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Fondeur

BROUSSEVAL (Société anonyme des hauts-fourneaux et fonderies de)

Informations :

  • Nationalité: Française
  • Activité: Fondeur

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BROUSSEVAL (Société anonyme des hauts-fourneaux et fonderies de)
Fiche créée ou mise à jour par : le 22 mai 2014

Description:

BROUSSEVAL (Société anonyme des hauts-fourneaux et fonderies de Brousseval)

Sociétés regroupées sous le nom de BROUSSEVAL : DESFORGES, BROCHON et FESTUGIÈRE Frères, BROCHON, BROUSSEVAL

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, il n’existait point, à Brousseval, d’établissement métallurgique. À côté du village se trouvait un domaine et un château, nommés le Champ-Bonin. Ce domaine avait appartenu à une famille du même nom, qui y résidait encore entre 1732 et 1737.

L’origine de l’usine de Brousseval remonte à 1796, date du transfert dans cette commune du haut-fourneau d’Adrien (de Wassy), maître de forges à Montreuil-sur-Blaise (Haute-Marne). En effet, en 1796, le domaine du Champ-Bonin appartenait à un sieur Adrien de Wassy, déjà propriétaire du haut-fourneau et de la forge de Montreuil-sur-Blaise. Le domaine du Champ-Bonin était et est toujours traversé par une dérivation de la Blaise dénommée « canal des Moulins ». Cette dérivation prend naissance à l’extrémité méridionale du domaine. Ce canal n’a jamais servi à faire mouvoir l’usine de Brousseval, il dépendait de trois moulins situés à Wassy, lesquels appartenaient au duc d’Orléans. Il en résultait que les tenanciers ou propriétaires de ces moulins exerçaient tout le long du canal des droits de servitude sur les Usines de Brousseval.

À côté de ces moulins, existait, dans le domaine de Brousseval, une source alors plus abondante qu’aujourd’hui et nommée la fontaine du Haut-Sang. Cette fontaine servait à faire tourner les roues de deux petits moulins. Comme elle avait l’avantage de ne pas tarir et de ne geler jamais, le sieur Adrien demanda, en 1796, à l’autorité administrative, la permission de transporter à Brousseval le haut-fourneau de son usine de Montreuil.

La permission demandée par le sieur Adrien lui fut accordée. Telle est l’origine des Usines Métallurgiques de Brousseval.

Adrien donne l’usine de Brousseval en dot à sa fille Jeanne-Clotilde en 1816 qui épouse Élie Constant Daguin ; l’usine compte alors 22 ouvriers.

Pierre-Gilles de Chanlaire la rachète en 1831 et fait construire un deuxième haut-fourneau et un second cubilot en 1837.

Puis l’usine passe à Moinot et Delière (Nicolas Moinot, 1806-1879, Bar-le-Duc, et Françoise-Céline Delière (1815-1907), sa femme.

Leur succèdent en 1859, deux frères Festugière, venus du Périgord.

En 1856, décédait en Périgord, dans une localité nommée les Eyzies, M. Eugène Festugière (1805-1856), Directeur et copropriétaire des Forges du Périgord. Il laissait deux fils, dont l’aîné Georges Jean achevait alors ses études à l’École Supérieures des Mines à Paris. Le décès de M. Eugène Festugière entraîna la liquidation de la Société des Forges du Périgord. Georges, à sa sortie de l’École, vers 1857, (…), à la suite de démarches dont on ignore le détail, porta ses vues sur la Haute-Marne, il acheta en 1859 le domaine et la petite usine de Brousseval.

Festugière, Georges Jean (1835-1870), et son frère Émile reprennent la fonderie de Brousseval. Georges Festugières apportait ses capitaux et ses connaissances d’ingénieur. Il donna très rapidement à l’usine un développement important. Comme la fonte de première fusion tirée directement des hauts-fourneaux et dont l’homogénéité était insuffisante ne se prêtait pas à la fabrication de ces moulages légers, M. Georges Festugières eut la bonne idée d’ajouter à cette fabrication une nouvelle branche de moulages plus grossiers. Il fut très rapidement amené à introduire dans l’usine la fabrication des tuyaux de conduite en fonte, à joint de caoutchouc, qui en est resté l’une des spécialités. Archives personnelles de Mme E. Robert-Dehault Saint-Dizier.

Georges Jean Festugière meurt le 11 mai 1870 à Brousseval (Haute-Marne), à 34 ans.

(Pour citer ce document : « Festugière, Georges Jean (1835-1870) », correspondancefamiliale [En ligne], Compléments historiographiques, Biographies, F, mis à jour le : 09/01/2012).

Les frères Festugière ont deux associés :

Desforges, ancien exploitant d’un haut-fourneau à Marnaval puis des hauts-fourneaux de Brousseval, M. Desforges apportait dans l’association sa connaissance de la conduite du haut-fourneau.

Brochon, fabricant de fontes à Paris depuis 1847, c’est-à-dire propriétaires de modèles qu’il fait couler dans différentes usines dont celle de Donjeux (Haute-Marne) qu’il rachète vers 1855. M. Brochon apportait une collection assez importante pour l’époque, de modèles de fonderie dont il était propriétaire à Donjeux, ainsi qu’un magasin et un dépôt dont il était locataire à Paris, rue du Grand St-Michel. Pour les modèles (chenets, grilles à houille à coke, modèles d’ornement), M. Lacombe signale qu’ils n’ont pas été détruits lors d’un incendie à Donjeux.

