Bienvenue, visiteur ! [ S'enregistrer | ConnexionFlux RSS  | 

 

Fondeur

CAPITAIN

Informations :

  • Nationalité: Française
  • Activité: Fondeur

Envoyer cette fiche par Email

favoriteLoadingAjouter à ma sélection
CAPITAIN
CAPITAIN - Image1
Fiche créée ou mise à jour par : le 16 août 2015

Description:

CAPITAIN-BROCARD – CAPITAIN-RÉMOND – CAPITAIN-SALIN – E. CAPITAIN-GÉNY et Cie – FERRY-CAPITAIN

Nationalité : Française

 

1) LA SOCIÉTÉ

Sable, fonte de fer et bronze.

 

  • CAPITAIN-BROCARD – CAPITAIN-RÉMOND (1831-1849)

Cette entreprise de métallurgie va évoluer et se perpétuer à travers plusieurs générations. D’abord destinée à l’épuration du minerai de fer avec Auguste Capitain, elle est dotée par Élophe Capitain, frère d’Auguste, en 1936. La société prend au cours du siècle une grande ampleur, disposant de plusieurs usines aux équipements sans cesse modernisés. On y produit d’abord des fontes moulées en première et deuxième fusion et, à partir de 1900, de l’acier moulé.

 

  • SALIN – CAPITAIN-SALIN (1849-1875)

À la mort d’Élophe, la direction est d’abord assurée par le gendre d’Auguste Capitain, Hyacinthe Salin (époux d’Henriette Capitain). Edmond Capitain, fils d’Auguste, est associé dès 1861 à la direction de l’entreprise dont il prendra la tête à partir de 1875.

Edmond Capitain ayant épousé Charlotte Gény, l’entreprise prend alors le nom de Capitain-Gény.

La fille d’Edmond, Brigitte, épouse Émile Ferry, lui-même issu d’une famille d’industriels de l’aciérie lorraine où il garde des intérêts. Edmond s’adjoint son gendre en 1889. À la mort d’Edmond en 1919, Ferry dirige seul l’entreprise qui devient Ferry-Capitain en 1927.

 

  • CAPITAIN-GENY ET CIE (1875-1927)

* Signatures :

E. CAPITAIN-GENY et Cie (1885-1927)

CAPITAIN-GENY et Cie

E. CAPITAIN-GENY BUSSY Haute-Marne

* Adresses :

Usines

Bussy (Haute-Marne)

Le Rongeant (Haute-Marne) 

* Représentants à Paris :

Bricaire

26 boulevard Magenta, Paris Xe

44, rue Gay-Lussac, Paris Ve, 1914-1920 (plutôt pour la fonte industrielle)

Simonnot

4 Place d’Anvers, Paris IXe, à partir de 1901

23 rue de Rocroy, Paris Xe, à partir de 1912

223 rue Lafayette, Paris Xe, jusqu’en 1919 (plutôt pour la fonte d’art)

Anonyme

78 quai de Jemmapes, Paris Xe, 1921-1926

Robert

3 avenue de la République, Paris XIe, 1921-1926

 

  • FERRY-CAPITAIN (1927-en activité)

La fin des années 1920 est marquée par une crise qui oblige à opérer un virage net. La société pratique la fonte au sable, fabrique alors des fontes d’art en fer et en bronze jusqu’en 1928 date à laquelle elle est contrainte, pour des raisons financières, d’interrompre ses activités artistiques autour de 1930 pour se consacrer exclusivement à une production industrielle de grosses pièces, en fonte et en acier, et le taillage de couronnes d’un diamètre important.

À la mort d’Émile en 1943, Maurice Ferry reprend les rênes de la société. En 1970, Pierre Ferry qui lui était associé depuis 1953, prend la tête de l’entreprise jusqu’à sa propre mort en 1997. Dans la tradition familiale, il s’était adjoint sa fille Marthe (épouse de Jean-Baptiste Prunier), laquelle dirige actuellement l’entreprise.

