Sculpteur
BARYE
Informations :
- Prénom: Antoine Louis
- Nationalité: Française
- Activité: Sculpteur
- Date et lieu de naissance et de décès: Né à Paris en 1795 - Décédé à Paris en 1875

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Élève de Bosio et du peintre Gros, il sera admis à l’École des Beaux-Arts en 1818. Deuxième grand prix de sculpture en 1820 sur une figure de Caïn maudit de Dieu. Exceptionnelle et féconde carrière qui lui vaudra d’être plébiscité par le public et reconnu comme le premier et le plus grand sculpteur animalier du XIXe siècle ainsi que l’un promoteur du bronze de collection. Il crée sa fonderie de bronze en 1838. Nombreuses commandes officielles, directeur des moulages du Musée du Louvre et conservateur de la galerie des plâtres de 1848 à 1850, membre de l’Institut à partir de 1868. La fonderie d’art du Val d’Osne éditera un Cheval (avec quelques modifications de la crinière et de la queue) très proche du Cheval turc, original du sculpteur.
« Barye voulut éditer lui-même ses modèles. Il réussit pendant des années à administrer sa propre fonderie, encore qu’il fût parfois obligé de confier l’exécution et la vente de ses modèles à des fondeurs et à des éditeurs. Il aliéna ainsi, dans une mesure difficile à apprécier, son droit de regard sur l’exécution des bronzes, ce qui explique la qualité inégale des fontes – épreuves anciennes et épreuves posthumes – qui portent sa signature. »
« L’animal, généralement l’animal sauvage, occupe dans l’œuvre de Barye une place prépondérante. Il l’observe au repos, mais surtout en lutte avec ses semblables ou affronté à l’homme, bref, préoccupé de sa survie. L’idée novatrice de Barye fut d’exploiter dans son art ces situations de conflit. Elle était de nature à nourrir la réflexion des Romantiques et à entraîner leur admiration alors qu’eux-mêmes s’efforçaient de comprendre les structures du monde naturel et son vitalisme. Au même titre que la nature sauvage, l’animal représente pour Barye – comme pour les Romantiques – un aspect essentiel, encore intact, de la création mais, comme cette dernière, menacé par l’homme et par les progrès de la société industrielle.» (Jacques de Caso Encyclopædia Universalis 2004)
Antoine-Louis Barye prenait ses modèles au Jardin des Plantes. Le roi lui commanda en 1833, un grand groupe pour le jardin des Tuileries. Barye réalisa alors le Lion au serpent, une allégorie de la Monarchie écrasant la sédition, trois ans après les émeutes de 1830.
Unanimement appréciée, cette œuvre inspirera le commentaire suivant d’Alfred de Musset : « Le lion en bronze de M. Barye est effrayant comme la nature. Quelle vigueur et quelle vérité ! Ce lion rugit, ce serpent siffle… ».
Sources et liens externes
Dictionnaire Bénézit, dictionnaire Lamy, Les bronzes du XIXe siècle, dictionnaire des sculpteurs (Kjellbert Pierre, les Éditions de l’amateur, Paris, 1996), L’univers des bronzes (Devaux Yves, Éditions Pygmalion, Paris, 1978), L’âge de la fonte (Renard Jean-Claude, Les éditions de l’amateur, Paris, 1985), Wikipédia. Photo Wikipédia : portrait du sculpteur Barye 1884 par Charles Camino.2071 vues au total, 0 vues aujourd'hui
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