(La statue de Jeanne d’Arc, rue principale à Domrémy, est signée : FONDERIES ART. BROCHON  DONJEUX (Hte MARNE) ; la fontaine de la Pomme de Pin à Raon-l’Étape (Vosges) lui est également due…)

L’usine produit des fontes d’art (ornement et architecture) comme en témoigne un catalogue non daté et le rapport de l’exposition industrielle, agricole et horticole de Saint-Dizier en 1860.

En 1870 Alfred Desnoyers envisage, avec l’appui de son beau-frère Charles Mertzdorff, de s’associer aux frères Georges Jean et Émile Festugière, ses cousins par alliance (Cécile Target épouse Georges Jean Festugière en 1868), qui exploitent les hauts-fourneaux de Brousseval (Haute-Marne). Apparemment sans suite.

En 1872, un troisième haut-fourneau est adjoint et l’entreprise devient la Société anonyme des hauts-fourneaux et fonderies de Brousseval.

En 1889, elle obtient une récompense  pour la qualité de ses productions à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris. Les pièces décoratives présentées « ornaient les différentes parties des palais du Champ de Mars et, en particulier, le Dôme central et le Palais des machines».

En 1902, l’usine éteint ses hauts-fourneaux qui sont détruits (fonte de première fusion) et  se reconvertit dans la seconde fusion, d’où construction de cubilots. Un catalogue de fontes funéraires et religieuses édité en 1904 atteste de la poursuite de la production artistique.

En 1918 : entrée dans le capital de Stein, Aubry et Ferry en 1918.

En 1928 : l’entreprise est rachetée par la famille Lang-Ferry, André Lang prend en mains la direction de la société pour un demi-siècle.

En 1933 : création de Soval, filiale de distribution de pièces de voirie et adduction d’eau.

En 1960 : regroupement sur un seul site de la Société anonyme des hauts-fourneaux et fonderies de Brousseval et de la Société des fonderies de Montreuil-sur-Blaise (Anciens Établissements A. Réveilhac – Support & Cie , fontes spéciales de fumisterie) sous le nom de Fonderies de Brousseval et Montreuil.

1989-1992 : Brousseval participe au chantier du Tunnel sous la Manche en fournissant des milliers de voussoirs pour le tronçon britannique.

En 1995 : l’entreprise est certifiée ISO 9002 (voir annexe concernant la norme ISO).

En 1998 : développement du secteur ferroviaire : matériel roulant.

Juin 1998 : reprise des Fonderies Salin par les Fonderies de Brousseval et Montreuil. (Les fonderies Salin deviennent Société Nouvelle Fonderies et Ateliers Salin, 11 rue du Fourneau, 55500 Dammarie-sur-Saulx).

En 1999 : l’entreprise est certifiée ISO 9001 grâce à la création du bureau d’études.

En 2003 : Mise en place de deux nouveaux fours à induction de 12 tonnes et d’une poche de coulée automatique – chantier BMD.

En 2004 : passage à la norme ISO 9001 / version 2000.
Mise en place d’une nouvelle ligne de production – chantier Savelli.

(Pour citer ce document : Extraits de « Brousseval (fonderie) », correspondancefamiliale [En ligne], Compléments historiographiques, Monographies, vie économique,mis à jour le : 11/01/2013)

En 2007, celle-ci préside toujours aux destinées de la fonderie qui emploie environ 400 personnes. Ses productions sont essentiellement axées sur l’hydraulique, la voirie, le matériel ferroviaire et l’industrie chimique.

En juin 2012, les Fonderies de Brousseval et Montreuil étaient touchées par un important incendie détruisant trois fours. Deux fours neufs ont été réinstallés au premier semestre 2013 et ont été redémarrés début septembre.

FONDERIES DE BROUSSEVAL ET MONTREUIL,
1 rue de l’Usine – F52130 BROUSSEVAL – TEL (0033) 03 25 56 74 74 – FAX : (0033) 03 25 55 38 00.

Pièce jointes à télécharger :

Histoire par Jean-Yves Somborn 1984
Titre: Histoire par Jean-Yves Somborn 1984 (28 clics)
Légende: Histoire de l'entreprise par Jean-Yves Somborn 1984
Nom du fichier: bal-hist-somborn.doc
Taille: 30 KB
Histoire par M. Lacombe 1918
Titre: Histoire par M. Lacombe 1918 (25 clics)
Légende: histoire de Brousseval par M. Lacombe (vers 1918)
Nom du fichier: bal-hist-lacombe.doc
Taille: 57 KB
Histoire par Paul Festugière 1924
Titre: Histoire par Paul Festugière 1924 (24 clics)
Légende: Histoire de l'entreprise par Paul Festugière (1924à
Nom du fichier: bal-festugieres_histoire.doc
Taille: 77 KB

Sources et liens externes

MOINE (Jean-Marie), Les barons du fer, Presses universitaires de Nancy, 1989, 228,311, 438(19), 481(122). Numéro 105-106 de la revue Fontes (ASPM) datée de juin 2017 et hors-série n°11 au format pdf (même date, même source).
Numéro d'identification de la fiche : N/A

    

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