Toujours active, l’entreprise Ferry-Capitain est aujourd’hui une SAS ; elle est spécialisée dans la production de grosses pièces pour l’industrie pétrolière, les mines, les cimenteries, les centrales électriques…

 

2) HISTORIQUE EN QUELQUES DATES

1831 : Auguste Capitain (1795-1878) et son beau-frère Brocard construisent un bocard à dix pilons et un patouillet sur la rive droite de la Marne au lieu-dit Bussy sur la commune de Vecqueville. Le minerai de fer, extrait sur la colline de Thonnance-lès-Joinville, descendait par un glissoir.

1836 : Élophe Capitain (1793-1849), frère d’Auguste, est autorisé à construire un haut-fourneau à Bussy, sur la rive gauche de la Marne. Auguste l’est aussi pour étendre à l’année entière le roulement du bocard et du patouillet.

1837 : Élophe Capitain s’associe au banquier langrois Pyonnier pour construire un second haut-fourneau.

Les années suivantes, deux fours de seconde fusion de type Wilkinson produisent de la fonte de moulage. Parallèlement, des améliorations sont apportées aux hauts fourneaux : soufflage à l’air chaud, monte-charge hydraulique et nouveau type de garnissage.

1841 : Publication d’un catalogue de fontes d’ornement destinées au bâtiment sous la raison sociale Capitain-Rémond et cie. La société possède un magasin d’ornements à Paris, 40, rue du Faubourg Saint-Martin.

1847 : Rachat, avec deux partenaires, de la Forge de Joinville et de son fonds de modèles à la suite de la faillite Godefert. Les modèles des successeurs malheureux de celui-ci, Mauclère puis Rollet seront également rachetés après 1880 et en 1890.

1849 : Mort d’Élophe Capitain.

1850 : Auguste Capitain et la famille Salin reprennent l’usine de Bussy qui devient société Salin et cie, dirigée par Hyacinthe Salin (1808-1878), beau-frère d’Edmond Capitain (1835-1919), fils d’Auguste Salin, maître de forges à Abainville (Meuse).

1855 : L’usine est reliée au chemin de fer de Blesmes à Gray par un embranchement, ce qui lui permet de livrer 2 000 tonnes de pièces moulées et 600 tonnes de fonte d’affinage pour la fabrication du fer.

1860 : Médaille d’honneur à l’exposition de Saint-Dizier récompensant la production de cylindres de laminoir. La société obtiendra des médailles ou grand-prix à d’autres expositions départementales pour la qualité de ses fontes mécaniques mais aussi d’art et d’ornement. : Chaumont en 1865, 1873 et 1882, Langres en 1913.

Edmond Capitain est élu maire de Vecquevillle.

1861 : Une nouvelle société : Capitain-Salin, formée entre Hyacinthe Salin et Edmond Capitain, se substitue à la précédente.

1865 : Une soufflerie à vapeur est installée. Les hauts-fourneaux produisent 6 à 8 tonnes de fonte par jour.

1866 : Construction d’un grand haut-fourneau circulaire à l’écossaise remplaçant les deux précédents. L’usine occupe 350 ouvriers.

Mariage d’Edmond Capitain et Charlotte Gény, fille et nièce de maîtres de forges. Construction du château de Bussy qui accueille le couple en 1872.

1871 : Edmond Capitain est élu conseiller général.

1873 : Trois nouveaux cubilots sont installés, avec une soufflerie à vapeur de 6 chevaux.  Chaque cubilot fournit 6 tonnes de fonte par jour distribuées dans les halles de moulage. 12 grues de 4 à 30 tonnes sont installées. Bussy coule de grosses pièces (15 à 20 tonnes). La production annuelle est de 7 000 tonnes. Du matériel ferroviaire est fabriqué dans les nouveaux ateliers de construction mécanique. L’usine emploie 390 personnes. 56 familles d’ouvriers bénéficient des logements construits par l’usine.

1875 : Les Salin se retirent et poursuivent leur activité à Dammarie-sur-Saulx et Écurey dans la Meuse. Une nouvelle société est créée : E. Capitain-Gény et cie.

