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Fondeur

DASSON Henry

Informations :

  • Prénom: Henry
  • Activité: Fondeur
  • Date et lieu de naissance et de décès: Né à Paris le 10 mai 1825 - Décédé le 20 mai 1896

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Fiche créée ou mise à jour par : le 1 février 2017

Description:

Fabricant de meubles : grand prix à l’exposition de 1889.

Fabricant de bronzes d’art.

Légion d’honneur, chevalier en 1883, officier en 1889 (Léonore).

 

Il a été salué par la critique et a été récompensé à chaque exposition à laquelle il a participé. Henry Dasson fut l’un des plus célèbres ébénistes et bronziers de la seconde moitié du XIXe siècle. Il s’est intéressé aux chefs-d’œuvre anciens, Louis XVI en particulier. Ses meubles luxueusement ornés de bronzes, de marqueteries ou de panneaux de laque séduisent une riche clientèle internationale, et sont aujourd’hui redécouverts par les amateurs du XIXe siècle. (Source : Wikipédia)

« Il n’était pas que bronzier et fondeur. Dans ses ateliers, de nombreuses matières précieuses étaient travaillées. Ainsi, à l’Exposition universelle de 1878, il a présenté : une table Louis XVI recouverte d’une plaque de jaspe et soutenue par des pieds-cariatides ; un bureau à cylindre avec ornementation de laques d’or et parties de bronze ; une pendule décorée de trois figures de femmes ; une cheminée Louis XVI avec sculptures en marbre blanc et frises en bronze doré ; des montures de vases ; des candélabres ; des flambeaux ». (L’univers des bronzes par Yves Devaux – éd. Pygmalion)

Fils de cordonnier, Dasson se marie en 1854 avec la coloriste Pauline Dussob et débute sa vie professionnelle comme horloger.

Il achète son fonds de commerce à la veuve de Charles Winckelsen pour 14 000 francs, entame sa profession d’ébéniste et, rapidement, présente ses œuvres lors d’expositions remarquables où les styles Louis XIV, Louis XV et Louis XVI “refleurissent avec éclat”.

En 1878, on dit de cet ébéniste que : « nouveau venu dans la carrière industrielle, H. Dasson s’est rapidement créé, par la perfection de ses œuvres, une situation à laquelle nous applaudissons chaleureusement » (critique de l’époque).

En 1889 son crédit universel défiant toute concurrence, Dasson obtient de grands prix artistiques, devient chevalier de la légion d’honneur en 1883 et officier en 1889.

Il arrête d’exercer en 1894 : en octobre une énorme vente aux enchères aura lieu dans l’atelier même.

L’ébéniste meurt en 1896 et est enterré au Père Lachaise où un buste de Dallier surplombe sa tombe.

 

Sa production :

 

Les modèles de Dasson sont majoritairement inspirés du XVIIIe siècle, il crée avec force de précisions et de détails des modèles anciens de style Louis XIV, Louis XV et Louis XVI.

Dans le travail de Dasson, on retient la fabrication de modèles originaux. Artiste dans l’âme et personnage à l’imagination débordante, il va même jusqu’à présenter ses créations particulières dans les Expositions Universelles.

Il peut s’inspirer de modèles anciens et les reproduire en modifiant leurs dimensions, leurs motifs ou leurs bois de placage. Ses créations sont totalement personnelles et il en réalise des séries comme un peintre reprend le même sujet qu’il décline à l’infini. Par exemple il copiera la commode dite “de Fontainebleau” de Riesner en modifiant la marqueterie, passant des fleurettes aux motifs géométriques.

Les meubles d’appuis sont inspirés de Riesner, les petites tables de Carlin et les bonheurs du jour, de Weisweiler.

 

Les bois

Le travail de Dasson révèle un raffinement très particulier, les champs des tablettes ou des tiroirs sont plaqués en ébène ou en acajou parfois moulurés.

Les bâtis sont en chêne très clair et fin, les intérieurs en bois de chêne, d’acajou ou plus rarement en noyer.

Les intérieurs des petits meubles et les parties visibles des tiroirs sont en acajou verni, placage ou massif très sombre et peu veiné.

Pour les placages des bâtis, Dasson affectionne l’acajou de Cuba, l’amarante et la loupe d’Ambine qu’il associe régulièrement pour ses copies de Weisweiler. Pour celles de Boulle il se sert d’ébène et de panneaux de laque.

On retrouve très peu de bois de rose et de violette dans sa production.

Souvent les panneaux de fond sont en érable couleur gris tabac.

La marqueterie est de très belle facture chez Dasson et les façades des tiroirs en sont très souvent décorées.

