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Fondeur

FONDERIE DE BLEY

Informations :

  • Nationalité: Française
  • Activité: Fondeur

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FONDERIE DE BLEY
Fiche créée ou mise à jour par : le 26 octobre 2020

Description:

Auvet-et-la-Chapelotte (70)

 

La fonderie :

Adossé à la colline, le bâtiment du haut-fourneau est construit en moellon de calcaire enduit, couvert d’un toit à croupes et tuile mécanique. La halle de coulée, couverte possède une façade en pierre de taille et moellon de calcaire enduit, sommée d’un large fronton triangulaire. La base de ce fronton porte un cartouche gravé de l’inscription “Ph. Petitguyot – M DCCC XLI” (1841). Le bâtiment de la soufflerie, construit à la même époque, comprend un étage de soubassement ; il est couvert d’un toit à deux pans. Le logement patronal possède un étage en surcroît et un toit à longs pans et demi-croupes. Il conserve une plaque de cheminée datée 1839. Le logement ouvrier subsistant, à un étage en surcroît, a été fortement modifié.

 

Son histoire :

Vraisemblablement possession de l’abbaye de Theuley, la forge est citée pour la première fois en 1454. En 1530, l’usine comprend un haut-fourneau, des affineries, une chaufferie et un marteau. Un bas-fourneau, ou renardière, est attesté en 1562. Abandonné dans le dernier quart du 16e siècle, l’établissement est affermé et redressé à partir de 1598 par Odot Noirot, de Gray, sans que la forge soit reconstruite. L’usine est détruite pendant la guerre de Dix Ans. Elle est reconstruite à partir de 1655 par Jean Juret, qui rétablit le haut-fourneau, et en construit un second à proximité en 1661. Appelé le “petit fourneau”, il est abandonné vers 1677. En 1740, le fourneau produit entre 500 et 600 milliers de fonte par an (soit 250 à 300 t), majoritairement expédiés en Lorraine.

Vers 1750, la Compagnie Chardon, de Paris, occupe les lieux. La production monte à 500 t de fonte en 1772, contre 400 en 1788.

Propriété de l’abbaye de Theuley, le haut-fourneau est confisqué à la Révolution, et vendu à Georges Anthony et Claude Billard en 1795.

En 1822, il appartient à Jean-Baptiste Accarier et Philippe Petitguyot, lequel reste seul propriétaire en 1832. En 1835, le haut-fourneau est équipé de deux lavoirs à charbon, dits patouillets. Il roule 10 à 11 mois par an, produit 800 t de fonte et consomme 48 000 m3 de charbon de bois. Une ordonnance royale du 14 novembre 1836 autorise le maintien de l’usine à fer. Petitguyot entreprend entre 1839 et 1841 la restructuration complète du site. Le haut-fourneau est déplacé, reconstruit à l’emplacement de l’ancienne maison du maître de forges. Un local indépendant est construit à proximité pour accueillir une soufflerie à pistons mue par une roue hydraulique. La maison du directeur est réaménagée dans l’ancien logement du commis et du fondeur. Divers logements ouvriers complètent l’ensemble. L’ordonnance royale du 14 avril 1847 réglemente le régime hydraulique de l’usine. En 1859, elle produit mensuellement 160 t de fonte, soit environ 1900 t par an. Malgré cette hausse de production due à la modernisation du site, le haut-fourneau s’éteint vers 1865.

L’usine est achetée en 1870 par Dropet et Vésignié, négociants à Champlitte, et convertie en fonderie de seconde fusion. Propriété d’Étienne Dropet en 1889, elle est pourvue d’un atelier de polissage, d’un magasin et d’un logement d’ouvriers.

La fonderie est exploitée en 1893 par la veuve de Charles-Émile Viry, puis peu avant 1900 par la maison Lambert et Bayon, qui produit des pièces mécaniques, des chaudières, des articles de fumisterie, des poteaux indicateurs et des “poteries” (marmites, casseroles, pots).

Vers 1907, les successeurs Charles Leuret et fils élargissent les productions au bronze et au cuivre. Dénommée fonderie Roussel et Cie en 1918, elle coule annuellement 500 t de pièces mécaniques sur modèles fournis par les constructeurs (engrenages, poulies, chaudières, etc.).

La fonderie cesse son activité en 1930. L’atelier de moulage, le bâtiment du cubilot (ancienne halle à charbon) et trois maisons ouvrières ont été détruits. Le reste des bâtiments est occupé par des logements et un atelier artisanal. Une chaudière Chevalier (Lyon, 69) et une machine à vapeur Uhler aîné (Dijon, 21) de 25 ch, destinées à actionner la machine soufflante, sont autorisées en vertu de l’arrêté préfectoral du 5 décembre 1856. La chaudière, placée près du gueulard, est chauffée avec les flammes perdues du foyer. L’arrêté préfectoral du 29 novembre 1858 autorise l’utilisation d’une chaudière et d’une machine à vapeur de 10 ch pour actionner le patouillet. En 1859, le haut-fourneau est muni de deux tuyères et d’une chaudière à vapeur de secours. La fonderie de seconde fusion emploie 30 personnes en 1877, 27 hommes, 3 femmes et 6 enfants en 1893, entre 35 et 40 personnes en 1918.

Numéro d'identification de la fiche : 5805f9683aca2d20

 

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