1878 : Capitain-Gény participe à l’Exposition universelle et obtient une médaille de bronze dans la classe 25 (Matériel de chemin de fer) et d’argent pour ses fontes d’art et d’ornement.

500 ouvriers travaillent à l’usine, dont 50 enfants. Il y a cinq cités et trois maisons ouvrières. Une politique sociale mutualisée avec le personnel est mise en place.

1879 : Charlotte Capitain-Gény hérite des usines de Tempillon à Rachecourt-Suzémont et de Montreuil-sur-Blaise.

1880 : Dans le cadre de sa participation à l’Exposition universelle, Edmond Capitain reçoit la Légion d’honneur.

1889 : Edmond Capitain, Auguste Salin (1848-1919) et E. André (Cousances) rachètent les bâtiments, les modèles et le magasin de vente parisien de l’usine de Montiers-sur-Saulx après la liquidation de Turquet-Colas. Situé quai de Jemmapes, le magasin devient, la même année, Comptoir des fontes de bâtiment et permet aux trois associés, auxquels s’est joint Auguste Chatel (Bayard), de faire le commerce de leurs productions : Tuyaux, colonnes et plaques pour Chatel-Mathieu, fontainerie, fumisterie et quincaillerie pour André, fontes d’ornements pour Capitain et Salin.

Capitain-Gény participe à l’Exposition universelle avec des pièces monumentales ainsi que des fontes d’art et d’ornement pour lesquelles elle recevra une médaille d’argent et une médaille d’or. Celle-ci lui vaudra d’être promu officier de la Légion d’honneur.

1889 et 1892 : Edmond Capitain associe à ses affaires ses gendres Émile Ferry (1860-1943) et Charles Lallemand (1857-1938), tous deux polytechniciens.

Une machine à vapeur de 100 chevaux est installée.

1891 : Le Comptoir est la propriété de Capitain et Salin. Les deux familles resteront liées jusqu’en 2010 au travers du Comptoir dont chacun détient 50 %.

1892 : Le Comptoir des fontes rachète le fonds de modèles artistiques de Thiriot (Paris). À une date inconnue, il a également repris les modèles religieux de la maison Hochard.

1895 : Émile Ferry, fils du co-fondateur de Micheville, important groupe sidérurgique lorrain basé à Villerupt, devient co-gérant.

1896 : Rachat par le Comptoir des modèles artistiques Denonvilliers (Sermaize-sur-Saulx) et production de fontes d’art à l’usine du Rongeant (Suzannecourt), louée puis rachetée en 1910 par Capitain. Maurice Denonvilliers devient directeur artistique du Comptoir des fontes.

1900 : Sous l’impulsion d’Émile Ferry, création d’une fonderie d’acier moulé, alimentée par un four Martin-Siemens de 4 tonnes.

1900 : Participation à l’Exposition universelle. Capitain-Gény est hors-concours et membre du jury.

1901 : Extinction du haut-fourneau circulaire.

1908 : Edmond Capitain rachète à la famille d’Orléans une parcelle de terrain à Joinville pour créer un jardin public dénommé le Petit-Bois qu’il orne de statues avant de le donner à la ville.

1914 : Edmond Capitain et Émile Ferry font partie du Comité des Forges qui rassemble tous les grands patrons de la sidérurgie en France.

L’usine est alimentée en énergie électrique. La Première Guerre mondiale décime le personnel.

1915 : À la demande du gouvernement, l’usine produit, pendant toute la guerre, 60 000 tonnes de fonte et d’acier livrées à l’armée. Les femmes tournent 15 tonnes d’obus par jour et fabriquent des grenades.

1918 : L’usine est bombardée par l’aviation allemande.

1919 : Mort d’Edmond Capitain.

1919 : Émile Ferry (1860-1943) lui succède. Reconstruction et modernisation de l’usine. Parallèlement, Émile Ferry dirige ou crée d’autres usines. Parmi elles :

  • 1911-1940 : Création et présidence des Établissements Delattre et Frouard,
  • 1900 : Co-fondation et vice-présidence des mines d’Amermont-Dommary,
  • 1917-1930 : Présidence des Aciéries de Micheville.