Toutes les parties visibles de l’ébénisterie sont méticuleusement vernies au point qu’aujourd’hui certains vernis originaux sont encore bien conservés.

 

Particularités

L’épaisseur des portes et des tiroirs est importante. Les arrêtes sont vives.

On note aussi l’ouverture des tiroirs par boutons poussoirs, dissimulés sous la tablette, ils font offices d’ouvertures cachées.

Les pieds de tables sont traversés d’une tige en acier afin d’enfiler les différents éléments qui sont rigoureusement ajustés ensuite. Tous les éléments sont numérotés pour faciliter le montage. La même technique est utilisée pour les colonnes d’angles à cannelures ou à cariatides.

Les décors particuliers font l’objet d’une production très variée, les laques sont généralement en or ancien du Japon et de Coromandel (côte indienne : Tamil Nadu). Les meubles importants sont protégés par du vernis Martin et peints avec des peintures anciennes.

Les montures sont invisibles, comme imbriqués dans le bois et fixés par des picots.

On remarque le travail sur marbre et ses mosaïques. Le marbre favoris de Dasson est la brocatelle d’Espagne, puis vient le blanc veiné, le granit rose, le porphyre rouge, la griotte rouge, le sarrancolin, la brèche d’Alep et le vert de mer qu’il travaille finement.

 

Les bronzes

Bronzier de formation, la qualité de ciselure chez Dasson est exceptionnelle tant par la technique que par l’inventivité.

L’ornementation du bronze est importante, sa technique est prodigieuse, on remarquera que ses maitres-modèles sont d’une grande rigueur et d’une finesse absolue, ce qui permet un très bon rendu à la fonderie.

Nombres des sujets de ses sculptures sont de sa propre création, comme les frises de certains meubles ou les cariatides féminines sur les angles ou les pieds gainés. La garniture est d’une richesse exceptionnelle, c’est aussi par elle que l’on reconnaît la production de Dasson. Il utilise même le bronze pour encadrer certains éléments intérieurs des meubles : dans son travail ce qui n’est pas visible bénéficie tout autant que le reste d’un soin certain. On pense au miroir du fond dans une vitrine, ses angles sont décorés de bronzes sculptés alors qu’ils ne sont pas visibles.

Il y a une grande régularité dans la foule des détails, comme dans les frises ornées d’azurs, de perles…

Les dorures de mercure mat dominent et les dorures très jaunes font l’objet de brunissage, ce qui leur donne du relief.

Les serrures sont travaillées et faites main, souvent ornées d’un trèfle.

 

Dasson fut un ébéniste peu avare de signatures, il estampille ses œuvres au fer froid dans le bois ou dans le bronze. Parfois plusieurs éléments d’un même meuble sont signés.

Quantités d’objets sont signés, souvent datés, et quand la place manque ce sont de ses initiales “H.D” qui sont frappées.

On notera qu’à partir de 1883 les œuvres sont signés “H.D et Cie” car Dasson s’associe à « Evrard & Maronnier » et la raison sociale de la maison en est changée.

 

Dasson, la cote :

Pendule aux trois graces Vente aux enchères du Samedi 2 août 2008 à Cannes – Adjudication à 26 000 euros

Meuble à hauteur d’appui de style Louis XVI – Vente aux enchères du Mercredi 15 décembre 2010 à Paris chez art curial – Adjudication à 42 700 euros

Pendule sur gaine – Vente aux enchères du Samedi 2 août 2008 à Cannes – Adjudication à 27 000 euros

Bureau plat en placage – Vente aux enchères du Jeudi 24 juin 2010 chez Tajan – Prix d’adjudiction : 81 266 euros

Meuble travaillé, marquetterie – Vente aux enchères du Vendredi 17 septembre 2010, Munich – Prix d’adjudiction : 8000 euros

 

Source : L’œil du collectionneur par Jean-Luc Ferrand

(http://argusantiquites.canalblog.com/archives/2012/04/23/24083746.html)

Sources et liens externes

Sources : 1) DEVAUX (Yves), L’univers des bronzes…, Paris,1978, p.259-260. - 2) HACHET (Jean-Charles), Dictionnaire illustré des sculpteurs animaliers et fondeurs, de l’Antiquité à nos jours, 2 vol., 18000 pages, 2005. Les fondeurs, tome II, p. 849-850. - 3) KJELLBERG (Pierre), Les bronzes du XIXe siècle (dictionnaire des sculpteurs), Paris, les éditions de l’amateur, 1989, p. 661. - 4) LEBON (Elisabeth), Dictionnaire des fondeurs, 2003, p. 172-174.
Numéro d'identification de la fiche : 866588f59ff2fac2

 

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  • Publié par : Patricia
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