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Fondeur

ECK ET DURAND

Informations :

  • Activité: Fondeur

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Fiche créée ou mise à jour par : le 22 mai 2014

Description:

RICHARD ET QUESNEL (1821 – 1836)

 

RICHARD Louis (1791-1879)

QUESNEL Édouard ou Eugène (ca 1792 – avant 1858)

 

Adresses :

11 rue aux Fèves (ou Aufèvre, ancienne voie de Paris sur l’île de la Cité (présente sur les plans de Paris en 1760 et 1771)

– 3 rue de la Folie-Méricourt, Paris 11e

– 13 rue des Enfants rouges, Paris 3e (1835)

– 15 rue des Trois Bornes, Paris 11e (vers 1839)

 

Louis Richard naît d’un père fondeur à Paris en 1791. Il travaille à ses débuts avec son frère Jean-Jacques (1792-1865). Ils sont encore jeunes fondeurs lorsqu’ils sont distingués par Barye et David d’Angers. Celui-ci voulait diffuser ses médaillons-portraits des personnalités du temps en grand nombre, dans un but d’éducation populaire. Il s’adresse à Louis en 1818, Louis qui signe les premiers temps avec Jean-Jacques « Richard frères », devient ainsi le véritable pionnier de l’édition d’art au sable en grandes séries.

L’alliance de Louis Richard avec le ciseleur Quesnel en 1821 souligne son ambition de passer de la petite fonte plate à la statuaire. Jean-Jacques de son côté en reste à la fonte d’orfèvrerie et s’installe comme fondeur-éditeur de bijoux en fer ; développant toujours son esprit inventif, il y fera une belle carrière.

Louis Richard et Quesnel éditent en particulier des statuettes en série d’auteurs contemporains, qui ont un grand succès. Quesnel s’occupe plus précisément de la production de figures et d’ornements. Richard se consacre plutôt à la fonte mécanique. Ils produisent des sujets en bronze, des pendules, des médailles, des instruments d’optique. Ils travaillent sur commande pour différents sculpteurs renommés : David d’Angers, Moine, Rude,  Barye et, quoique le mot ne soit pas encore inventé dans ce domaine, les deux hommes commencent à pratiquer l’édition. En 1834, à l’Exposition des produits de l’Industrie, ils présentent un tirage en bronze du Pêcheur dansant la tarentelle, de Duret, dont la première épreuve avait été fondue l’année précédente par Gonon. En 1835, ils sont indiqués comme fondeurs, 13 rue des Enfants rouges. Ils se séparent vers 1836 (au moment de la fonte du Surtout du Duc d’Orléans pour laquelle ils obtiennent commande séparément) pour une raison que nous ignorons, mais qui pourrait fort bien correspondre à une différence de points de vue sur la gestion de l’entreprise car l’esprit excessivement aventureux de Quesnel l’entraînera bientôt vers la faillite.

 

QUESNEL et Cie (vers 1836 – 1844-1855)

 

Adresses :

– 13 rue des Enfants rouges, Paris 3e

– 22 rue des Amandiers-Popincourt, Paris 20e (auj. rue du Chemin vert) (après 1848)

– 112 rue de Richelieu, Paris 1er/2e (1844)

– 15 rue de la Paix, Paris 1er/2e (magasin)

– 15 rue des Trois Bornes, Paris 11e (1852)

 

Quesnel reste quelque temps domicilié rue des Enfants rouges puis bientôt s’installe dans les locaux de Carbonneaux dont l’activité vient de cesser, rue des Amandiers-Popincourt. Dès 1835, cet homme inventif et audacieux mais peu prudent se lance avec le sculpteur animalier Christophe Fratin dans une production massive destinée à un marché encore trop jeune pour l’absorber. Au cours de sa première faillite en 1839, Quesnel se retourne contre Fratin, entraînant le sculpteur dans sa chute. Puis il reprend plus ou moins pied, produit quelques fontes d’art en fer, ouvre une boutique à Paris en 1842, se fait remarquer en exposant un buste colossal brut de coulée en 1844 à côté d’une épreuve ciselée et du modèle en plâtre. Il travaille pour Pradier, Cumberworth, Fraikin dont il édite  le fameux Lesbie et son moineau, sans jamais parvenir pourtant à rééquilibrer sa gestion.

Il poursuit l’édition des œuvres de Duret parmi lesquelles L’Improvisateur, exposé au Salon de 1839. Il apparaît en 1844 sous la raison sociale Quesnel et Cie, 112 rue de Richelieu avec en outre un magasin de vases, statuettes et bronzes d’art au 15 rue de la Paix. Il y expose notamment des œuvres de Pradier et de Duret. Il semble que ruiné par la Révolution de 1848, il ait cédé son entreprise à son fils. On retrouve alors L. Quesnel et Cie au 22 rue des Amandiers-Popincourt puis, en 1852, 25 rue des Trois Bornes. Son activité prend fin vers 1855, époque à laquelle il transmet à Delafontaine les contrats passés avec Duret.