1927 : La société devient Ferry-Capitain.

Émile Ferry rachète la maison d’édition parisienne de bronzes d’art Peyrol qui fonctionnera jusqu’en 1936. Le Comptoir devient, durant cette période, Comptoir français d’art.

1943 : Mort d’Émile Ferry.

1943 : Son fils, Maurice Ferry (1894-1970), gérant de Ferry-Capitain depuis 1922, prend les commandes du groupe et le développe en même temps qu’il assume la présidence des Mines d’Amermont et différents postes au Comité métallurgique de Champagne et au Syndicat des fondeurs de France. Comme son père et son grand-père, il prône une politique de compétitivité et de formation par apprentissage tout en étant attentif au bien-être social.

1958 :  Installation des premiers fours électriques à induction.

1967 : Création de la holding CIF (compagnie industrielle et financière), regroupant les différentes sociétés et biens des héritiers d’Émile Ferry.

1970 : Mort de Maurice Ferry. Son fils Pierre (1927-1997) lui succède.

1976 : Construction de la grande halle d’usinage, installation d’une tailleuse pour pièces de 12m de diamètre.

1978 : Rachat de l’entreprise Roche à Reims, société dotée d’une fonderie (fermée par la suite), d’un atelier d’usinage et de machines spéciales.

1986 : Installation d’un tour vertical usinant des couronnes de 14m de diamètre.

1988 : Reprise de la fonderie de Fives Cail Babcock à Denain et création de la société FAD (Fonderie et aciérie de Denain).

1993 : Reprise d’une halle de gros usinage appartenant à VSG (Thyssen) à Hattingen (Allemagne). Création de la société FCH dotée de la plus grande tailleuse d’engrenage en Europe.

1997 : Mort de Pierre Ferry. Sa fille Marthe poursuit le développement de l’usine sur les marchés de grosses pièces pour tous secteurs industriels dans le monde. De nombreux investissements sont faits.

2005 : Reprise de la société CMD Engrenages et Réducteurs, spécialisée dans la réalisation d’équipements de transmission de puissance à fort couple et basse vitesse. Avec cette acquisition, le groupe CIF a doublé son chiffre d’affaires. La couverture commerciale est mondiale avec plusieurs filiales de vente dans le monde.

2010 : Certification ISO 14001.

2012 : La CIF a un chiffre d’affaires consolidé de 180 millions d’euros. Elle exporte directement 75 % de sa production dans le monde entier et emploie 1 200 personnes. Ses sociétés travaillent pour les secteurs stratégiques : extraction minière, de pétrole, cimenterie, production d’électricité d’origine thermique, nucléaire, hydraulique et éolienne, sidérurgie, industries chimique et aéronautique, papeterie, agroalimentaire. Bussy fabrique des pièces pouvant atteindre 80 tonnes et usine des couronnes de 12 mètres de diamètre. Certaines de ses réalisations s’intègrent dans des chantiers emblématiques : voussoirs du tunnel sous la Manche, parapets du viaduc de Millau, tunneliers pour la construction des métros de New Delhi et Barcelone, machinerie du pont Gustave Flaubert de Rouen.

2016 : Participation puis rachat du groupe HDI dont la principale usine est la fonderie d’acier moulé Hachette et Driout à Saint-Dizier.

 

3) CAPITAIN-GENY ET FERRY-CAPITAIN FONDEURS D’ART

La date des premières productions de fontes d’ornement ou d’art n’est pas connue. Elle est attestée en 1889 par l’obtention d’une médaille lors de l’Exposition universelle qui s’est déroulée à Paris.

