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Fondeur

CORDEBART

Informations :

  • Nationalité: Française
  • Activité: Fondeur

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Fiche créée ou mise à jour par : le 7 janvier 2021

Description:

Usine de construction mécanique et fonderie Cordebart, puis Cordebart Michaud – Angoulême (Charente), 35 rue de la Rochefoucauld

Cordebart et Michaud ont débuté en 1843.

Cette fonderie et les ateliers de construction mécanique Cordebart, installés rue de la Rochefoucauld en 1854, construisent en 1881 (porte la date) un bâtiment pouvant servir d’entrepôt et de magasin, seul bâtiment de l’usine subsistant après la destruction survenue vers 1980.

Par la suite, l’usine s’installe dans de nouveaux bâtiments, dans une zone industrielle, sous la nouvelle raison sociale Société angoumoisine fonderie et mécanique (Safem).

Ses raisons sociales : en 1847, fondation par N. Cordebart ; en 1854, elle devient Cordebart fils, puis, en 1867, Cordebart frères, enfin Cordebart et Michaud.

À partir de 1923, la société est en commandite, et à partir de 1928, elle devient anonyme.

L’usine coule aujourd’hui de grosses pièces, non plus seulement pour les papeteries, mais aussi pour les installations de produits chimiques. Elle est spécialisée en particulier dans la fabrication des cylindres pour machines à papier. Détruite par les bombardements en 1944, elle occupe de nouveaux ateliers modernisés où travaillent 200 ouvriers.

 

Annexe 1

Les fonderies et ateliers de constructions (Établissements Cordebart), R. Michaud et Cie successeurs, sont parmi les vétérans de la métallurgie charentaise comptant bientôt un siècle d’existence.

Les ateliers de fonderie comportant un pont roulant électrique de vingt tonnes et trois de quinze tonnes, coulent annuellement trois mille tonnes de fonte moulée sur modèles ou au trousseau. Produisant une qualité de fonte à haute résistance, ils livrent spécialement des cylindres de machines à vapeur, des cornues résistant à l’action des acides et du feu, des engrenages de toutes formes et de toutes dimensions, des poulies, etc. Les ateliers mécaniques modernes construisent tous les appareils pour la préparation des pâtes et la fabrication du papier, machines à grande vitesse, à levage automatique, etc., les métiers à tisser les toiles métalliques, les courroies et les feutres, etc., livrent toutes usinées les pièces de tous poids et de toutes dimensions jusqu’à 20000 kilos, et fournissent à l’industrie chimique des engrais les divers appareils qu’elle utilise.

 

Annexe 2

Établissements CORDEBART MICHAUD & Cie SUCCESSEURS à ANGOULÊME. Extrait de : La Papeterie, n° spécial, 1923/1924, p. 179-184.

L’Angoumois, l’un des centres papetiers les plus importants de France, où se fabriquent surtout les papiers lins, devait nécessairement posséder des ateliers de Constructions mécaniques également spécialisés dans la fabrication du matériel de papeterie. Notamment à La Couronne, près d’Angoulême, furent construites de nombreuses machines à papier en continu surtout pour papiers minces.

Le modèle actuel de machine spéciale pour papier à cigarette fut même créé à La Couronne, et de nombreux exemplaires de ces machines allèrent porter à l’étranger, et jusqu’en Russie, la réputation de la Construction Française.

À l’heure actuelle, la construction des machines à papier à cigarettes reste la spécialité incontestée des constructeurs français. Parmi les Ateliers de construction de matériel de papeterie d’Angoulême, ceux de la maison R. MICHAUD & Cie sont de beaucoup les plus importants. Fondés en 1843 par M. CORDEBART, ils eurent successivement pour raison sociale :

  • CORDEBART, de 1843 à 1885
  • CORDEBART Père, de 1885 à 1897
  • F. CORDEBART & Cie, de 1897 à 1904
  • F. CORDEBART, de 1904 à 1913
  • R. MICHAUD & Cie (raison sociale actuelle)

Disposant à la fois d’une fonderie et de moyens d’usinage, les Ateliers CORDEBART eurent naturellement pour clients toutes les papeteries de la région, pour lesquelles ils exécutèrent dès le début, de nombreuses pièces de machines de papeterie.