 

Fonderie RICHARD-ECK et DURAND (1839-1843), puis ECK et DURAND (1843-1863)

 

RICHARD Louis

ECK Jean-Georges (Né à Franconville, le 24 mai 1795 – Décédé à Paris le 15 novembre 1863)

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, 69e division.

DURAND Pierre (Né 1794 – Décédé en 1880)

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, 72e division. Tombe qui portait à l’origine un médaillon en bronze du sculpteur Hippolyte Étienne Maindron, 1840.

 

Après s’être séparé de Quesnel, Louis Richard, établi 15, rue des Trois Bornes, crée en 1839 une nouvelle association avec le mouleur en bronze Pierre Durand et le ciseleur Jean Georges Eck, sans doute à l’occasion de la commande qui leur est passée pour les portes de l’Église de la Madeleine. Ses contemporains reconnaissent à Louis Richard le talent de restreindre ses coupes au minimum et de produire des fontes si minces que leur distorsion au refroidissement est négligeable. Nous n’avons pas trace des mérites particuliers de Durand, mais nous savons que Eck est un ciseleur réputé. Cette association de talents émérites permet de monter une entreprise qui prend alors un essor considérable et dont la réputation sera internationale. Les bronzes signés du seul nom de Richard sont rares. Il est toutefois cité comme le fondeur préféré de David d’Angers pour le tirage de ses médaillons. Un accident de santé ou de travail provoque le départ définitif de Louis Richard dès 1843.

 

La fonderie Richard, Eck et Durand, puis Eck et Durand a produit un grand nombre d’œuvres dont certaines fort connues comme :

– Les bronzes de David d’Angers,

– Les portes de l’église de la Madeleine, de Triqueti

– Le Louis XIII à l’âge de seize ans, de Rude, en argent, pour le château de Dampierre

– Le Réveil de Napoléon de Rude, pour le parc de Fixin en Côte d’Or

– Des statuettes d’artistes et de personnages célèbres par Barre,

– Le Molière de Bernard Seurre pour la fontaine Molière à Paris

– Le cheval de Fratin à Metz, 1850

– Les dragons de la fontaine Saint-Michel par Jacquemart etc…

En 1863, au moment du décès de Jean Georges Eck, Durand se retire à son tour. Les ateliers sont vendus et de nombreux modèles sont rachetés par Victor Thiébaut.

 

Quelques photos d’oeuvres fondues par Eck et Durand :

– Jeanne Hachette, photo base de la statue de Jeanne Hachette, avec mention du sculpteur (VITAL-DUBRAY) suivie de la date (1851) et plus bas de “Frie de ECK et DURAND”.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Beauvais_Jeanne_Hachette_(base_statue_DUBRAY_1851).jpg

– Cardinal Joseph Fesch, Cour du Palais Fesch, Ajaccio, Corse-du-Sud, sculpteur : Gabriel-Vital Dubray, fonderie : Eck et Durand, 1856

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Cardinal_Joseph_Fesch01.jpg

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fonderie_Eck_et_Durand.JPG

– Plaque représentant un aigle et un chamois, bronze, sculpteur Antoine Louis Barye, fondeur Eck et Durand, Walters Art Museum à Baltimore

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Eck_et_Durand_-_Eagle_and_Chamois_-_Walters_27190.jpg

– Plaque représentant un aigle et un serpent, bronze, sculpteur Antoine Louis Barye, fondeur Eck et Durand, Walters Art Museum à Baltimore

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Eck_et_Durand_-_Eagle_and_Snake_-_Walters_27189.jpg

– Médaillon Jean Joseph Espercieux (1757-1840), bronze, sulpteur David d’Angers, fondeur Erck et Durand, Walters Art Museum à Baltimore

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Eck_et_Durand_-_Jean_Joseph_Espercieux_(1757-1840)_-_Walters_27607.jpg

Sources et liens externes

Sources : 1) DEVAUX (Yves), L’univers des bronzes…, Paris,1978, p.275. - 2) HACHET (Jean-Charles), Dictionnaire illustré des sculpteurs animaliers et fondeurs, de l’Antiquité à nos jours, 2 vol., 18000 pages, 2005. Les fondeurs, tome II, p. 838. - 3) KJELLBERG (Pierre), Les bronzes du XIXe siècle (dictionnaire des sculpteurs), Paris, les éditions de l’amateur, 1989, p. 660. - 4) http://inha.revues.org/3474#tocto2n283
Numéro d'identification de la fiche : N/A

 

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