L’enrichissement du fonds de modèles se constate au travers des catalogues édités à différentes dates, entre 1900 et 1930. Parmi les sculpteurs, auteurs de modèles édités en série, figurent Paris, Nadaud, Charpentier, Massoulle, Rambaud, Frère, Bailly, Coinchon, Laurent-Leclaire, Masson, le vicomte du Passage…

Cette production de fontes ornementales sera complétée par de belles commandes publiques, en bronze ou en fonte de fer, parfois exécutées avec Salin. Parmi elles, on peut citer à Paris : deux allégories équestres pour le Grand palais par Peter, quatre grands groupes de Forgerons par Michel pour le pont de Bir-Hakeim, le Monument de Le Play par Allar au Jardin du Luxembourg, le Monument Lamarck par Fagel au Jardin des Plantes. En province et à l’étranger : le Monument de la défense de Saint-Dizier par Carillon, quatre grandes allégories fluviales pour le pont du canal à Saint-Quentin par Theunissen, les portes de l’église de la Candelária à Rio de Janeiro par Lopez, le Monument de L’Union postale de Berne par René de Saint-Marceaux. D’autres monuments portent la signature de Falguière, Bartholdi, Fagel, Allar, Mercié…

 

4) COMPTOIR FRANÇAIS D’ART

(1889-1896-1928-1936 – Fonte de fer seulement) 

Dépôt à Paris

78 quai de Jemmapes, Paris Xe

La branche artistique de CAPITAIN est reprise par le Comptoir français d’art. Le comptoir est créé dès 1889, à partir du rachat des usines et des modèles de la société Turquet-Colas (55, Montiers-sur-Saulx) en faillite. Viennent s’ajouter : Thiriot (92, rue Amelot à Paris – 1892) et Hochard (Paris).

Une entente réunit quatre grands manufacturiers de la métallurgie, Edmond Capitain, Auguste Salin, Auguste Châtel (société Châtel-Mathieu et Cie) et Victor André qui fondent la société en 1889 dédiée essentiellement à la production et au commerce de fontes industrielles pour le bâtiment et la quincaillerie. Le Comptoir général des fontes de bâtiment avait pour objet de revendre à Paris, dans un dépôt unique installé quai de Jemmapes.

Chaque société alimente le stock selon sa spécialité :

  • Châtel-Mathieu « grosses fontes », tuyaux, colonnes, plaques…
  • André, produits relatifs à la fontainerie, fumisterie, quincaillerie…
  • Capitain-Gény et Salin, fontes d’ornement, en particulier les statues…

 

En 1891, le Comptoir est reconstitué sous le titre Comptoir général des fontes de bâtiments et de fumisterie uniquement entre Salin et Capitain-Gény.

En 1896, le rachat par le Comptoir de la fonderie d’art Denonvilliers (Sermaize-sur-Saulx, devenue Sermaize-les-Bains en 1897, Marne) va donner une nouvelle orientation à la production. Denonvilliers qui demeure quelque temps dans l’entreprise (qui est dirigée par L. Renard) en qualité de directeur artistique va largement contribuer à développer un secteur consacré à la fonte d’œuvres d’art. La société devient Comptoir général des fontes d’art, de bâtiments et de fumisterie. La production d’art qui porte sur toutes sortes d’objets d’ornement et de ferronnerie d’art s’inspire de modèles religieux pour la fabrication de statues, non sans rapport avec les modèles de Denonvilliers, fonte de fer, modèles essentiellement religieux, mais la production est déplacée dans une annexe de Bussy, une usine située à 2 km, au Rongeant, dans la commune de Joinville. Deux catalogues sont conservés par l’ASPM, l’un probablement de 1908, l’autre de 1928. Les fontes d’ornement se font soit en bronze, soit en fonte de fer. Le bottin commercial souligne l’existence d’ateliers spéciaux pour la fonte de pièces monumentales. Sortent de ces ateliers : Chevaux ornant le Grand Palais à Paris (d’après Peter) ; Buste de l’abbé Ménestrel de Thomson ; groupe pour le pont de Passy d’après Michel…

En 1906, la société redevient Comptoir général des fontes de bâtiments et de fumisterie.

Maurice Denonvilliers l’a quittée, sans doute en 1905, pour créer sa propre fabrique, spécialisée dans l’édition de statues d’inspiration religieuse.