Familiarisés ainsi depuis longtemps avec ce matériel, ils se spécialisèrent surtout dans sa construction à partir de 1900, époque de la disparition des Ateliers de La Couronne.

Les meilleurs éléments du personnel technique et du personnel de Maîtrise apportèrent alors à la maison CORDEBART leur expérience longuement acquise de la construction de tout le matériel de papeterie.
De nombreuses machines à table plate, des machines à formes rondes pour papiers spéciaux et cartons, dont il serait trop long de donner ici la liste, furent alors exécutées.

La clientèle, d’abord locale, s’étendit à toute la France, à l’Espagne, etc. Une machine à carton fut même récemment livrée au Pérou. Elle y fonctionne à l’entière satisfaction de son propriétaire, lequel, avant de passer commande, avait, au cours d’un long séjour en Europe, comparé minutieusement les modèles des principaux constructeurs, y compris les constructeurs allemands.

En plus des machines à papier, la maison R. MICHAUD & Cie, construit tout le matériel accessoire, mais elle a surtout porté son attention sur la construction des piles défileuses, raffineuses, blanchisseuses, etc., dont elle a mis au point des modèles particulièrement réussis, pour toutes les contenances, depuis 75 kilos, pour la fabrication du papier à cigarettes, jusqu’aux contenances les plus élevées. Grâce à une forme de cuve parfaitement étudiée, à des proportions judicieusement choisies pour le cylindre et les autres organes, la circulation y est très rapide et la trituration s’y fait avec le minimum de force motrice.

Dans une seule fabrique de papier à cigarettes, 36 piles défileuses, blanchisseuses et raffineuses ont été fournies dans l’espace d’une année.

Dans cette usine, dix-sept piles raffineuses de 100 à 120 kilos sont placées dans la même salle, dont une des illustrations accompagnant cet article reproduit une vue partielle ; elles sont alimentées en pâte défilée par huit défileuses de 150 kilos, également fournies par la Maison R. MICHAUD & Cie.

De nombreux autres appareils : meuletons, sécheries isolées, presses, tables de fabrication, tuyauteries d’eau et de pâte en fonte ont été également livrées et de nombreuses transformations effectuées.

Disposant d’une importante fonderie et de puissants moyens d’usinage, la maison R. MICHAUD & Cie, se trouve particulièrement bien placée pour la fourniture du matériel de papeterie, dans la construction duquel la fonte joue un rôle de premier plan.

Les sécheurs notamment, sont coulés par la Maison R. MICHAUD et Cie dans sa propre fonderie et usiné entièrement dans ses ateliers, jusqu’à un diamètre de 3m200, dimension maximum possible en raison du gabarit des compagnies de Chemins de fer. Par un dosage approprié des charges au cubilot, par les soins apportés au moulage et le tour de main de la coulée, elle est arrivée à produire des sécheurs dont la table, sans aucune piqûre, prend sur le tour le beau poli nécessaire à la fabrication des papiers glacés sur machine, de plus en plus demandés. Elle est d’ailleurs, à l’heure actuelle, la seule fonderie française capable de bien exécuter les sécheurs de machine à papier.

Les conduites en fonte pour eau et pâte, si difficiles à bien réussir en fonderie, sont également une de ses spécialités.

Sollicitée de plus en plus par la clientèle papetière, la Maison R. MICHAUD & Cie, augmente continuellement ses moyens de production, de façon à être en mesure, dans un avenir rapproché, de donner satisfaction à toutes les demandes. Noblesse oblige.

Sources et liens externes

Sources :

1) Sur la fonderie Cordebart : http://dossiers.inventaire.poitou-charentes.fr/le-patrimoine-industriel/notice.php?id=IA16066129

2) Sur la métallurgie dans la région d’Angoulême : https://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1956_num_9_1_1111

Numéro d'identification de la fiche : 6555ff73e1fc351c

 

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