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Fondeur

CORNEAU

Informations :

  • Nationalité: Française
  • Activité: Fondeur

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Fiche créée ou mise à jour par : le 22 mai 2014

Description:

Fonderie Corneau, puis Paillette et Cie, actuellement usine de chaudronnerie Deville (fabrique d’appareils de chauffage et de cuisine)

Adresse : 76 rue Forest, Charleville-Mézières

 

Biographie :

Les frères Corneau, Alfred (né en 1825 – décédé en 1886) et Émile, maîtres de forges, créent en 1846 une entreprise de fonderie de seconde fusion, travaillant sur commande dans le domaine des fontes de bâtiment et de chauffage : poêles à four, réchauds et buanderies. C’est l’un des  fabricants de fonte d’art de la deuxième moitié du 19e siècle, produisant une importante production  de modèles de croix de cimetière, de monuments funéraires, de croix de chemin ou de mobilier urbain.

 

Juliette Corneau (1852-1916), épouse Albert DEVILLEIndustriel 1844-1913

Sidonie Corneau (1859-1933), épouse Henri Joseph Antoine PAILLETTEFondeur 1853 – ?

 

Les frères Corneau associent ensuite leurs gendres, MM. Albert Deville et Paillette à leur activité.

En 1886, les fondateurs confient la direction de l’usine à l’ingénieur Albert Deville. Avec lui l’entreprise Corneau-Paillette devenue Deville, s’oriente vers l’émaillage des fontes et la mise au point des premières machines à mouler pneumatiques.

La notoriété de DEVILLE-CHARLEVILLE s’étend alors sur la France entière.

DEVILLE recentre progressivement ses activités sur la fabrication d’appareils de chauffage et de cuisson domestique tous combustibles, conquérant une place significative sur ce marché.

Dans les années 1920 et 30, Deville connaît une expansion nationale avec une production en fonte brute ou émaillée allant du poêle bois aux vases funéraires et mobilier de jardin. Une extension est réalisée en 1924. Cette extension accueille aujourd’hui un atelier de traitement thermique et l’usine agrandie en 1935 par la construction du siège social (bureaux). La fonderie coule alors 80 tonnes par jour.

L’usine est démantelée lors de la Première Guerre mondiale et à la veille de la Seconde.

Au début des années 1950 l’usine de Charleville est entièrement remaniée, reconvertie et équipée : installations de tôleries, chaînes de peinture, émaillerie, chaîne de montage, tôleries, chaînes de peinture, émaillerie, chaîne de montage, convoyeurs de manutention, etc.

L’activité de la fonderie subsiste jusqu´en 1992, avec un tonnage mensuel de 250 tonnes.

L’entreprise compte au début du 20e siècle jusqu’à 1800 employés ; l’effectif est de 206 employés en 1942.

L’activité de fonderie n’existant plus sur le site, les espaces sont convertis en ateliers de tôlerie.

Suivant les courbes de la Meuse, le site couvre une surface de 40 000 m2 dont 30 000 m2 au sol. La façade du siège social construit en 1935 donne sur la rue Forest. Les bâtiments les plus anciens (1846) sont situés plus au nord, autour d’une cour distribuant les différents ateliers de fabrication

 

Article dans L’union l’Ardennais

(http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/corneau-ou-la-nostalgie-dun-certain-art-de-vivre)

Corneau ou la nostalgie d’un certain art de vivre

Exposition au musée de Charleville, 08 juillet 2012

CHARLEVILLE-MÉZIÈRES (Ardennes). C’était au temps où la fonderie Corneau régnait dans le domaine de la fonte ornementale et domestique. Souvenirs d’un certain art de vivre.

Cela dit, les objets sortis des fonderies ardennaises à la fin du XIXe siècle peuvent présenter de l’intérêt pour toutes les générations. Bancs de jardin, vasques, imposants portemanteaux ou porte-parapluies à l’esthétique déjà annonciatrice des courbes tarabiscotées de l’Art Nouveau, mais aussi objets plus petits comme les décrottoirs, les porte-pipes, les barres d’appui de fenêtres et autres pièces de « fonte de bâtiment »…

Premiers objets du confort moderne

C’est une exposition qui ne concerne pour le moment que la fonderie Corneau (…) il y avait aussi Deville, Paillette, Donc, les fameux calorifères et les imposantes cuisinières de chez Corneau, on les verra peut-être une prochaine fois. Le musée attendra cette occasion ultérieure pour sortir un catalogue ou une publication.

La fonderie Corneau créée en 1846 s’était spécialisée dans la fonte ornementale et les premiers objets domestiques de confort. Le talent des dessinateurs de chez Corneau fut tel que l’on a retrouvé certains objets « copiés » aux États-Unis. A l’époque, les fabrications Corneau alliaient esthétisme et savoir-faire à un point qui a fait déborder la réputation des fontes carolopolitaines au-delà des limites françaises.

« Les créations de la fonderie Corneau à la fin du XIXe siècle », au Musée de l’Ardenne jusqu’au 9 septembre. Salle temporaire, rez-de-chaussée. Entrée gratuite.

 

Œuvres :

– Croix de cimetière en fonte polychrome, fondeur Corneau Frères, 3e quart 19e siècle (?), Bonnac (Ariège 09) – http://patrimoines.midipyrenees.fr/fr/rechercher/recherche-phototheque/index.html?ill=20010900373NUC&emet=IVR73&tx_patrimoinesearch_pi2%5Bstate%5D=detail

– Quelques exemples de la production (plusieurs photos, quelques marques, difficiles à lire) : http://visitardennes.e-monsite.com/blog/la-fonderie-corneau-au-19e-siecle.html

 

Sources et liens externes

Sources : 1) Site de la société Deville qui a repris l'activité Corneau Frères : http://www.flamme-bleue.com/page3.php - 2) http://www.maredret.be/patrimoine/patrimoinehistorique/petitpatrimoine/contenu.htm - 3) Documentation : http://patrimoine-de-france.com/seine-et-marne/conches-sur-gondoire/jardin-d-agrement-dit-parc-du-chateau-de-conches-2.php - 4) Documentation : http://patrimoine-de-france.com/Acteurs/corneau-alfred.php Alfred Corneau est cité comme sculpteur d’une statue en bronze !! - 5) Documents d'archives : AN, F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949. - 6) Bibliographie : COLINET, René. Métallurgie ardennaise, Un territoire, des usines et des hommes. ORCCA/ Castor et Pollux, Epernay Chassigny, 2001, 159 pages, et COLINET, René. Une famille industrielle de la métallurgie ardennaise : les Corneau-Deville de 1880 à 1914. Revue Historique Ardennaise.
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