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Fondeur

FONDERIES DE SAINT-DIZIER BAYARD LECLERC SALEUR CHATEL

Informations :

  • Nationalité: Française
  • Activité: Fondeur

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Fiche créée ou mise à jour par : le 22 mai 2014

Description:

Fonderies de Saint-Dizier (précédemment Établissements Leclerc, Saleur jeune, Société des Fonderies de Bayard et Saint-Dizier)

Fondée en 1858 par Édouard Leclerc au 510, avenue de la République à Saint-Dizier, La société a d’abord fabriqué des lits en fer, fonte et tôle ainsi que des meubles métalliques. À la fin des années 60, Leclerc construit un second atelier qu’il équipe d’un cubilot afin de couler les éléments en fonte dont il a besoin.

En 1876, Leclerc crée une seconde usine quai Berthelot avec fonderie de seconde fusion pour la production de fontes de bâtiment qu’il loue l’année suivante à M. Saleur qui lui donne la raison sociale d’Établissement Saleur Jeune au capital de 120 000 F. Saleur dirigeait précédemment une fonderie à Osne-le-Val qui disparaîtra en 1884. Son expérience et son savoir-faire permet de diversifier sa production avec des fontes d’art et d’ornement proposées dans un catalogue de vente. La société connaît un rapide succès, passant de 120 à 400 tonnes par mois.

Touché par la crise métallurgique de la seconde moitié des années 80 années, Saleur passe par une liquidation judiciaire et reconstitue son affaire en faisant appel à des actionnaires.

En 1893, la Société anonyme des Fonderies de Saint-Dizier est créée, Leclerc étant toujours propriétaire des bâtiments. Malade, Saleur se retire en 1894. La direction est confiée à M. Thomas. En 1898, les effectifs sont montés à 115 personnes, la production a été multipliée par 4 et la valeur du titre est passée de 500 à 1 186 F. On y fabrique de la fonte de bâtiment, de chauffage, de fumisterie et ornementale.

En 1903, Les Fonderies de Saint-Dizier sont choisies par Hector Guimard, architecte d’art passé à la postérité, pour produire les fontes Art nouveau dont il a conçu les modèles. Le catalogue Guimard s’enrichira jusqu’en 1907, date à laquelle il comporte 44 planches et de nombreux modèles combinables destinés à la construction, la fumisterie, les jardins et sépultures qui seront édités en série. Ils ne connaîtront pas le succès escompté par Guimard.

En 1907, la Société anonyme des Fonderies de Saint-Dizier prend fin. Leclerc crée une nouvelle société en commandite par actions au capital de 320 000 F, sous la raison sociale Société des Fonderies de Saint-Dizier, Leclerc et Cie.

En 1916, la Société des Fonderies de Bayard et Chevillon en prend le contrôle avec 52 % des parts. Elle devient Société des Fonderies de Bayard et de Saint-Dizier. La fabrication de Bayard et Saint-Dizier est présentée dans un catalogue unique. Bayard est dirigée par André Damour (1861-1942) et Saint-Dizier par son gendre Pierre Chatel (1884-1970). Celui-ci prendra également la direction de Bayard à la mort de son beau-père.

À partir de 1921 et jusqu’en 1935, les productions de Saint-Dizier font l’objet de fascicules thématiques édités à part et comportant essentiellement des fontes ornementales de style classique, Guimard, et Art nouveau dans le style de l’École de Nancy.

Après la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction et la généralisation de l’adduction d’eau potable dans les foyers ouvre des marchés prometteurs. Les Fonderies de Saint-Dizier s’aiguillent vers la production de petites pièces de voirie complémentaire de celle de l’usine de Bayard spécialisée dans celle de tuyaux et de raccords. L’usine se mécanise à partir de 1957.

Après le décès de Pierre Chatel et une OPA lancée en 1972, la fonderie de Bayard passe sous le giron de Pont-à-Mousson. Récupérant les parts de PAM, la famille Chatel devient seule propriétaire des Fonderies de Saint-Dizier.

Depuis 1965 l’un des fils de Pierre, François (1917-2018), est à la tête des Fonderies de Saint-Dizier qu’il transforme en société par actions simplifiées en 1973. Il en poursuit la modernisation avec, notamment, l’installation de chantiers de moulage automatique alimentés par coulée continue qui augmentent les rendements, simplifient les modes opératoires et raccourcissent les temps de fabrication.

En 1983 son neveu Pierre Chatel lui succède et devient actionnaire majoritaire de FSD. Dans un souci de compétitivité, de prise de parts de marché et d’ouverture à l’exportation, il met en œuvre une stratégie ambitieuse d’investissements, toujours orientée vers la production de fontes de voirie sur catalogue. Très automatisée, l’usine fonctionne avec une cinquantaine de CDI et a développé un chiffre d’affaires de 15,5 M€ en 2018. Parallèlement, il se positionne sur le marché de l’environnement et de l’assainissement (séparateurs de graisses, d’hydrocarbures, traitement des eaux pluviales…) en développant la société Saint Dizier environnement et en rachetant plusieurs sociétés : Separepur, Itera, Plastiques Armés Nimois, regroupées dans la holding Saint Dizier Participations.

 

(Notice rédigée le 19 mai 2020 par Élisabeth Robert-Dehault à partir des articles de Philippe Delorme, docteur en histoire, publiés dans les numéros 57 et 60 de la revue Fontes et des informations fournies par Pierre Chatel, président des Fonderies de Saint-Dizier.)

 

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