier meurt le 19 janvier 1948 à Roquefort-la-Bédoule. Il est enterré à Lyon au cimetière de la Croix-Rousse.

Principales réalisations :

  • La Vacherie du Parc, laiterie municipale, première commande de la ville de Lyon (1904-1905).
  • La grande halle des abattoirs de la Mouche (1906 – 1932), vaste ensemble englobant la halle et les abattoirs incluant la halle Tony-Garnier (1909-1928), 20, place Antonin Perrin, Lyon 7e. Anciens abattoirs lyonnais, à structure métallique. Elle est classée en 1975 Monument historique. Cette halle mesure 210 m par 80 m. Elle est utilisée de nos jours comme salle polyvalente (expositions, spectacles, concerts, etc.), à la suite de la première rénovation réalisée par les architectes Reichen et Robert en 1988. Une deuxième rénovation (architecte Albert Constantin – Atelier de la Rize) a eu lieu en 1999.
  • L’Hôpital Édouard-Herriot (anciennement Grange-Blanche) (1911-1933), place d’Arsonval, Lyon 3e. Il s’agit aujourd’hui du plus grand hôpital de la région Rhône-Alpes. Sa particularité est d’être composé de multiples pavillons dédiés fonctionnellement dans un cadre de verdure, avec une circulation médicale par un réseau souterrain de coursives. Cette organisation est le reflet des principes hygiénistes appliqués à l’architecture depuis la fin du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle.
  • Le stade de Gerland (1914-1926), Lyon 7e
  • Le central téléphonique, 1927.
  • Le quartier des États-Unis (1919-1933), Lyon 8e, dans lequel se trouve actuellement le musée urbain Tony Garnier.
  • Les villas au 5 et au 7 de la rue de la Mignonne à Lyon, dans l’ancienne commune de Saint-Rambert-l’Île-Barbe.
  • Hôtel de ville de Boulogne-Billancourt.
  • Monument aux morts de l’île du Souvenir, dans le Parc de la Tête d’Or à Lyon.

 

Idéologie et principes directeurs :

Tony Garnier est l’auteur d’une utopie urbanistique richement illustrée proposant une ville idéale s’appuyant sur une séparation des fonctions urbaines et des activités, qu’il présente comme mémoire final au grand prix de Rome. Il y propose une Cité industrielle de 35 000 habitants entièrement en béton armé et verre, ce qui suscite le mépris des académiciens du jury et de ses confrères français à son retour. Ce projet, exposé en 164 plans précis jusque dans les moindres détails de construction, influence par la suite les modèles théoriques d’urbanisation des premières années de l’Union soviétique. On peut voir des reproductions de certaines de ses planches au musée urbain Tony Garnier (quartier des États-Unis à Lyon).

Cet architecte lyonnais emblématique, au style particulièrement reconnaissable, conçoit ses ensembles – tels l’hôpital Herriot ou la cité des États-Unis – comme une cité en miniature, dans le sillage des grandes utopies socialistes du XIXe siècle, et s’appuyant sur le principe des cités-jardins qui sont réalisées à la même époque en Europe et aux États-Unis.

Sa réflexion architecturale se caractérise par l’adoption de principes formels et typologiques forts, tels la recherche d’un rapport intérieur-extérieur et d’îlots dits ouverts, qui inspirent plus tard l’architecture et l’urbanisme. Ses maîtres mots sont le fonctionnalisme, l’espace, la lumière et la verdure.

L’idéal de Tony Garnier de séparation des fonctions urbaines et des activités a été fortement appliquée dans le quartier Slotermeer dans l’ouest d’Amsterdam par l’urbaniste Cornelis van Eesteren auquel a été dédié le musée Van Eesteren, ouvert le 15 octobre 2010.

Sources et liens externes

Sources :

- Wikipedia

- Encyclopædia Universalis, Dictionnaire des architectes, 1999, p.267-269.

- OUDIN (Bernard), Dictionnaires des architectes de l’Antiquité à nos jours, 1983, p. 183.

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