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Fondeur

FONDERIE DU ROULE

Informations :

  • Activité: Fondeur

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Fiche créée ou mise à jour par : le 22 mai 2014

Description:

Fonderie du Roule

Fonderie construite en 1756 pour la fonte à cire perdue du Louis XV de Bouchardon, exclusivement occupée par Houdon de 1772 à 1787, puis consacrée à diverses fontes monumentales, détruite en 1856.

La fonderie du Roule, équipée d’un grand et d’un petit fourneau, fut construite au niveau de l’actuel 168, rue du Faubourg-Saint-Honoré, alors située à la limite de la ville. En 1772, aucune fonte n’y ayant été entreprise depuis Bouchardon, Houdon obtint la permission d’y installer ses ateliers et remit la fonderie en état. Il y forma le mouleur Getti à la fonte à cire perdue. Houdon perdit la jouissance de la fonderie en 1787 ; il fit rebâtir alors pour lui, à ses frais, de nouveaux ateliers de l’autre côté de la rue. La fonderie du Roule, qui n’était en réalité qu’une succession de précaires constructions de planches établies aux frais de la Ville de Paris, s’encombra de moules et de modèles plus ou moins abandonnés comme la gigantesque Renommée de Dejoux, ainsi que de tout un matériel festif municipal. L’État s’en servait à discrétion, n’ayant aucun établissement de fonderie en propre. Le grand fourneau n’étant pas à réverbère, il consommait énormément de combustible. De plus chaque campagne de coulée apportait son inévitable lot de dégradations à des installations fragiles dès l’origine. Il fallait constamment intervenir pour bricoler à moindre coût les réparations les plus indispensables. La fonderie est au début du xixe siècle le domaine réservé de la dynastie des mouleurs des musées nationaux et occasionnels fondeurs à cire perdue que furent Getti, Piggiani puis Jacquet. Le procédé tombant en désuétude, elle est ensuite occupée par des fondeurs au sable. L’établissement très délabré est démoli en 1856. Y furent fondus, à cire perdue, le Napoléon de Houdon pour la colonne de Boulogne (en 1812), les chevaux des monuments équestres de Henri IV et de Louis XIV, modèles de Lemot pour Paris et Lyon. Puis Crozatier l’utilisa à plusieurs reprises, comme en 1830, pour le Louis XVI de Cortot (destiné à la place Royale, le monument n’y fut jamais placé car en écho sinistre la tête n’était pas venue à la fonte), ou en 1824 pour le Louis XVI, modèle de Raggi, pour Bordeaux (fondu par l’occupant en 1942, il n’en reste… que la tête !).

Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (1751-1772), article « Sculpture, Fonte des statues équestres ».

http://inha.revues.org/docannexe/image/3474/img-2-small580.jpg

Planche II : « Plan de profil de la Fonderie, Plan des Galleries et de la grille, et Plan et Profils du Fourneau où l’on fait fondre la Bronze ».

 

Fonderie Saint-Laurent

Fonderie construite en 1805 par Launay pour couler au sable les éléments de la colonne Vendôme, devenue propriété de l’État en 1813, détruite entre 1826 et 1830.

Cette fonderie à l’origine provisoire est établie, à ses frais, par Launay dans l’enclos de la foire Saint-Laurent (actuel quartier de la gare de l’Est) pour mouler au sable et couler les éléments de  la colonne Vendôme dont il reçoit la commande en 1805. La foire avait été supprimée au moment de la Révolution et Launay peut s’établir largement dans un terrain en friches loué à peu de frais. Confisquée par l’État en 1813, elle devient une fonderie étatique en complément de la fonderie du Roule. Le gouvernement y salarie dès lors un gardien. Les artistes qui reçoivent une commande s’adressent aux autorités pour demander l’autorisation d’utiliser l’installation. En cas d’accord, ils doivent trouver et employer leur propre fondeur et sur ordre du gouvernement, le gardien remet à celui-ci, pour le temps des travaux, les ustensiles, outils et locaux qui font l’objet d’un inventaire au début et à la fin, le sculpteur restant responsable de toute dégradation. Y sont fondus les éléments de la fontaine du marché Saint-Martin en 1814 (figures de Gois, Gonon fondeur ?), les reliefs du monument Pichegru en 1824. En 1822/1823, Gois y emploie Mesnel en tant que fondeur pour sa statue de Turenne. A Gois succède Lemot qui arrive fin avril 1823 et y fait fondre, au sable (par Gonon ?), le cavalier de son Louis XIV pour Lyon (le cheval étant coulé à cire perdue au Roule). Les ateliers, constructions précaires et de plus en plus délabrées, sont détruits sous l’autorité de l’architecte Alavoine de 1826 à 1830 lorsque le bail de location du terrain privé loué par Launay vient à son terme. On demande alors conjointement à l’architecte de proposer les plans d’une installation moderne sur l’Ile-aux-cygnes.

Plan de la fonderie Saint-Laurent : http://inha.revues.org/docannexe/image/3474/img-1-small580.jpg

Archives Nationales, Fonds des minutes notariales, Bail Travers-Chobert du 8 septembre 1817, cote ET/CII/717.

 

Fonderie de l’Île-aux-Cygnes

Projet de fonderie étatique très moderne, établi par Alavoine à la fin des années 1820, mais jamais réalisé. L’ile-aux-cygnes (par la suite rattachée à la rive) se situait sur l’actuel emplacement du musée du Quai Branly.

En 1829, la fonderie du Roule (qui est propriété de la Ville) est dans un état de délabrement très avancé et la fonderie Saint-Laurent est détruite. Or plusieurs projets monumentaux sont envisagés, et il devient urgent pour le gouvernement de créer un établissement moderne. Un emplacement est retenu à l’ile-aux-cygnes (actuel emplacement du musée du Quai Branly). Les plans en sont confiés à l’architecte Alavoine qui établit un projet novateur accompagné d’un rapport très documenté (Archives nationales, F/21/555). Ce projet est cependant abandonné, l’État préférant finalement s’adresser à des entreprises privées dont certaines se spécialisent dans les fontes monumentales.

Plan de la fonderie : http://inha.revues.org/docannexe/image/3474/img-3-small580.jpg

Dessiné par l’architecte Alavoine, Archives nationales, F/21/555.

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