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Monumen

Croix du Calvaire – Condes

Informations :

  • Sculpteur 1: BOUCHARDON
  • Fondeur: CAPITAIN
  • Adresse ou lieu-dit: 21-23 rue des Crêts Condes
  • Code postal (en France): 52000
  • Localité: Condes
  • Département: 52 - Haute-Marne
  • Région: Champagne-Ardenne
  • Pays: France
  • Continent: Europe
  • Planche Volumen: CAP_PL0940 – Christs série Bouchardon
  • Matériau: Fonte
  • Type d'oeuvre: Oeuvres religieuses
  • Morphologie: croix
  • Année: 1858
  • Titulaire(s) et droits sur les photos:

    Monsieur Alain Catherinet

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Croix du Calvaire – Condes
Croix du Calvaire - Condes - Image1Croix du Calvaire - Condes - Image2Croix du Calvaire - Condes - Image3Croix du Calvaire - Condes - Image4Croix du Calvaire - Condes - Image5
Fiche créée ou mise à jour par : le 9 décembre 2014

Description:

Croix avec Christ d’environ 3 mètres sur piédestal en pierre.

Pièce jointes à télécharger :

C-G.pl886
Titre: C-G.pl886 (18 clics)
Légende:
Nom du fichier: c-g-pl886-2.pdf
Taille: 6 MB

Historique

Qui à Condes n’est jamais passé à côté de la « Croix du calvaire » en haut du village (en face du carrefour de la Rue des Iris) ? Cette croix monumentale qui provient provenir des fonderies CapitaiGény à une histoire des plus intéressantes pour notre commune.

On se souvient du baron Laurent Martin Duval de Fraville (1791-1871), bâtisseur du château de Condes (1837-38), de l’église (1863-65), des ponts, du lavoir (1872) et de plusieurs autres bâtiments du village, mais également ancien maire et bienfaiteur du village.

Notre baron avait eu deux filles (Célinie et Ernestine) et un fils, Gustave né le 3 juin 1822, qu’il mariera en 1853 avec mademoiselle Pauline de Vernois d’une honorable famille parisienne. Il eut la joie de voir naître de cette union Roger en 1854, puis Georges en 1855, deux garçons qui feront sa fierté. Selon la tradition qui veut qu’on plante un arbre à la naissance d’un garçon, notre baron avait fait planter tout le coteau au dessus de la forge en pins, mélèzes et épicéas à l’occasion de la première naissance, et un terrain de quatre hectares sur Treix est planté de même pour la seconde naissance. Mais il plantait beaucoup et de toutes façons.

Notre baron, dans sa démesure, fera encore mieux : "Au sommet du coteau de l’église, écrit-il dans ses mémoires, à 75 mètres des premières maisons du village, extrémité ouest parallèlement au chemin qui conduit à Jonchery, sur un massif de maçonnerie disposé à cet effet, je fais édifier à mes frais, sur le terrain communal, une croix en fonte, avec le Christ d’après Bouchardon. Cette croix, qui doit surtout servir pour les Rogations est d’une assez forte dimension et d’un fort beau modèle, avec son socle en pierre et ses cinq marches qu’il faut franchir ; elle s’élève à dix mètres au dessus du sol, et devra s’appeler Le Calvaire.

Depuis la plate-forme au devant de l’église, un sentier de près de deux mètres de largeur, présentant une pente uniforme et dont je fais également les frais de construction, et bifurque à l’extrémité des jardins de manière à gagner à droite le chemin de Brethenay et à aboutir à gauche à une allée de marronniers d’inde qui conduit à cette croix.

Je fais border d’arbres fruitiers, mais seulement d’un seul côté celui du bas, le sentier dont il vient d’être parlé et jusqu’au point où il rencontre l’allée de marronniers. Ce calvaire se trouve encadré par quatre sapins épicéa ; on arrive à l’intérieur par une porte en fer provenant de l’ancien chœur de la chapelle.

La croix toute gravée, avec les travaux de terrassement, la fourniture et la plantation des arbres dans tout le parcours depuis l’église, me coûte près de mille francs, dont je gratifie la commune. A l’établissement de ce calvaire, se rattache le nom de deux de mes petits-fils : Roger et Georges ; le piédestal porte en relief leurs initiales ainsi que leur écusson. La cérémonie d’inauguration ou de bénédiction, eut lieu le dimanche 17 octobre, avec une certaine pompe"

Une cérémonie que le maire eut soin de transcrire dans les compte-rendus de délibérations municipales :

Le dimanche 17 octobre 1858, à l’issue des vêpres, ont eu lieu l’inauguration et la bénédiction de la croix nouvellement élevée, à l’extrémité ouest du village, au point culminant du coteau de l’église, près le chemin vicinal qui conduit à la route impériale (la R.N19). Ce calvaire, dont le piédestal porte les initiales de deux des petits fils du donateur, Roger et Georges, et qui est entouré d’une clôture en maçonnerie fermée par une grille en fer, devient dès ce moment propriété communale. On y arrive depuis l’église en longeant les jardins, par une avenue plantée d’arbres à haute tige également construite aux frais du soussigné. La cérémonie religieuse, présidée par M. l’abbé Lorrain, chanoine titulaire de Langres, annoncé à l’avance comme délégué de l’évêque, s’est faite avec une certaine solennité et a été suivie d’un feu de joie spontanément dressé par les habitants ( Mairie de Condes. Registre des délibérations municipales pour 1858, p53v°).

Ce blason qui apparaît sur le piédestal de la croix et sur un linteau du château de Condes (que le baron avait fait également construire), appartient à Laurent Martin Duval de Fraville, issu de la vieille famille champenoise des De Fraville, originaire du département de l’Aube, à qui appartenait vers 1195 la grange et le domaine de Fraville dans l’orbite de Clairvaux. C’est d’ailleurs probablement Ferri du Val qui possédait ce fief à cette époque, qui donna alors son non au domaine (Ferri du Val > *Fer – ville > Fraville).

(Voir original aux A.DAube, cartulaire de Clairvaux 3H10, Fraville p 138-141, acte N° 15.17)

 

Or Laurent Martin Duval de Fraville, fils du député de l’Aube Claude Duval de Fraville (1749 - 1830), a été titré baron héréditaire sur Majorat ( le domaine de Condes) par lettres patentes du 4 mars 1820. Il avait acheté à cette occasion l’usage des armoiries que nous voyons ici, pour lui et sa famille. Des armoiries qui, en langage héraldique, se lisent :D’azur à fasce d’or, accompagné en chef de trois croissants d’argent, et en pointe de trois hures de sanglier d’argent ordonnées deux et un.

Dès lors, on comprend mieux l’intérêt de ce tout nouveau baron blasonné, d’orner le soubassement de la Croix du Calvaire de ses armes, un calvaire qu’il dédie symboliquement à ses deux petits enfants mâles, à qui il veut par ce geste, transmettre ses armoiries (qu’il nomme d’ailleurs dans ses mémoires, « leur écusson » - c.f supra-) ainsi que les valeurs de sa famille.

Alain CATHERINET

Référence source

mairie de Condes, Alain Catherinet
Numéro d'identification de la fiche : M1913

      

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