En 1916, Auguste Salin et Edmond Capitain renouvelle leur association.

Réagissant à la crise de la fin des années 1920, Émile Ferry recentre toute la production de bronzes d’art au Comptoir, qui devient Comptoir français d’art en reprenant en 1927 la maison d’édition Peyrol, installée à Paris depuis 1852, bénéficiaire d’un contrat d’exclusivité avec Rosa et Isidore Bonheur, et d’Hippolyte Peyrol. Mais la désaffection de la clientèle est telle que, à partir de 1936, le Comptoir lui-même abandonne la fonte d’édition pour ne garder que la fonte de fer ornementale : tuyaux et colonnes, balcons tous styles, vases, coupes… Ce recentrement s’accompagne d’une concession pour la vente des fonderies de Montreuil-sur-Blaise, anciens établissements Réveilhac et Suppot.

En 1995, le Comptoir était toujours en activité, dirigé par Hubert Salin.

La famille Salin a poursuivi une activité de fontes d’art dans la Meuse, dans les usines de Dammarie-sur-Saulx et d’Écurey, jusque dans les années 1980. Le site de Dammarie a été racheté à la fin des années 1990 par les fonderies de Brousseval. La fonte d’art a toujours été marginale dans cette entreprise qui avait toutefois racheté le fonds de Desforges, Brochon et Festugière (voir notice BROUSSEVAL).

Le fonds des modèles constitué par les acquisitions des familles Capitain et Salin, incluant le catalogue Denonvilliers, est aujourd’hui géré par l’ASPM. Il contient environ 400 modèles artistiques du XIXe siècle, en plâtre ou fonte, composé essentiellement de statues profanes ou religieuses et de bustes.

Complément

Pour télécharger les catalogues, c'est ici :

- Catalogue travaux publics, vicinalité : https://www.ars-metallica.fr/ads/album-vicinalites-travaux-publics-villes-chemins-de-fer/

- Album général 1911 : https://www.ars-metallica.fr/ads/album-general-des-fontes-dart-et-de-batiment-album-n-2855/

Sources et liens externes

Sources : Archives privées, Archives ASPM, Catalogues, LEBON (Elisabeth), Dictionnaire des fondeurs, 2003, p. 128-131 - Documentation musée d’Orsay - HACHET (Jean-Charles), Dictionnaire illustré des sculpteurs animaliers et fondeurs, de l’Antiquité à nos jours, 2 vol., 1800 pages, 2005. Les fondeurs, tome II, p. 824-825 - MOINE (Jean-Marie), Les barons du fer, Presses universitaires de Nancy, 1989, passim. Voir tableau généalogique p. 532-533 - https://www.fontesdart.org/vecqueville-de-capitain-a-ferry-capitain/

Photos : Edmond Capitain

Numéro d'identification de la fiche : 72455d0b300e72eb

 

1246 vues au total, 0 vues aujourd'hui

  

Ces fiches peuvent aussi vous intéresser :


Autres fiches de la même catégorie :

Retour à la catégorie

no-image
 

Fondeur

SAINT-CYBARD

Usine de construction mécanique, fonderie de Saint-Cybard - 116 rue de Bordeaux - Angoulême (Charente)  Cet atelier de construction mécanique pour la papeter...

15 janvier 2021

42 vues au total, 0 vues aujourd'hui

no-image
 

Fondeur

CORDEBART

Usine de construction mécanique et fonderie Cordebart, puis Cordebart Michaud - Angoulême (Charente), 35 rue de la Rochefoucauld Cordebart et Michaud ont déb...

7 janvier 2021

82 vues au total, 0 vues aujourd'hui

no-image
 

Fondeur

DURAND Louis

Ancienne fonderie de fer et de cuivre Durand, puis Fonderies de Creil, puis de la Société des Constructions Mécaniques de Creil, actuellement entrepôt industrie...

5 janvier 2021

81 vues au total, 0 vues aujourd'hui

Vous devez être connecté pour contacter le rédacteur de la fiche. Inscrivez-vous en cliquant sur S'enregistrer

QR CODE